Il m'est démontré, et j'ose dire scientifiquement démontré, que le système colonial est la plus funeste des illusions qui ait jamais égaré les peuples.
Un tas de colis devant lui comme un éventaire de camelot, le fourrier appelait les lettres en souffrance, au milieu d'une cohue de soldats qui jouaient des coudes et s'écrasaient les pieds. C'était à notre porte, entre le lavoir communal, [...] ► Lire la suite
La lumière dégradée sur les jambes du Christ depuis les genoux.
Il est l'esclave de ses biens, celui qui toujours les amasse et accroît.
Crèches, écoles maternelles : dès que l'enfant commence à reconnaître des formes, il est façonné par une pensée politique. La première couleur qu'on lui fait aimer est le rouge. Les premiers gestes qu'il imite sont révolutionnaires - lever le poing, en frappant le sol du talon. Les premiers chants sont des hymnes guerriers.
J'aime la simplicité qui s'accompagne d'humilité. J'aime les gens qui savent sentir le vent sur leurs propres peaux, sentir les arômes des choses, en capturer l'Âme. Ceux qui ont leur chair au contact de la chair du monde. Car là, est la vérité. Là, est la douceur. Là, est la sensibilité. Là, est l'Amour.
Quel savant ne voudrait pas continuer à vivre, ne serait-ce que pour voir comment vont grandir les petites vérités qu'il a mises au jour ?
On ne peut pas zapper le cancer. Il prend en effet de plus en plus d'importance dans ma vie: plus les jours passent, plus il me prive de mon travail,et plus il devient énorme. C'est un adversaire encore trop vivant.
Ce n'est pas parce qu'on écrit sur du papier recyclé que les textes sont bons.
Cela ne me pose pas de problème que l'on me compare à Justin. On a tous deux les mêmes racines musicales : la soul des Jackson Five et le hip-hop.
Je plains les neutres qui n'aiment pas de toutes leurs forces.
- Watson... Je suis en plein dispositif d'une élaboration qui permettra d'étouffer le bruit des armes à feux... [Watson ouvre les rideaux] Aaaaaaah ! - Ce n'est pas une réussite. [...] Savez-vous que votre dernière enquête remonte à trois mois ? - Oh la la doucement, Watson, doucement, ne me brusquez [Watson ouvre les rideaux] paaaaaaaaaah !
Je vais bien. C'est où, les freins ? Et qu'est-ce qu'on fait dans un cas pareil ?
Tous les hommes ont un père : il faut bien comprendre cela, qui n'est pas une évidence.
Les gouvernements qui se conduisent le mieux sont ceux dont on parle le moins.
Je me sens comme "de passage" dans l'existence, à la manière d'un voyageur de commerce, également étranger à tous les pays que je traverse.
En amour, les étreintes les plus serrées ne font que révéler l'insaisissable au plus profond.
Incalculables sont les personnes n'ayant jamais eu d'autres opinions que celles de leur journal.
La confiance, d'accord, mais c'est quand même ce qui fait les cocus.
Les privilèges dont on ne bénéficie pas sont absolument inadmissibles.
Les hommes sont de plus en plus proches les uns des autres, le monde se surpeuple.
Tous les sots sont périlleux.
Les crimes des vainqueurs ne sont jamais punis.
Des passions qui entraînent les êtres, seul se libère l'homme qui se maîtrise.
L'homme qui déplace une montagne commence par déplacer les petites pierres.
La bibliothèque, c'est le meuble le plus meuble de tous les meubles, en fait, dis-je, le meuble qui a le plus une mission, pareil que l'os du crâne qui est l'os le plus os de tous les os, l'os capital [...] ► Lire la suite
L'air qu'on voit dans les tableaux de maîtres n'est pas de l'air respirable.
Donc les sectaires ils ont peur de moi, parce que moi je les revendiquerai toujours comme mes frères et soeurs.
Oui, c'est une troisième, et peut-être la plus juste, définition de la méditation : voir ses pensées comme elles sont. Voir les choses comme elles sont.
Je m'en vais dimanche à OrlySur l'aéroport, on voit s'envolerDes avions pour tous les pays.
La peur est une force beaucoup plus dominante dans le comportement humain que l'euphorie - je ne m'y attendais pas, je ne l'aurais jamais pensé avant, mais elle apparaît dans les données de tant de façons.
J'illumine souvent les autres, mais je suis toujours dans l'obscurité.
La séparation entre les vivants et les morts est une séparation fictive. Le passage est plus simple que nous ne l'imaginons. C'est juste un changement de lieu, et le gravissement d'un degré.
On ne bâtit pas sur du vent.[...] Nous avons, une fois pour toutes, écarté les nuées et les chimères pour lier définitivement notre avenir à celui de l'oeuvre française dans ce pays.
Un jour, j'ai réalisé que je vivais dans un pays où j'avais peur d'être noir. Ce n'était qu'un pays pour les blancs. Pas noir. Alors je suis parti. J'avais étouffé aux États-Unis... Beaucoup d'entre nous sont partis, pas parce qu'on voulait partir, mais parce qu'on n'en pouvait plus... Je me sentais libérée à Paris
Les soupirs portent plus loin que les cris.
Je veux que les gens puissent obtenir ce dont ils ont besoin pour vivre : suffisamment de nourriture, un endroit où vivre et une éducation pour leurs enfants. Le gouvernement ne fournit pas ces services ainsi que les organisations caritatives et les entreprises privées.
Toutes les personnes qui m'assomment ne font que m'inspirer à faire mieux.
J'ai personnellement toujours voté pour la peine de morte parce que je crois que les gens qui se préparent à prendre la vie des autres gens remettent en cause leur propre droit à la vie.
Le spectacle Origines est message de soutien à tous les gens timides.
L'histoire est le seul laboratoire dont disposent les hommes pour comprendre le fonctionnement des sociétés.
N'Guyen, la clandestine, Et Mamadou qu'on transfère Et Sabrina qui tapine Et ce Magyd qui dort par terre Quand la salle se rallume Le monde sort en silence Les cardinaux en costume N'étaient pas à la séance.
Vivre pour les autres n'est pas vivre à demi mais deux fois.
Les maisons sont faites pour être habitées, non pour être vues.
C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
Je connais bien plus agaçant que les auteurs qui font constamment de l'esprit ; ce sont ceux qui font constamment de l'intelligence.
Les réussites spectaculaires sont toujours précédées de préparations peu spectaculaires.
Quand on vieillit, toutes les choses que l'on a pas vues dans sa jeunesse, on n'y croit pas. Les autres, on les comprend moins. Il ne reste que ce qui est vrai.
La télé, c'est à ça qu'elle sert : devant toutes ces horreurs, guerres, crashes, meurtres, les familles s'estiment un peu heureuses au fond, et elles font taire, elles rentrent leurs petites rancoeurs.
Que les hommes d'esprit sont bêtes.