Puérils sont les mots Vaine l'écriture Effréné pourtant le désarroi du coeur.
Le poète fait abstraction de la réalité, alors, ce rêveur compte les étoiles et va même jusqu'à les imaginer.
La destinée ! Mot grave et profond que les bonnes gens ont facilement à la bouche, aux heures d'inquiétude, devant les incertitudes de l'avenir.
Les bois seraient un endroit particulièrement silencieux si ne chantaient que les oiseaux les plus doués.
Les écrits sont inséparables de leurs auteurs, l'oeuvre est la production d'un homme, destinée à entretenir d'autres hommes d'un quelconque aspect de la vie humaine.
Il y a une infinité de lois qui ne subsistent que parce qu'on n'a pas le temps de les réformer.
Comment les gens réagiraient-ils si les animaux passaient le bulldozer sur leurs maisons pour planter des arbres ?
"L'adulte" est mort. La cruauté des cours de récré règne aujourd'hui dans les bureaux feutrés des multinationales.
Dans la quiétude de l'écume, où se reflète, Soit beauté, à nouveau, soit vérité, les mêmes Étoiles qui s'accroissent dans le sommeil.
La drague c'est sympa, la drague lourde c'est pénible, les frotteurs c'est glauque et ça doit être condamné, le harcèlement c'est invivable et le viol c'est un crime.
J'ai vu beaucoup de haute couture pendant toute mon enfance, et sans le savoir, j'ai appris dès mon enfance à reconnaître les beaux tissus.
Ancien concept : l'amour est aveugle. Le mariage est une révélation. Nouveau concept : l'amour n'est pas aveugle - il permet simplement de voir les choses que les autres ne voient pas.
Les bras d'une mère sont plus réconfortants que n'importe quels autres bras.
Les vieilles femmes sont les plus courageuses. Celles-là, on ne peut pas les abîmer : elles osent même croire en Dieu.
Catholique, mais pas particulièrement pratiquant, je prie de temps en temps, surtout dans les périodes où je ne suis pas bien. Je ressens véritablement la présence de Dieu et du Christ.
La radio n'a pas rendu les hommes plus sots. Mais la bêtise est plus sonore.
Quoi qu'on en dise, c'est au visage qu'il faut regarder les hommes, mais il ne faut pas prendre leur masque pour leur visage.
Tout penseur qui voudra devenir orateur, tout homme d'esprit et de coeur qui voudra se faire éloquent et être éloquent, remuer les masses, dominer les assemblées, avec sa parole, n'aura qu'à passer de la région des idées dans le domaine des lieux communs.
Le langage fabrique les gens bien plus que les gens ne fabriquent le langage.
Il y a certaines choses que l'on cache pour les montrer.
Il y a un dieu pour les ivrognes, il y a aussi un dieu pour les acteurs.
La vieillesse ne supporte pas les affronts. Le système nerveux est le premier atteint par l'âge.
Le théâtre. Les hommes et les femmes n'y vont, les uns que pour voir, et les autres que pour être vues, et avec une parure extraordinaire.
C'est encore heureux que les circuits de Formule 1 soient à sens unique.
Où qu'il soit, où qu'il aille, l'homme continue à penser avec les mots, avec la syntaxe de son pays.
Le monde et la science ont leurs données propres, qui se touchent et ne se pénètrent pas. L'une nous montre à quel but nous devons viser, l'autre, le but étant donné, nous donne les moyens de l'attendre.
Si on s'y attache, la grammaire révèle le sens caché de l'histoire, dissimule le désordre et l'abandon, relie les éléments, rapproche les contraires, la grammaire est un formidable moyen d'organiser le monde comme on voudrait qu'il soit.
Tout homme plongé dans l'obscurité écarquille les paupières comme si de plus de ténèbres absorbées pouvait naître la lumière.
La vérité est par nature évidente. Dès que vous enlevez les toiles d'araignée de l'ignorance qui l'entourent, elle brille clairement.
Les livres ne contiennent pas la vie ; ils n'en contiennent que la cendre.
Y'en a qui bosseront 8 heures par jour et d'autres qui auront qu'à se baisser pour les ramasser puisque les mecs qui bossent sont assez cons pour se laisser faire.
Le théâtre est toujours une émotion très présente en moi. Entendre les trois coups, le rideau qui se lève et le murmure de la salle, puis on se lance.
Les gens n'expriment pas toujours leurs pensées intérieures les uns aux autres; une conversation peut être assez triviale, mais souvent les yeux révèlent ce qu'une personne pense ou ressent réellement.
Dans mes fluctuations les plus extrêmes, je n'ai jamais été athée dans le sens de nier l'existence d'un Dieu... Je pense qu'en général (et de plus en plus à mesure que je vieillis), mais pas toujours, qu'un agnostique serait la description la plus correcte de mon état d'esprit.
Les fautes du médecin, la terre les recouvre.
Celui qui a une mauvaise mémoire répètera toujours les mêmes erreurs.
Ce qui a été cru partout, par tous et pour toujours, a toutes les chances d'être faux.
La mort n'est qu'un déplacement d'individualités. L'hérédité fait circuler les mêmes âmes à travers la suite des générations d'une même race.
Pendant la guerre, les Français parlaient aux Français. Mais les Allemands aussi !
C'est avec les bonnes bourgeoises qu'on fait les meilleures grues.
Le bonheur est la fin que doivent se proposer toutes les sociétés.
Autrefois les fous, victimes de Dieu, souffraient de délire religieux. Aujourd'hui, victimes du bonheur obligatoire, ils souffrent de leur sexe.
Je ne veux pas qu'on tire des règles à partir des méthodes des autres. On peut les observer, mais surtout pas les copier.
Choisis donc la femme dont les mains parlent, plutôt que celle qui parle avec ses mains ; celle-là t'aiderait à gouverner.
C'est toujours les voix qui restent, au final, c'est aussi toujours par elles que ça commence, une voix plus une oreille ; deux fils de soie impalpables et un pavillon !
Pour savoir la moindre chose sur soi-même, il faut tout savoir sur les autres.
Seuls les fous considèrent que l'art est supérieur à la nature.
Seule la force impose une vérité, et la force n'a rien d'intellectuel, elle contraint avec ses armes, par la torture, par le chantage, par la peur, par le calcul des intérêts, elle oblige les esprits à s'entendre provisoirement sur une doctrine.
Les discours dans notre culture sont du vent avec lequel nous remplissons du vide.
Les enfants croient que tout est possible, les jeunes pensent qu'il leur est possible de tout faire, les adultes font de leur possible, les vieux ont l'impression d'avoir couru après l'impossible toute leur vie.