La critique des sots est l'encens du génie.
La critique est aisée et l'art est difficile. C'est là ce qui produit ce peuple de censeurs, et ce qui rétrécit les talents des auteurs.
Rancune : cette érudition de la colère.
Il n'y a pas de sort plus affligeant pour un artiste que de devoir se montrer devant des imbéciles, de voir son oeuvre exposée à la critique du vulgaire et de l'ignorant.
L'excès de critique engendre l'inintelligence.
Les sots croient que plaisanter c'est ne pas être sérieux et qu'un jeu de mots n'est pas une réponse.
Le premier sot venu peut écrire : le premier sot venu sur deux peut faire de la critique littéraire ou théâtrale.
C'est avec un oeil critique qu'il faut lire les critiques.
La critique n'est utile qu'en tant qu'elle guide l'action.
La critique est plus facile que la pratique.
Il n'y a que les sots qui se croient supérieurs aux autres. Il faut les ignorer comme s'ils n'existaient pas.
Je suis ma pire critique et si je ne tire pas ce que je pense que je voulais faire dans ma tête, je ne serai pas une fille heureuse.
La simplicité possède des dimensions qui vont au-delà du purement esthétique : elle peut être le reflet de qualité innée, intérieure, ou la quête d'une compréhension philosophique ou littéraire de l'harmonie, de la raison et de la vérité.
La critique est une chose bien commode : on attaque avec un mot, il faut des pages pour se défendre.
L'effet miroir est vécu par la personne qui désire toujours connaître comment il est perçu par les autres. Au lieu de se montrer critique, il émet des critiques, et se sent exposé à la critique comme sur une scène de théâtre.
Les gens vous demandent une critique alors qu'ils ne cherchent que des compliments.
L'imagination des sots n'atteint pas à l'esprit, celle des sages n'atteint pas au génie.
Les sots silencieux sont des armoires vides fermées à clef.
Les sots ont cette supériorité qu'ils n'ont pas peur d'être bêtes.
La critique est un parasite de la société qui n'a aucune influence ! Les critiques sont de vieux imbéciles, incapables de faire un autre métier alors que la majorité des artistes sur le retour pourraient très bien devenir critiques !
Il ne faut pas des sots aux gens d'esprit, comme il faut des dupes aux fripons.
Il ne faut pas demander à l'artiste plus qu'il ne peut donner, ni au critique plus qu'il ne peut voir.
Une ou deux phrases, quelques adjectifs, un compliment spontané, c'est de la critique ou du bouche à oreille ?
Excentricité. Méthode de distinction si peu coûteuse que les sots l'utilisent pour accentuer leur incapacité.
La raison pourquoi les sots réussissent ordinairement dans leurs entreprises, c'est que ne sachant et ne voyant jamais quand ils sont importuns, ils ne s'arrêtent jamais. Or, il n'y a pas d'homme assez sot pour ne savoir pas dire : "donnez-moi cela".
La critique est un impôt que l'envie perçoit sur le mérite.
Le plus grand reproche que l'on puisse faire aux auteurs difficiles, c'est de céder à la facilité.
Le critique assassine l'auteur quand il est vivant, une fois mort le plus souvent il le ressuscite.
D'autant plus dommage que les sots ne disent pas sagement ce que les sages font follement.
Quand je confronte mon érudition à tout ce que je ne sais pas, les autres me semblent soudain très proches.
Je n'ai pas besoin d'un critique pour me dire que je suis un acteur. Je fais mon propre chemin. Personne n'est mon patron. Personne n'a jamais été mon patron.