Les lecteurs sont nombreux ; les penseurs sont rares.
C'est le rôle de tous les lendemains de faire disparaître le mystère.
Il y a des hommes passés maîtres dans l'art d'entendre les interrogations muettes.
Lis toutes les biographies des grands morts, et tu aimeras la vie.
Les rêves, c'est l'autre toi qui te répond.
Les beaux textes valent mieux que les beaux chèques.
Tout nouveau progrès de la civilisation est en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité, Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent de leur but primitif.
Il est difficile de rendre la beauté visible. Les gens ne reconnaissent que ses caricatures.
Surtout n'emmerde pas les autres avec tes propres emmerdements.
Écrire le corps des femmes. Les ombres. Son ventre et son génie, la nuque douce qui déboule, coule, jusqu'au bas du dos. Les épaules pour s'agripper l'un à l'autre, le ventre écrasé contre les fesses rondes et chaudes. Animal.
D'autre part, à la limite, les Européens d'Europe sont des colonisateurs en puissance : il leur suffirait de débarquer. Peut-être même tirent-ils quelques profits de la colonisation. Ils sont solidaires, ou pour le moins complices de cette grande agression collective de l'Europe. De tout leur poids, intentionnellement ou non, ils contribuent à perpétuer l'oppression coloniale.
Maintes fois, tous nous relevons tous la tête en croyant qu'il nous faut dire la vérité ou la vérité apparente et nous la rentrons dans les épaules. C'est tout.
Nous en sortîmes... les uns les autres... les juifs de retour, les rescapés des fours d'Eichmann... les déportés du travail, du hasard... les victimes, et les bourreaux parfois travestis en victimes ! La société se remettait sur pattes vaille que pousse. Dans les décombres, ruines et mistouilles !
Les choses cachées dans les replis du coeur, les esprits les voient comme des éclairs.
Mange comme mangent les chameaux et lève-toi avant les hommes.
Tous les plaisirs sont fades s'il ne s'y mêle un peu d'amour.
Quand les gens s'assoient en face de personnes - gays, hétéros, peu importe - et qu'ils parlent, ils découvrent que les gens qu'ils ont peut-être diabolisés toute leur vie ne sont pas les démons que nous attendions.
Quand de mauvaises choses arrivent, c'est le moment où vous vous mettez au travail dans le jardin et triez les pots des mauvaises herbes.
Les mots n'ont rien de véritablement étranger, mais les images qu'ils suscitent ne débouchent que sur des sensations de meurtre inaccompli, de cruauté diffuse et de malaise. On ne saisit pas l'intention de celui qui parle et on ne comprend même pas qui prend la parole.
L'homme de la terre sait qu'il n'est que le maillon d'un ensemble régi par des lois simples, et que, pour le reste, c'est se martyriser que de vouloir en savoir plus. Les gens des villes sont le centre d'un monde qu'ils ont fait eux-même. Ils en crèvent, rongés de l'intérieur par le doute.
Le jour où les gens auront compris que ce qu'il y a de plus amusant sur la terre, c'est de s'instruire et que ce qu'il y a de plus embêtant, c'est de s'amuser... Ce jour là le monde aura fait un pas gigantesque vers le bonheur !
Accordéon. Instrument en harmonie avec les sentiments d'un assassin.
Vous perdez en projets les plus beaux de vos jours : si vous voulez passer, jetez-vous à la nage.
Mépriser la renommée, c'est mépriser les vertus.
Les paysans font toujours les bons gestes.
Tous les pays et toutes les femmes se ressemblent terriblement.
Les mouches maigres n'en piquent que plus fort.
Les ouvriers n'ont pas de patrie.
Ah ! Les premières fois, c'est tout ce qui compte dans la vie. Le reste, c'est de l'ennui.
Les livres aussi, ce sont des voisins - des voisins de rêve, qui viennent chez vous seulement quand vous les appelez, et qui s'en vont dès que vous ne voulez plus les voir.
On va me croire changé, mais il est vrai qu'on fait pour les autres ce qu'on n'oserait pour soi-même.
Pourquoi les gens qui crient plus fort que les autres nous impressionnent-ils ? Pourquoi les gens agressifs nous font-ils perdre nos moyens ?
Personnellement, je reste à l'écart des aliments naturels. À mon âge, j'ai besoin de tous les conservateurs possibles.
Ils ne devaient jamais se recevoir l'un chez l'autre. Ils se parlaient très peu. La presse, la télévision, le pays entier les comparaient sans cesse, les opposaient. Eux se coudoyaient sur le bitume. Il y avait la France de Jacques Anquetil et la France de Raymond Poulidor. On ne savait pas que c'était la même.
Oh! les pleins midis tombant d'aplomb sur la rivière, il me semble qu'ils me brûlent encore.
Il y eut un violent combat. On les attaqua dans l'eau, qui gênait leurs mouvements et l'on en tua un grand nombre ; les autres, pleins d'audace, essayaient de passer par-dessus les cadavres. Une grêle de traits les repoussa ; ceux qui avaient déjà passé, la cavalerie les enveloppa et ils furent massacrés.
En observant en permanence les animaux dans leur état naturel, on s'attache trop à eux pour avoir envie de les abattre. Tout le côté sportif de la chasse réside dans le fait de savoir les traquer, pas dans la mise à mort.
Dans cette même manufacture, à Séville, travaillent aussi quelques centaines de mules. On les emploie à tourner des machines qui hachent le tabac. C'est en ce sens que la cigarerie est bien un résumé de cette Andalousie qui vaut par ses fruits, ses fleurs, ses mules et ses femmes.
Je vins dans les villes au temps du désordre.Quand la faim y régnait.Je vins parmi les hommes au temps de la révolteEt je me suis révolté avec eux.Ainsi passa le tempsQui m'était donné sur la terre.
Mais des navires sont venus s'échouer dans les endroits les plus absurdes. Une vie peut bien elle aussi venir s'échouer sur un visage quelconque.
Il faut surveiller nos ennemis, car ils voient les premiers nos défauts.
L'accroissement des capitaux qui fait hausser les salaires tend à abaisser les profits. Quand les capitaux de beaucoup de riches commerçants sont versés dans un même genre de commerce, leur concurrence mutuelle tend naturellement à en faire baisser les profits.
Quand le père festoie, les enfants trinquent.
Le temps est une condition fluide qui n'existe que dans les avatars momentanés des individus.
Si nous allons voir un réel développement dans le monde, alors notre meilleur investissement est les FEMMES !
L'argent et les biens sont certainement les meilleures références.
Les parents sont des gens qui crient et crient et ils crient. Et vous avez déjà compris... et ils crient toujours.
Si vous voulez vivre votre vie de manière créative, en tant qu'artiste, vous ne devez pas trop regarder en arrière. Vous devez être prêt à prendre ce que vous avez fait et qui vous étiez et à les jeter.
Nous devons faire bon usage du temps dont nous disposons. C'est simple. Nous devons nous réveiller tous les jours, sachant que ce n'est pas seulement un jour ordinaire. Nous devons prendre le temps, saisir chaque jour.
Je ne regrette qu'une fois qu'on m'a tapé sur les doigts.