Les mots étrangers, sans permis de séjour, on les reconduit à la frontière linguistique. Les clandestins qui demeurent sont férocement exploités.
Le sens de mes mots provient des maux de mes sens.
Les mots servent à exprimer les idées ; quand l'idée est saisie, oubliez les mots.
Les mots "steak" et "soja" associés ensemble, c'est comme si on me disait :"l'Everest en trikini".
Les bons mots sont comme le blé dans les champs : ils moissonnent le pain du bonheur quotidien.
Quand un homme parle beaucoup, il y a bien des mots qui ne servent à rien...
Les écrivains écrivent peut-être pour cautériser à l'aide de mots les silences inconcevables et insupportables de l'enfance.
La montagne est déconcertante. Son paysage est plissé et secret. Les mots et les habitudes butent sur le passage des cols.
La chair contre la chair produit un parfum, mais le frottement des mots n'engendre que souffrance et division.
Les mêmes mots diffusent autant la vérité que le mensonge.
Les mots donnent, en moyenne, autant d'idées que les idées donnent de mots.
De nos cris de douleur naîtront des mots d'amour.
Le langage des philosophes est un langage déjà déformé comme des chaussures trop étroites.
Une politique qui se borne à brasser des rêves les trompe tous. Une politique qui les ignore se trompe sur la nature de ceux qu'elle prétend conduire.
Les mots sont des vases en effet. Des vases qui contiennent la pensée. Faits par Dieu, pleins de l'homme.
L'art, c'est de franchir une frontière pour aller à soi.
Si je ne disposais que de deux mots pour te dire, je prendrais ces deux-là : "Déchirée et radieuse". Si je ne disposais plus que d'un seul, je garderais celui-là qui contient les deux autres : "aimante".
Tous les mots en "al" font leur pluriel en "aux". Par exemple : un anal, des anaux. Sauf dans le cas d'une jeune mariée. Parce que, pour une jeune mariée, on un dit un trousseau et deux trous sales.
Les mots doivent mourir et l'homme vivre.
Et je l'aimais comme j'aime ce sonAu creux duquel rajeunirait le monde,Ce son qui réunit quand les mots divisent,Ce beau commencement quand tout finit.
Les mots nous trompent comme des filles.
Le langage de l'amour a une si douce musique qu'on n'est pas exigeant pour les paroles.
Dans une langue, la quantité de synonymes aux mots "aimer", "toi", "bonheur", "guerre", "ennemi", "devoir", "nature" est révélatrice des valeurs d'une nation.
Les mots sont les fantômes des imaginations malades, au-dessus desquels il y a la vie qu'il faut vivre sans penser aux mots.
Qu'une réalité se cache derrière les apparences, cela est, somme toute, possible ; que le langage puisse la rendre, il serait ridicule de l'espérer.
Des mots rayonnants, des mots de lumière, avec un rythme et une musique, voilà ce qu'est la poésie.
A l'époque actuelle on fait grand cas des livres. Les livres ne sont faits que de mots. Les mots ne valent que par des idées. Les idées ont une origine qui ne peut s'exprimer par des mots.
Vous êtes tous les mêmes, vous autres les réalistes : quand vous ne savez plus que dire, c'est le langage des idéalistes que vous empruntez.
Pourquoi se fâcher ? Se mettre en colère ne résout rien... Je n'aime pas crier et me battre et je ne peux pas me disputer, je préfère laisser tomber... Quand les gens utilisent des mots désagréables, je me sens écrasé et je m'en souviens longtemps.
Qu'il existe des centaines de langues, donc des centaines de mots pour appeler un chêne n'empêche pas qu'un chêne soit partout un chêne.
L'humour ne peut exister que là où les gens discernent encore la frontière entre ce qui est important et ce qui ne l'est pas. Aujourd'hui, cette frontière est indiscernable.