Ce qui instruit les sots, ce n'est pas la parole, c'est le malheur.
Dans la joie et dans la douleur Sois modéré, car le malheur Au bonheur se mêle et s'allie Pendant tout le cours de la vie.
C'est déjà un malheur d'être le premier à annoncer un malheur.
L'amour est un sentiment servi par les organes.
L'un des sentiments les plus accablants est de ne pas savoir s'il faut attendre ou abandonner.
L'avis du sage tient lieu de prédiction.
Il y a un indicible bonheur à savoir tout ce qui en l'homme est exact.
Il est plus important de savoir si Dieu croit en vous que de savoir si vous croyez en lui.
Ce quelque chose qui parle désormais dans l'histoire, qui prend la parole dans l'histoire, et dont on va parler dans l'histoire, c'est ce que le vocabulaire de l'époque désigne par le mot de « nation ».
Quand l'homme se regarde beaucoup lui-même, il en arrive à ne plus savoir quel est son visage et quel est son masque.
Le sage trouve l'édredon dans la dalle.
L'accent est l'âme du discours, il lui donne le sentiment et la vérité.
Deux êtres ne peuvent pas se connaître. Le langage ayant été fait pour l'usage quotidien ne sait exprimer que des états grossiers ; tout le vague, tout ce qui est sincère n'a pas de mot pour s'exprimer.
Sachons donc borner notre ambition : c'est un funeste délire que de soupirer après ce qu'on ne peut atteindre.
Puisqu'on ne peut être universel en sachant tout ce qui se peut savoir sur tout, il faut savoir peu de tout.
Le sage craint le mal et se détourne le sot est insolent et sûr de lui.
S'il n'y a point ce matin quelque grand malheur dans le monde, nous nous sentons un certain vide.
Les rois disent qu'ils aiment le vrai, mais malheur à qui les croit sur parole.
L'une des causes premières du malheur de l'homme moderne, c'est de vouloir plus que ce qu'il a, et d'envier ce qu'il ne peut obtenir.
Il faut être jeune pour savoir vivre sans nostalgie. Plus tard, on se raccroche à toutes sortes de sentiments : des bons, des mauvais. A ce qui n'est pas très sain. Un renouveau.
La vie humaine n'est point une lutte où des rivaux se disputent des prix ; c'est un voyage que des frères font en commun, et où chacun employant ses forces pour le bien de tous, en est récompensé par les [...] â–º Lire la suite
Nous cherchons tous le bonheur, mais sans savoir où, comme les ivrognes qui cherchent leur maison, sachant confusément qu'ils en ont une.
Nous aspirons tous à l'Eden, et nous l'apercevons constamment : toute notre nature, la meilleure et la moins corrompue, la plus douce et la plus humaine, est encore imprégnée du sentiment de l'exil.
Il est fâcheux de vous savoir dans l'erreur. Il serait infiniment pire de vous savoir hypocrite.
L'homme heureux ne croit pas qu'il arrive encore des prodiges ; c'est dans le malheur qu'on apprend que le doigt de Dieu dirige les bons vers le bien.
Si le bonheur ou le malheur va tout nu, il n'est jamais assez visible ! Les gens ne le reconnaissent que lorsqu'ils l'ont emplumé à leurs couleurs.
Le reniement du passé est une funeste attitude. Et pour lutter contre le présent et créer de l'avenir, le passé est souvent l'arme la plus efficace.
Il ne faut jamais tenir à une foule le langage de la raison pure. C'est seulement à ses passions, à ses sentiments et à ses intérêts apparents qu'il faut s'adresser.
Nous attendons d'un sage qu'il dise « j'avais prévenu » plutôt de dire que « je savais que ça allait arriver »
Peut-on rire du malheur des autres ? Ca dépend... Si le malheur des autres est rigolo, oui.
Le meilleur moyen de tenir sa parole est de ne jamais la donner.