Ce n'est pas un métier de femme. C'est un univers rude, dur, où on est tout le temps sur les mers.
Quand les hommes supérieurs se trompent, ils sont supérieurs en cela comme en tout le reste. Ils voient plus faux que les petits ou les médiocres esprits.
S'occuper des choses les plus sérieuses du monde n'est possible qu'à condition de comprendre aussi les choses les plus dérisoires.
Les paroles ne se souviennent pas de leurs parents. Ce sont des enfants naturels.
Les oeuvres d'art se divisent en deux catégories : celles qui me plaisent et celles qui ne me plaisent pas. Je ne connais aucun autre critère.
Les diplomates trahissent tout excepté leurs émotions.
Si toutes les femmes étaient fidèles, avec qui les hommes tromperaient-ils leurs femmes ?
L'Anglais est un praticien qui n'a pas de théories ; l'Allemand, un théoricien qui applique ses théories ; le Français, un théoricien qui ne les applique pas : c'est ce qu'on appelle chez nous avoir du bon sens.
Il y a des choses d'hommes qu'il faut taire aux femmes. Elles exigent rarement la justice dans l'idée quand elles l'ont dans les actes.
En politique, on ne s'entendra jamais. Mais c'est peut-être ce que demandent les partis. C'est peut-être le jeu des partis.
Les hommes n'existent qu'au prix de parier sur leurs propres chances d'exister.
Dans les auberges espagnoles c'est la même huile qui sert pour la lampe, le potage et la salade.
Peu importe où nous sommes, nous avons besoin de ces amis qui n'hésitent pas à braver les distances pour venir jusqu'à nous.
Le drame quand on est président, c'est que si on entreprend de résoudre les problèmes, on n'a plus le temps de gouverner.
Les femmes devraient militer pour qu'on leur accorde comme aux hommes le droit à la laideur.
Toutes les directions ne se valent pas ; ceux qui cherchent leur chemin le savent bien.
Pourquoi appuyez-vous plus fort sur les boutons de la télécommande si vous savez que les piles sont usées ?
Les frontières de la sagesse sont inexplorées.
Les bonbons gâtent tout, même l'enfance.
Tout semble si simple quand on prend les livres comme une succession d'épisodes, et non comme des objets finis, fermés sur eux-mêmes.
Dans la société ultra-libérale, les gens ne se demandent plus comment ils vont mais : "-Combien tu vas ?"
Autrefois les esclaves embarqués à Ouidah ou Porto-Novo sur ce bateau savaient d'où ils venaient mais ignoraient où ils allaient. Aujourd'hui, ils ne savent toujours pas où ils vont, mais ils ne savent plus d'où ils viennent.
Les théologiens enseignent non pas comment réfléchir, mais seulement le résultat de leurs propres réflexions.
On pardonne à un homme d'être vieux. Pas à une femme. Avant que les gens me regardent d'un oeil attristé, je préfère m'en aller.
La poésie est active dans toutes les formes de création. C'est elle qui en fait la beauté, laquelle est un éveil, un cri d'alarme.
Les bananes jaunes ne deviennent pas vertes.
Comme les maisons bien approvisionnées sont susceptibles d'être pleines de souris, de même les corps de ceux qui mangent beaucoup sont pleins de maladies.
je ne veux plus de l'anonymat sur les plateformes internet.
Nous n'avons plus besoin de promesses. Nous devons commencer à tenir les promesses que nous avons déjà faites.
Je dois me rappeler que certains oiseaux ne sont pas destinés à être mis en cage. Leurs plumes sont trop claires. Et quand ils s'envolent, la partie de vous qui sait que c'était un péché de les enfermer se réjouit.
Je passe mes week-ends à dormir et regarder des DVD, et à manger dans les restaurants dans un rayon de 2 pâtés de maisons de mon appartement.
Dieu a répandu nos chemins avec des merveilles et nous ne devrions certainement pas traverser la vie avec les yeux fermés.
Mais à quoi cela sert-il de rendre le monde plus beau si les gens qui l'habitent ne peuvent s'aimer les uns les autres ?
Je suis le péché d'Envie. Je ne sais pas lire, et ainsi souhaite que tous les livres soient brûlés.
La spiritualité est le souffle qui habite les principes, sans lequel ils restent des fantômes évanescents.
Les dieux ont définitivement fermé les portes de l'Olympe, et ils s'amusent sans nous. Ils se sont désintéressés de ces créatures qui se sont inventé un dieu unique à leur image, eux qui vivent parmi les faunes, les centaures, les [...] ► Lire la suite
Les gens qui prétendent que le temps guérit tous les maux n'ont jamais attendu indéfiniment dans le salon d'un médecin.
On m'a demandé ce que je pense de la "nouvelle vague" : j'aime toutes les vagues. Ça remue !
La jeunesse est un temps pendant lequel les conventions sont, et doivent être, mal comprises : ou aveuglement combattues, ou aveuglement obéies.
Quand on a renoncé à tous les plaisirs de la vie, il reste encore celui de se lever de table après un dîner ennuyeux.
A en juger d'après les communiqués consacrés aux mendiants, la manière la plus simple de s'enrichir, c'est de devenir mendiant.
Si les gens heureux, comme on prétend, n'ont pas d'histoire, ils feraient bien de ne pas nous la raconter.
Un peuple malheureux fait les grands artistes.
Les mots ne paient pas les dettes.
Les enfants disent ce qu'ils font ; les vieillards, ce qu'ils ont fait ; et les sots, ce qu'ils veulent faire.
La femme a la passion du calcul : elle divise son âge par deux, double le prix de ses robes, triple les appointements de son mari et ajoute cinq ans à l'âge de sa meilleure amie.
Un match d'un homme de 70 kilos contre un obus du même poids est, sans discussion, une des inventions les plus sottes de notre temps.
La postérité ? Pourquoi les gens seraient-ils moins bêtes demain qu'aujourd'hui ?
Dieu a eu besoin des hommes, et les hommes se sont servis de Dieu, cela dit tout.
Ce que les hommes désirent, c'est une vierge qui soit putain.