La colère simplifie nos rapports avec les êtres qui nous l'inspirent.
On dirait que pour Bachelard les écrivains n'ont jamais écrit: par une coupure bizarre, ils sont seulement lus.
Enseignez-vous par vos propres erreurs ; les gens n'apprennent que par erreur.
Que ce soit un match amical, ou pour des points, ou une finale, ou n'importe quel match, je joue la même chose. J'essaie toujours de faire de mon mieux, d'abord pour mon équipe, pour moi-même, pour les fans et pour essayer de gagner.
La douleur est censée nous réveiller. Les gens essaient de cacher leur souffrance. Mais ils ont tort. La douleur est quelque chose qu'il faut porter, comme une radio. Vous ressentez votre force dans l'expérience de la douleur.
Les hommes ne sont pas aussi forts et capables que nous. Nous sommes des machines.
Les faibles sont plus susceptibles de rendre les forts faibles que les forts sont susceptibles de rendre les faibles forts.
Tous les parents rencontrent les mêmes problèmes.
J'aime l'idée que je fais des choses sur lesquelles les gens pourraient penser et discuter.
Vous ne devez pas être bruyant. Si vous savez ce que vous voulez, les gens le respectent.
Tu es fatigué? Tu ne crois pas que toute l'équipe de tournage est fatiguée aussi? L'équipe qui est ici deux heures avant toi, et qui sera aussi ici deux heures après ton départ, et qui sera payée, dans tous les cas, le 1/100 de ce que tu es payé!
En bonne logique, on ne peut se dispenser de désigner sous un nom commun toutes les opérations qui présentent des résultats analogues; c'est le seul moyen de simplifier l'étude des Sciences, et il serait impossible d'en retenir tous les détails, si on ne s'attachait à les classer.
Les tensions qui se manifestent aujourd'hui en France ne sont pas de même nature que les conflits théologiques de jadis.
Les gens ont de l'estime pour les larmes. Ils croient que le chagrin les anoblit. Ils méprisent leurs rires.
Les imbéciles ont toujours été exploités et c'est justice. Le jour où ils cesseraient de l'être, ils triompheraient, et le monde serait perdu.
Plutôt que de manger des vers, ma foi, Je préfère encore que les vers me mangent.
Les femmes, sitôt qu'elles sont trois, sont deux contre une.
Je hais les femmes parce qu'elles savent toujours où sont les choses.
Les vivants sont toujours, et de plus en plus, dominés par les morts.
Rien n'est comparable aux qualités d'un ministre qui arrive si ce n'est les défauts d'un ministre qui part.
Ce sont les professeurs qui ont mis le désordre dans le monde.
Je fais dire aux autres ce que je ne puis si bien dire tantôt par faiblesse de mon langage, tantôt par faiblesse de mes sens. Je ne compte pas mes emprunts, je les pèse.
Les vrais mariages sont toujours insensés.
Je devrais hurler, les gifler, me déculotter. Je ne le fais pas, bien entendu. Ces choses-là, on ne les fait jamais. Résultat : on est condamné quand même. Alors pourquoi s'en est-on privé ? Je rêve d'un monde où, de temps en temps, passeraient ainsi des colères.
Ça se saurait, si ce que veulent les gens modifiait quoi que ce soit à la politique.
Il y a ainsi d'innombrables campagnes où rien ne s'est passé. L'objectif ne fut pas atteint, les forces furent inutilement usées.
Les soumis ont toujours moins de soucis.
J'ai pris la fâcheuse habitude de voler shampooings, savons et chocolats dans les hôtels où je séjourne, et parfois même les oreillers.
Les auteurs sont les plus mal servis, on ne les connait pas.
Les photos, ça m'angoisse. J'ai l'impression qu'en un clic, on peut me prendre un moment de vie que je n'ai pas forcément voulu donner, on peut entrer dans mon intimité.
Il faut réussir à se dire : « Ça, ce sera pour plus tard », afin d'entreprendre les choses complètement au moment où on les fait.
Malgré les affrontements prolongés et répétés, il restait un fonds commun aux Français : l'attachement à leur patrie.
N'importe quel voyage fait que les choses changent : matières, fonctions, emplacements, manières d'être.
Je pense qu'il faut respecter les hommes, pas les idées.
Les femmes suivent la mode pour que les hommes les suivent !
Les objections naissent souvent de cette simple cause que ceux qui les font n'ont pas trouvé eux-mêmes l'idée qu'ils attaquent.
Le hasard, voyez-vous, ne sert que les hommes forts et c'est ce qui indigne les sots.
Etre formé dans son propre intérêt, c'est pour les privilégiés.
Le plus sûr moyen de cacher aux autres les limites de son savoir est de ne pas les dépasser.
Les affinités les plus profondes sont les plus spontanément senties.
Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser.
Les hommes ne croient jamais les autres capables de ce qu'ils ne sont pas capables de faire eux-mêmes.
Les lieux communs ont un intérêt éternel.
Premiers sentiments, secondes pensées, c'est, dans les deux genres, ce qu'il y a de meilleur.
Il faudrait parvenir à cette sagesse élémentaire de considérer les ténèbres où nous allons sans plus d'angoisse que les ténèbres d'où nous venons. Ainsi, la vie prend son vrai sens : un moment de lumière.
Je t'apprendrai l'amourAvec des gestes tendresJe te dirai les motsQue tu rêves d'entendreJe te découvriraiPour la première foisQuand tu vas t'endormirDormir tout près de moi.
Une naissance illustre ne pare point véritablement l'homme, et chez les héros le courage en tient lieu.
La société a peur du génie propre des enfants. Pas au sens de génie artistique, mais de génie sexuel au sens libidinal de désir. Les enfants expriment plus de liberté que l'adulte. Ils empêchent ou retardent la sclérose des civilisations.
Les politiques sont comme les chevaux, ils ne peuvent marcher droit sans oeillère.
L'écrin de l'inspiration c'est souvent le silence qui la précède. En précurseur de la pensée, il ouvre l'esprit, disperse les nuages de notre ciel du dedans pour libérer sa lumière, qui nous est si souvent invisible...