Certains jours, quelle condamnation pour les hommes de vivre les uns avec les autres....
Il faudrait, pour vivre en paix, ne s'offenser de rien et n'offenser personne.
La mort ne nous livre pas seulement aux vers, mais aussi aux hommes, ils rongent une mémoire, ils la décomposent.
J'entendais même qu'on me reprochait de manger des frites. Mais quelle est cette conception ?
J'ai soin de bien vivre afin de mieux mourir.
C'est ça, la culture : c'est tout ce que l'homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable.
On perd le droit de parler des autres quand on se met à les connaître intimement.
On ne peut pas être différent tout seul.
Des dégourdis dans un monde d'empoté ; mus par un idéal chevaleresque en des temps qui le sont bien peu. Quand l'époque commende de vivre avec son temps, eux préfèrent vivre avec le temps : sous le cagnard ou les ondées, dans le petit matin des berges ou la brume des sommets.
Vraiment, quand je pense à tous les mauvais films qui sont faits, et même aux bons, je me dis que tout ce qui compte dans le fond, c'est de vivre avec ceux qu'on aime et de les garder tout le temps près de soi. C'est la seule chose qui compte.
Vous vieillissez. Vous commencez à avoir des espoirs pour les autres plutôt que pour vous-même.
A mesure que les soucis de la vie diminuent, ceux de la mort augmentent.
Les plus grands jeux inventés par l'homme simulent la vie et la mort à s'y méprendre.
La vie du loup est la mort du mouton.
Si vous voulez vivre votre vie de manière créative, en tant qu'artiste, vous ne devez pas trop regarder en arrière. Vous devez être prêt à prendre ce que vous avez fait et qui vous étiez et à les jeter.
Les gens répugnent à reconnaître le bonheur chez les autres et s'ils le font, c'est avec une nuance de mépris et d'ironie.
Mieux vaut la mort dans le combat que la vie d'un vaincu.
La mort elle aussi brille par son absence.
On se dit : "j'aime la France", et en même temps, on ne peut pas aimer un pays qui nous brime autant. En même temps, il faut vivre et avancer.
A parler humainement, la mort a un bel endroit, qui est de mettre fin à la vieillesse.
On pense d'autant moins aux autres qu'on est dans une plus grande sécurité.
Quand on ne peut pas changer les choses, il faut faire avec.
Les bêtes, qui ne savent pas qu'elles doivent mourir, ne rient pas. Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n'avons qu'un instrument : le rire.
Le conseil que j'aime donner aux jeunes artistes, ou à toute personne qui m'écoute, est de pas attendre l'inspiration. L'inspiration est pour les amateurs, les autres se montrent et travaillent.
Si l'homme n'était pas condamné à vivre dans le monde, je doute beaucoup qu'il s'intéresserait à la politique.
Le christianisme a empoisonné Eros ; il n'en est pas mort mais il en est devenu vicieux.
Nous avons fini, au bout de dix ans, par acquérir une vieille Austin. Elle ne nous a pas empêchés de tenir la motorisation individuelle pour un choix politique excécrable qui dresse les individus les uns contre les autres en prétendant leur offrir le moyen de se soustraire au lot commun.
La réalité est que nous pouvons changer. Nous pouvons nous changer. Nous pouvons changer d'avis. Nous pouvons changer nos coeurs. Et donc l'univers change.
Beaucoup de gens, peu d'idées, et comment faire pour nous différencier les uns des autres ?
En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d'en faire autant.
La mort est une amie pour les vivants qu'elle libère...