Tous les sots sont opiniâtres, et tous les opiniâtres sont des sots.
Le causeur dit tout ce qu'il sait ; L'étourdi ce qu'il ne sait guère ; Les jeunes ce qu'ils font, les vieux ce qu'ils ont fait ; Et les sots ce qu'il veulent faire.
D'autant plus dommage que les sots ne disent pas sagement ce que les sages font follement.
Les gens intelligents se divisent en deux catégories : les bons et les méchants. Les sots appartiennent à une seule : celle des méchants.
La vie ressemble à un livre, les sots le feuillettent, le sage le lit avec attention, car il sait qu'il ne le lira qu'une fois.
Excentricité. Méthode de distinction si peu coûteuse que les sots l'utilisent pour accentuer leur incapacité.
Education. Ce qui révèle aux sages et dissimule aux sots leur manque de compréhension.
La critique des sots est l'encens du génie.
Les sages portent leurs cornes dans leur coeur, et les sots sur leur front.
Lorsque leur vanité ou leur désir est en jeu, les hommes sont toujours plus sots que leur femme l'imagine.
Il y a des sots qui sont de toutes les opinions, positivement parce qu'ils ne comprennent les conséquences d'aucune.
Les sots sont bien plus facilement entraînés que les autres à ce vain plaisir de s'écouter eux-mêmes en parlant aux autres. Ils pensent bien moins à instruire leur interlocuteur qu'a l'éblouir.
Il n'y a pas de sots métiers, c'est entendu... Mais il y a ceux qu'on laisse aux autres.
Les sots silencieux sont des armoires vides fermées à clef.
Si l'amour donne de l'esprit aux sots, il rend quelquefois bien sots les gens d'esprit.
Les sots souhaitent vivre, car ils ne craignent que la mort, au lieu de craindre la vieillesse.
Il n'y a que les sots et les morts qui ne changent pas d'opinion.
Les sots mettent du temps pour comprendre. Les intelligents pour ne pas comprendre.
Les sots donnent des festins, les sages s'y nourrissent.
Il n'y a pas de sots métiers. Mais que d'absurdes !
Tous les sots sont périlleux.
Les sots croient que plaisanter c'est ne pas être sérieux et qu'un jeu de mots n'est pas une réponse.
C'est une constatation que sont obligés de faire quelquefois certains hommes : que de sots ont facilement ce qu'ils n'ont pas.
Les sages émettent des idées nouvelles, les sots les répandent.
Les sots devraient avoir pour les gens d'esprit une méfiance égale au mépris que ceux-ci ont pour eux.
Des sots ? Y'en a plein de seaux.
Il ne faut pas des sots aux gens d'esprit, comme il faut des dupes aux fripons.
Rien n'est humiliant comme de voir les sots réussir dans les entreprises où l'on échoue.
Plus une calomnie est difficile à croire, plus pour la retenir les sots ont de mémoire.
Dans notre monde, seuls les sots sont punis, non les vicieux.