Les pressentiments sont des choses étranges : les sympathies aussi ; et sont ainsi des signes ; et les trois combinés forment un mystère dont l'humanité n'a pas encore trouvé la clé.
Avant de narguer les autres à coups de vieilles formules, faites votre examen de conscience.
La politique sociale, regardez : on met un pognon de dingue dans des minimas sociaux, les gens sont quand même pauvres.
Il ne faudrait pas ex-aspérer, il faudrait espérer. L'exaspération est un déni de l'espoir. Elle est compréhensible, je dirais presque qu'elle est naturelle, mais pour autant elle n'est pas acceptable. Parce qu'elle ne permet pas d'obtenir les résultats que peut éventuellement produire l'espérance.
Devrons-nous donc apprendre, à la dernière minute, que, faute de pouvoir trouver leur propre représentation, les civilisations ne se contentent pas de mourir mais tuent ?
Je parle. Il le faut bien. L'action met les ardeurs en oeuvre. Mais c'est la parole qui les suscite.
Les plus grands efforts de l'art sont toujours une timide contrefaçon des effets de la nature.
Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent.
Qu'importe de quoi parlent les lèvres, lorsqu'on écoute les coeurs se répondre.
Je veux bien être embêté toute ma vie par les femmes, mais pas par la même.
Les choses ne sont pas bonnes parce qu'elles sont anciennes ; elles sont anciennes parce qu'elles sont bonnes.
Les apparences sont donc bien en péril puisqu'il s'agit toujours de les sauver.
Pourquoi faut-il donc ériger des barrières face à l'explosion de nos sentiments ; pourquoi l'être aimé ne pourrait-il pas lire en nous comme dans un livre ouvert les pensées nobles et généreuses qui nous animent ?
Les peuples ainsi que les hommes ne sont dociles que dans leur jeunesse, ils deviennent incorrigibles en vieillissant.
Ecrire, c'est espérer. Ecrire, c'est transformer une chose en une autre. C'est se solidariser avec les autres. Ecrire, c'est l'essentiel dans sa pureté.
Les procès finissent toujours par celui de la justice.
Les artistes créateurs ne peuvent vraiment pas être aimés. Ils sont trop hauts, trop inaccessibles. Ils sont condamnés à la solitude.
Le Seigneur connaît les pensées des sages et sait qu'elles sont vaines.
L'être humain est ainsi fait qu'il se veut surtout autonome. La personne cherche l'autre qui la complétera, mais si l'autre lui apparaît comme une menace à son autonomie, elle se détournera. C'est pourquoi les forts sont condamnés aux faibles.
Les obsessions sont des fontaines de jouvence. Elles épouvantent la mort.
La pintade étale ses coloris sur son plumage et l'homme garde les siens dans son coeur.
On fuit plutôt les moeurs corrompues de son siècle que les bons exemples de ses aïeuls.
Une chose que l'on peut admettre, c'est que fréquenter de grandes oeuvres, se servir de son esprit, lire les ouvrages de génies, si cela ne rend pas intelligent à coup sûr, cela rend le risque plus probable.
Marc se vante toujours d'être le plus mauvais coup de Paris : ça donne envie aux femmes de vérifier et, en général, les rend indulgentes.
Les artistes prospèrent sur le marché mondial mais où cela mène-t-il s'ils ne disent rien ?
La tristesse va et vient comme les saisons.
On épargne à la laideur véritable les jugements de valeur ; seuls les monstres sont libres.
Ce qui cicatrise les plaies, c'est le manque de constance de la mémoire, non le temps.
Au constat que la prison échoue à réduire les crimes, il faut peut-être substituer l'hypothèse que la prison a fort bien réussi à produire la délinquance, type spécifié, forme politiquement ou économiquement moins dangereuse - à la limite utilisable - [...] ► Lire la suite
Nous continuons tous à rêver, et heureusement, les rêves deviennent réalité.
On arrive vierge à tous les événements de la vie. J'ai peur de ne pas savoir m'y prendre avec ma Douleur.
On ne vend jamais ses meilleurs chameaux, quelquefois l'amitié les donne.
J'ai le mari, les enfants et les petits-enfants les plus merveilleux.
Vous pouvez attraper plus de mouches avec du miel que du vinaigre, mais vous les amener à travailler plus fort si vous utilisez une tapette.
Nous avons destiné beaucoup de djinns et d'hommes pour l'Enfer. Ils ont des coeurs mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux mais ne voient pas. Ils ont des oreilles mais n'entendent pas. Ceux-là sont comme les bestiaux, même plus égarés encore. Tels sont les insouciants.
- Tu connais les paris débiles genre Blaise Pascal ? - Nan j'crois qu'il connait pas...
Plaisantez pas avec ça, c'est important vous savez une famille. Vous regarder grandir tout les trois c'est le plus beau spectacle auquel j'ai assisté dans toute ma vie. Avoir des enfants, c'est une chance merveilleuse.
Quand la société serre les fesses, les espaces de liberté individuelle rétrécissent.
Les uns sont assez bêtes pour s'aimer ; les autres pour se haïr. Deux manières de se tromper.
Aime tes ennemis. C'est le meilleur moyen de leur porter sur les nerfs.
Les véritables chefs de cette terre sont nulle part mieux que dans les tombes.
En art, comme en politique, les imbéciles sont un obstacle plus gênant que les morts : on a plus de peine à se frayer un chemin à travers leurs rangs.
Les preuves fatiguent la vérité.
Ceux qui souffrent le plus des enfants gâtés ce sont ceux qui les gâtent.
On sait que les cheveux considérés au microscope sont creux, ce qui explique l'expression : tuyau de poil !
Dans les affaires, l'esprit de décision va de pair avec le succès.
C'est trop facile de s'appuyer sur les autres, un jour on se retrouve dans un champ de béquilles.
Naviguer dans les airs entretient les fantasmes de notre enfance ; cela stimule notre aptitude à rêver.
Ce sont toujours les gens animés des meilleures intentions qui deviennent des monstres.
Les souvenirs, il suffit de les choisir pour se faire la plus belle des soirées...