Les seuls qui ont eu un peu de sens artistique, ç'a été les papes et les rois.
Privées de la société des hommes, les femmes perdent leur éclat, et, sans elles, les hommes s'abêtissent.
Les nations ont besoin de héros et de saints comme la pâte a besoin de levain.
Les "comment" m'intéressent assez pour que je renonce sans regret à la vaine recherche des "pourquoi".
Les passionnés soulèvent le monde, et les sceptiques le laissent retomber.
Jamais il n'a été aussi facile de gouverner qu'aujourd'hui. Autrefois, il fallait chercher avec finesse par quelle monnaie on devait marchander les gens ; aujourd'hui tout le monde veut de l'argent.
Les touristes veulent toujours aller là où il n'y en a pas.
Les gens gagneraient à s'ennuyer davantage. Ça donne du poids à bien des choses.
De tous les sorts, l'amitié est bien le pire.
Les fanatiques sur la terre sont trop souvent des saints au ciel.
Toutes les lectures qu'on aime ne sont rien d'autre que des prétextes à projection.
C'est justement ça, vivre, c'est avoir des problèmes et les résoudre...
Les femmes attachent tant de prix à certains appâts de leur sexe, et elles seraient si honteuses d'en être déshéritées ou peu pourvues, que moins elles en possèdent, plus elles cherchent à en montrer.
Il y a de grands profits à faire dans les voyages de mer ; mais pour éviter le danger, le plus sûr est de ne pas s'embarquer et de demeurer sur le rivage.
Les livres ont leur destin.
Le monde de l'économie est frappé par le syndrome du "Sumo is beautiful". On pense que pour être le plus fort, il faut être le plus gros. Mais les sumotoris les plus gros, ce sont eux aussi qui meurent le plus jeune.
C'est des vaillants et des bons que naissent les braves.
Les écrivains à l'humeur aigre utilisent généralement un stylo à bile.
La grande revendication d'une éducation d'État, ou contrôlée par l'État, vous la trouvez exactement au moment où commence la campagne de la masturbation en France et en Allemagne, vers les années 1760-1780.
Le fou ce ne sera plus l'exilé, celui qu'on repousse dans les marges de nos villes, mais celui qu'on rend étranger à lui même en le culpabilisant d'être celui qu'il est.
Le soleil est souvent obscurci par les nuages et la raison par la passion.
Et nous étions là, dans la nuit, à jeter des pierres. À les jeter le plus haut, le plus loin possible, dans ce bois devant nous qui si rapidement dévalait la pente que c'en était sous nos pieds comme déjà un ravin, avec le bruit de l'eau à ruisseler en contrebas sous les arbres.
La seule révolution possible, c'est essayer de s'améliorer soi-même... en espérant que les autres fassent la même démarche.
L'erreur est humaine, même pour les machines.
Ceux qui survivent dans la presse traditionnelle sont ceux qui pratiquent l'auto-censure. Du coup, les jeunes s'en écartent...
Qui vient avec les mains pleines est toujours le bienvenu.
Le contexte et les souvenirs jouent un puissant rôle dans tous les vrais bons repas qu'une personne prendra dans sa vie.
Je suis très fière que certaines soient devenues des classiques de la variété. (...) Mon premier métier, c'était les discothèques.
La haine s'acquiert autant par les bonnes oeuvres que par les mauvaises.
Mon père avait l'habitude d'ouvrir la deuxième bouteille de vin dans les toilettes au cas où maman entendrait le bouchon sortir
Qui veut vivre à petit bruit, sans soubresauts, sans péril et sans émotion, doit renoncer à l'amour. Il ne doit cultiver que les navets de l'amitié paisible, et le pot au feu de l'affection calme.
Il y a des hauts et des bas dans toutes les carrières.
Si vous voulez vous protéger en tant qu'acteur, travaillez toujours avec les bonnes personnes.
Pour moi, les seules choses dignes d'intérêt sont celles du coeur.
A l'issue de Chabbat, j'ai appris avec effroi les sanglantes attaques perpétrées hier soir à Paris. J'adresse mes sincères condoléances aux proches des victimes et prie pour le complet rétablissement des blessés. Horrifié, je tiens à exprimer tout mon soutien [...] ► Lire la suite
Les adolescents américains sont atteints d'un important cas de fièvre Twilight.
- Vous jugez cette assemblée avec beaucoup de sévérité. - Ce sont les mots que vous auriez employés. - Je pense par moi-même, si vous le permettez.
Ma vie serait sans doute plus facile si je n'avais pas besoin de la compagnie des hommes. Les chats et les oiseaux, eux, n'ont besoin de personne. Ils se méfient de tout ! Surtout les oiseaux ! Peu-être qu'un jour,j'en tuerai un !
Les vieux sont le miroir de l'âge.
Tout est changé ! De notre temps, les jeunes femmes cédaient à leurs maris avec le sentiment d'accomplir un devoir difficile. Aujourd'hui, elles y prennent plaisir.
A un riche, le diable berce les enfants gratis ; à un pauvre, il ne le veut pas, même pour l'argent.
Nous ne serons jamais un pays civilisé aussi longtemps que nous dépenserons moins d'argent pour les livres que pour les chewing-gum.
Tous les jours de la vie, nous avons à choisir : ou la souffrance d'aimer, ou cette autre, bien pire : celle de ne pas aimer.
"J'aurais bientôt quitté les plaisirs, disent-ils, si j'avais la foi." - Et moi, je vous dis : "Vous auriez bientôt la foi, si vous aviez quitté les plaisirs."
Toutes les femmes tournent avec obstination autour de ce qui doit les brûler.
L'homme fait à tous les instants des déclarations définitives sur la vie, l'homme et l'art, et ne sait pas plus que le champignon ce qu'est la vie, l'homme et l'art.
Les tabous, en dépit de leur inviolabilité, se reproduisent de façon effrayante.
Comme les plaisanteries, les meilleures oeuvres ne sont-elles pas les plus courtes?
Les âmes sont ainsi. Elles se vendraient pour posséder un corps mais n'ont rien de plus urgent à faire que de quitter à la moindre défaillance celui qui leur a donné asile et nourriture.
Je n'écouterai pas la raison. La raison traduit toujours les pensées de quelqu'un d'autre.