Les mots et les faits s'oublient ; ce sont les impressions qui restent.
Y a des rêves, des promesses, des mirages qui reviennent cent foisDes images et des lèvres, des visages, on n'est pas de boisEt toutes ces lettres qu'on finit pasEt ces films et ces livres, ces poèmes qui ne parlent que [...] â–º Lire la suite
Un intellectuel est un homme qui utilise plus de mots que nécessaire pour raconter plus qu'il ne sait.
Nous vivons dans un monde indivisible où les riches ne peuvent plus ignorer les pauvres.
Pour une réponse affirmative, il n'existe qu'un seul mot : oui. Tous les autres mots ont été inventés pour dire non.
Les hommes oublient plus tôt la mort de leur père que la perte de leur patrimoine.
Où qu'il soit, où qu'il aille, l'homme continue à penser avec les mots, avec la syntaxe de son pays.
Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d'eux.
Je n'aime pas les mots qu'on jette à la figure qui sont si violents alors que la France a besoin d'apaisement et de rassemblement.
Les bras des mères sont faits de tendresse ; les enfants y dorment profondément.
Les mots subsistent, eux, même quand leur sens s'est perdu.
Je crois que nous avons plus d'idées que de mots ; combien de choses senties qui ne sont pas nommées !
Tous les bons esprits répètent, depuis Bacon, qu'il n'y a de connaissances réelles que celles qui reposent sur des faits observés. Cette maxime fondamentale est évidemment incontestable, si on l'applique comme il convient à l'état viril de notre intelligence.
Tout a été dit. Sans doute. Si les mots n'avaient changé de sens ; et les sens, de mots.
La vérité n'est pas un ensemble de faits qu'on peut énumérer. C'est un paysage nocturne à travers lequel on voyage.
L'idiotie constituée est plus forte et plus féroce que la grâce - mais c'est la grâce qui nous aime et que nous aimons parce que c'est elle et elle seule qui nous fait hommes.
Les mots favorisent l'entente, mais inversement, les mots d'une même langue n'aident guère si l'esprit n'y est pas.
C'est l'oeuvre de Dieu. C'est Lui qui a créé les hommes mortels ; car s'Il les avait faits immortels, la création du monde n'eût pas été nécessaire ou du moins la présence de l'homme dans le monde. L'homme est mortel, ergo le monde existe comme habitacle de la mortalité.
Quand vous parvenez à exprimer quelque chose avec un regard et de la musique au lieu de le dire avec des mots ou de faire parler le personnage, je pense que c'est un travail plus complet.
Ce ne sont pas les mots mais les actes qui comptent.
Une maladie, un deuil, on en parle... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
Le langage de la sculpture est un néant prétentieux s'il n'est pas composé de mots d'amour et de poésie.
Les parents disent : "Notre enfant grandit" ; ils oublient que sa vie rétrécit.
Ce sont les mots qui existent, ce qui n'a pas de nom n'existe pas. Le mot lumière existe, la lumière n'existe pas.
Ne vous servez donc pas de ce terme élevé d'idéal quand nous avons pour cela, dans le langage usuel l'excellente expression de mensonge.
Dans toute discussion, le plus délicat est toujours de faire la différence entre une querelle de mots et une querelle de fond.
Il est plus aisé de ne point dire un mot que de dire plus de mots qu'il ne convient.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.
Personne ne pense tout ce qu'il dit, et pourtant très peu disent tout ce qu'ils pensent, car les mots sont glissants et la pensée visqueuse.
Tous les siècles font entrer dans la désuétude et dans l'oubli un certain nombre de mots ; tous les siècles font entrer un certain nombre de mots dans l'habitude et l'usage.
Les professeurs sont des gens qui apprennent aux autres les mots qu'eux-mêmes ont trouvés dans les livres.