C'était un professeur, un simple professeurQui pensait que savoir était un grand trésorQue tous les moins que rien n'avaient pour s'en sortirQue l'école et le droit qu'a chacun de s'instruire
Qui ment se casse les dents, et quelle fille voudra de toi avec des dents cassées ? Ne sais-tu pas qu'on ne peut prétendre à rien sans charme de mâchoire ?
Pour les belles paroles, franchement, gardez et ne gaspillez pas votre salive, je ne marche qu'aux preuves et aux vérités indélébiles.
Les laides se croient belles, et au désir de plaire elles ajoutent le ridicule.
Ne sous-estimez pas les petits adversaires : un lion se voit, pas un virus.
Les amis de l'heure présente Ont le naturel du melon ; Il faut en essayer cinquante Avant d'en rencontrer un bon.
Les gens célèbres sont des gens ordinaires qui se sont engagés vers des buts extraordinaires.
A propos du sport professionnel : tant et aussi longtemps que l'opium moderne du peuple fera planer, on se bousculera pour en acheter. Et les vendeurs riront jusqu'à la banque.
Les jours où vous avez attendu votre tour, où vous n'avez humilié personne et où vous n'avez exigé que votre dû ne furent pas des jours perdus.
Des pensées surgissent subitement dont on ne sait d'où elles viennent : on n'est pas capable non plus de les chasser.
Stériliser pour tuer des éléments malsains, c'est bon, c'est nécessaire ; mais supprimer la personnalité de l'idée et de la logique, c'est détruire les ferments de la supériorité.
La chasse vient de nos traditions populaires, elle doit avoir ses règles, son éthique, elle doit faire en sorte de protéger les espaces et les espèces.
Les amis sont un sale race. Ils ne sont bons qu'à deux choses : dîner en notre compagnie et prendre un air triste devant notre tombe.
L'expérience personnelle est chère et tardive ; il est donc utile de profiter de celle des autres. C'est dans les livres que celle-là se trouve.
Aux heures creuses de la journée, au retour du bureau, et souvent dans la solitude des dimanches soir, un détail me revient. De toute mon attention, j'essaye d'en rassembler d'autres et de les noter à la fin du cahier de [...] ► Lire la suite
Tous les secrets de la nature gisent à découvert et frappent nos regards chaque jour sans que nous y fassions attention.
Errez, à vos côtés viendront se fixer les ailes de l'augure.
Les cinq sens sont cinq portes pour les péchés.
Les parents sont des os sur lesquels les enfants font leurs dents.
Le métier de ministre de l'Intérieur, ce n'est pas d'interpeller la société, c'est d'interpeller les délinquants.
Et la coupe retournée qu'on appelle le ciel Sous laquelle nous rampons, vivons et mourrons enfermés Ne lève pas les mains vers elle pour implorer une aide Car elle partage ton impuissance et la mienne.
L'éducation est une arme dont l'effet est déterminé par les mains qui la manient, par ceux qui doivent être frappés.
La différence entre les gens qui réussissent et les gens qui réussissent vraiment, c'est que les gens qui réussissent vraiment disent non à presque tout.
Les animaux d'une même espèce ne luttent jamais à mort ; le vainqueur épargne le vaincu. L'espèce humaine est privée de cette protection.
Les grands ont toujours tort de plaisanter avec leurs inférieurs. La plaisanterie est un jeu, le jeu suppose l'égalité.
La télé, ce chewing-gum de l'oeil, a multiplié les crétins... Le problème est que les crétins ont beau avoir toujours existé, avec la télévision, ils se sont multipliés.
La vraie humilité est la mère de toutes les vertus.
Le dernier refuge de la pensée gnostique, ce sont les fantasmes de la schizophrénie.
La sexualité en tant qu'expression de l'amour est au coeur de tous les drames et de toutes les grandeurs qui nous dévastent.
On découvre au téléphone les inflexions d'une voix qu'on ne distingue pas tant qu'elle n'est pas dissociée d'un visage où on objective son expression.
Le principal devoir de l'homme envers lui-même est de s'instruire, le principal devoir de l'homme envers les autres est de les instruire.
Le crime contre l'humanité est la borne commune à toutes les cultures. La mission des droits de l'homme est aussi de préserver cette humanité à venir, ces générations futures, pour que cette humanité reste promesse.
Le passé, c'est comme une assiette brisée: on aura beau essayer d'en recoller les morceaux, on ne pourra jamais lui rendre son aspect d'antan.
Les résolutions sont comme les anguilles ; on les prend aisément. Le diable est de les tenir.
Jugez les autres comme vous désirez être jugé.
Quand l'enfant naît, il naît avec toutes les nuances du monde. Il a ses exigences, ses ambitions. C'est l'enfant en moi qui me créé.
Le singe épargné par les crocodiles oublie trop vite que l'hippopotame lui a prêté son dos pour quitter la rivière.
Plus on vieillit et plus les années passent vite, la dernière année doit filer à une vitesse ! Et la dernière seconde !
Quelque chose de profond dans mon caractère me permet de prendre les coups et de continuer à essayer de gagner.
La rumba congolaise était si énorme en Afrique que tout le monde s'en est inspiré. Mais mes racines africaines m'ont apporté cette musique. Dans toutes les familles africaines, les fêtes à Bruxelles, nous écoutions ce genre de musique. Et la musique salsa aussi.
Si la misère des pauvres n'est pas causée par les lois de la nature, mais par nos institutions, notre péché est grand.
Tu as le plus gros bateau, la plus grosse maison, la carte bleue la plus bleue, mais ton coeur, il est comme les autres, il a deux ventricules, tu vas pas t'en payer un troisième.
Si tout les mecs d'Edimbourg pouvaient la fourrer ce serait un vrai garage à bite !
Les paroles sincères ne sont pas élégantes ; les paroles élégantes ne sont pas sincères.
Celui qui ne comprend pas qu'on puisse étrangler une femme ne connaît pas les femmes.
Les femmes sont mieux adaptées que l'homme à la douleur. Elles vivent d'émotions, ne pensent qu'aux émotions.
Les politiques eux-mêmes pensent comme nous de la politique ; ils sont les premiers à l'estimer ce qu'elle vaut ; c'est-à-dire à la mépriser.
Il faut bien connaître les préjugés de son siècle, afin de ne les choquer pas trop, ni trop les suivre.
Qui joue perd. C'est mathématique. Les statistiques ne trompent pas. Et pourtant, il faut jouer pour gagner, même si les chances sont minces.
On ne se bat bien que pour les causes qu'on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s'identifiant.