Nous sommes condamnés, nous les Terriens, à la banalité.
Comme on a tort de croire que l'intelligence ou les facultés d'analyse peuvent nous mettre à l'abri !
C'est grand malheur que d'annoncer le premier les malheurs.
J'aime ceux qui sont dans les marges. Pas forcément parce qu'ils sont dans les marges, mais surtout parce que ceux qui les y ont mis sont des cons.
Il y aura en tout temps et dans tous les pays, surtout si ces pays sont divisés de religion, des fanatiques qui ne demanderont pas mieux que de se faire martyrs.
Un médecin de mes amis professe que, dans leur première jeunesse, les femmes ne mettent au monde que des rejetons médiocres. Il prétend avoir vérifié que les enfants remarquables, soit par la vigueur, soit par leur beauté, soit par leurs dons, ont été généralement conçus par des mères âgées au moins de trente ans.
Chaque culture est dominée par un modèle maternel idéal qui peut varier selon les époques. Qu'elles en soient conscientes ou non, il pèse sur toutes les femmes.
L'architecture affecte par les lois de la nature et par la loi de la raison. De cette dernière dérivent les règles de la proportion, d'après lesquelles un ouvrage est loué ou censuré, en tout, ou en partie, selon qu'il répond ou ne répond pas à la fin pour laquelle il a été fait.
Quand les myopes deviennent visionnaires, les muets se font entendre.
Je pense qu'il est toujours difficile de concilier les besoins de l'art et des affaires.
Les matérialistes auront beau soutenir le contraire, la pensée mène le monde.
Mon rêve serait une société multiculturelle, diversifiée et où chaque homme, femme et enfant serait traité de la même manière. Je rêve d'un monde où toutes les personnes de toutes les races travaillent ensemble en harmonie.
Il y a une divinité qui façonne nos fins, les tailler grossièrement comme nous le voulons.
Comme les grandes oeuvres, les sentiments profonds signifient toujours plus qu'ils n'ont conscience de le dire.
La mort et l'enfer ne sont jamais pleins et les yeux des hommes non plus.
En aucun cas nous ne pourrions obtenir une telle idée de la grandeur de la nature que lorsque l'on considère, conformément à la loi de la conservation de l'énergie dans l'Infini, les forces sont dans un équilibre parfait, et donc l'énergie d'une simple et unique pensée unique peut déterminer le mouvement d'un univers.
Je suis certain que quand on fait bien l'amour, il y a tous les dieux qui applaudissent.
Les Américains sont fatigués des menteurs et des gens qui font semblant d'être quelque qu'un qu'ils ne sont pas
- Si tu es resté ici après tes 18 ans c'est pas un hasard. - Si je suis resté ici c'est parce qu'il y avait du travail ici. C'était même plutôt intelligent de rester ici quand je pense à tous les crétins qui sont partis en ricanant, beh maintenant ils ricanent au chômage.
Les fonctionnaires du fisc sont des personnes qui croient précisément le double de ce qu'on leur dit.
Dans l'échec, tous les hommes finissent par se ressembler. La réussite est le révélateur des natures, et ce qu'elle révèle n'est pas souvent beau.
Les hommes éprouvent à se gratter le même plaisir qu'à faire l'amour.
On place souvent dans les tableaux quelque personnage difforme pour faire ressortir la beauté des autres.
La raison souvent n'éclaire que les naufrages.
Les hommes sont ce qu'on veut qu'ils soient.
Les larmes de la femme moisissent le coeur de l'homme.
Il ne faut pas craindre les pièces ennuyeuses ; quand le public s'ennuie, il croit qu'il pense, et ça le flatte.
Les témoins sont fort chers, et n'en a pas qui veut.
L'argent ne se souvient de rien. Il faut le prendre quand il est là et le jeter par les fenêtres. Ce qui est salissant, c'est de le garder dans ses poches, il finit toujours par sentir mauvais.
Les avocats seraient moins bavards s'ils ne portaient robe.
Il n'y a pas dans l'utopie de place pour les "grands hommes", hormis pour les scientifiques, seuls autorisés à faire du neuf.
Pourquoi raille-t-on les titres de noblesse achetés au pape ? A qui de plus honorable pourrait-on les acheter ?
Certains jours, quelle condamnation pour les hommes de vivre les uns avec les autres....
Ce qu'il y a de plus grand dans les religions, c'est le mal qu'on inflige aux autres pour le bien de leur salut. C'est une grandeur qui marche sur des faiblesses.
Les voleurs de basse-cour le savent et le disent : Quand on réussit un coup mirifique avec un second, on ne jouit pleinement du fruit de la rapine qu'après avoir éliminé ce second.
Les baisers qu'on ne reçoit pas sont peut-être plus intéressants que ceux qu'on reçoit.
Pour les actes quotidiens, se réveiller ensemble, manger ensemble, c'est bien. C'est pas abstreignant.
Et puis un soir, allez savoir, parce que c'était un dimanche et que les dimanches sont les jours les plus injustes du monde.
L'amour est l'activité la plus stimulante dans laquelle les humains s'impliquent. Vous savez, quand nous avons le sentiment que nous ne pouvons pas vivre sans amour. Cette vie a peu de sens sans l'amour.
On s'éveilleDu coton dans les oreilles,Une petite angoisse douceAutour du coeurComme mousse;
Vous avez souvent dit des injures, car c'est bien là votre habitude.Inévitablement le fumier doit puer, les taons piquer, et les guêpes bourdonner ; de même les gens hargneux doivent médire.
Les rois deviendront tyrans par politique lorsque les sujets seront rebelles par principe.
Il n'y a rien de pire que l'indifférence comme disent toujours les attachés de presse.
Les désespérés sont les plus difficiles à supporter : c'est leur façon de se soulager.
Les fausses confidences ont toujours beaucoup de succès.
Les gens qui n'aiment pas les chats ne les ont pas côtoyés. Il y a la vieille blague : les chiens ont des maîtres, les chats ont du personnel.
Personne n'aime les rats. Mais c'est un animal très intelligent qui s'en sort toujours pour survivre.
À la Sécurité sociale, tout est assuré. Sauf la pendule. Ça, on risque pas de la voler : le personnel a les yeux constamment fixés dessus !
Le plaisir et l'action font que les heures semblent courtes.
J'estime que l'État doit intervenir le moins possible. J'ai laissé conduire au cimetière bien des banques. J'ai préféré les laisser mourir que d'infliger au contribuable italien des charges de plus en plus lourdes pour sauver des imbéciles ou des voleurs.