Tous les sots sont périlleux.
La vie ressemble à un livre, les sots le feuillettent, le sage le lit avec attention, car il sait qu'il ne le lira qu'une fois.
Les sages émettent des idées nouvelles, les sots les répandent.
Il n'y a pas d'enfants sots : il n'y a que de sots parents.
L'argent des sots est le patrimoine des gens d'esprit.
Le mariage est un saut périlleux dans l'avenir.
Excentricité. Méthode de distinction si peu coûteuse que les sots l'utilisent pour accentuer leur incapacité.
Comme dans toute société, il y a chez les jésuites quelques sujets intelligents et une majorité de sots qui, lorsqu'ils ne sont pas effarés, font les prétentieux et les vindicatifs.
Les sots sont ici-bas pour nos menus plaisirs.
Tous les menteurs sont des sots !
Il faut des fêtes bruyantes aux populations, les sots aiment le bruit, et la multitude c'est les sots.
Il ne faut pas des sots aux gens d'esprit, comme il faut des dupes aux fripons.
D'autant plus dommage que les sots ne disent pas sagement ce que les sages font follement.
Les sots croient que plaisanter c'est ne pas être sérieux et qu'un jeu de mots n'est pas une réponse.
Les sots parlent beaucoup du passé, les sages du présent et les fous de l'avenir.
En voulant éviter un défaut, les sots se jettent dans le défaut contraire.
Les sots donnent des festins, les sages s'y nourrissent.
J'aime les gens distraits ; c'est une marque qu'ils ont des idées et qu'ils sont bons : car les méchants et les sots ont toujours de la présence d'esprit.
Les sots ont cette supériorité qu'ils n'ont pas peur d'être bêtes.
Qui chemine avec les sages devient sage, qui hante les sots devient mauvais.
Il n'y a pas de sots métiers, c'est entendu... Mais il y a ceux qu'on laisse aux autres.
Les sages portent leurs cornes dans leur coeur, et les sots sur leur front.
Les gens intelligents se divisent en deux catégories : les bons et les méchants. Les sots appartiennent à une seule : celle des méchants.
Les sots sont un ennemi toujours supérieur en nombre.
Si l'amour donne de l'esprit aux sots, il rend quelquefois bien sots les gens d'esprit.
La critique des sots est l'encens du génie.
Le châtiment des sots est la sottise.
S'il est périlleux de tremper dans une affaire suspecte, il l'est encore davantage de s'y trouver complice d'un grand : il s'en tire, et vous laisse payer doublement, pour lui et pour vous.
Il y a des sottises bien habillées comme il y a des sots bien vêtus.
Plus une calomnie est difficile à croire, plus pour la retenir les sots ont de mémoire.
C'est une constatation que sont obligés de faire quelquefois certains hommes : que de sots ont facilement ce qu'ils n'ont pas.