Mange comme mangent les chameaux et lève-toi avant les hommes.
L'amour de la justice n'est pour la plupart des hommes que la crainte de souffrir l'injustice.
Pourquoi les femmes... sont-elles tellement plus intéressantes pour les hommes que les hommes pour les femmes ?
L'état politique est vis-à-vis de la société civile dans un rapport aussi spiritualiste que le ciel par rapport à la terre.
Les hommes sensibles préfèrent sortir le soir au matin, la nuit au jour, et la beauté des femmes mûres à celle des jeunes filles.
Une femme qui est aimée a toujours du succès.
Une jeune fille aime toujours à jouer à la maman.
Parmi les diverses méthodes que les sociétés ont inventées pour entraîner les hommes à l'effort, les dirigeants chinois semblent avoir compris que la moins efficace était l'obligation autoritairement imposée à des sujets passifs : elle provoque un énorme gaspillage, à cause des freinages dus à l'inertie, à l'indifférence, à la malveillance, au sabotage larvé.
Si la société de consommation ne produit plus de mythe, c'est qu'elle est elle-même son propre mythe. À un Diable qui apportait l'Or et la Richesse (au prix de l'âme) s'est substituée l'Abondance pure et simple. Et au pacte avec le Diable le contrat d'Abondance.
Les faibles veulent dépendre, afin d'être protégés. Ceux qui craignent les hommes aiment les lois.
En voyant quelquefois les friponneries des petits et les brigandages des hommes en place, on est tenté de regarder la société comme un bois rempli de voleurs, dont les plus dangereux sont les archers, préposés pour arrêter les autres.
Les gouvernements ont l'âge de leurs finances, comme les hommes ont l'âge de leurs artères.
Elle savait que rien ne vaut les larmes, quand une femme a des tourments. Que des fois elle avait souhaité pleurer, sans y parvenir !
Un homme et une femme libres ont plus de dispositions pour s'estimer que pour s'aimer.
Les livres ont toujours plus d'esprit que les hommes qu'on rencontre.
Supprimer les gages du péché n'est jamais une perte, ni pour l'intéressé, ni pour la société ; c'est du bénéfice pur.
La mélancolie est le partage de tous les hommes de génie.
Le diable met la femme sous l'homme pour mettre l'homme sous lui.
La société bourgeoise se trouve à la croisée des chemins, soit en transition vers le socialisme, soit en régression vers la barbarie.
Le coeur d'une femme est un océan de secrets.
Dites à une femme deux ou trois mots qu'elle ne comprenne pas, d'aspect profond. Ils la déroutent, l'inquiètent, la rendent anxieuse, la forcent à réfléchir et vous la ramènent consciente de son infériorité, sans défense. Car le reste est un jeu d'enfant.
Si je n'étais pas athée, je croirais en un Dieu qui choisirait de sauver les hommes en se fondant sur l'ensemble de leur existence, et non sur ce qu'ils ont pu dire, et comment.
Je pourrais me pencher, mais je ne romprai JAMAIS parce que c'est dans ma nature de femme forte.
Tous les progrès sociaux de l'humanité, et nombre de progrès scientifiques, sont le fruit d'utopistes qui ont montré le chemin. Ce sont des hommes et des femmes que l'on a moqués, marginalisés, emprisonnés, assassinés pour avoir osé remettre en cause l'ordre établi en pointant ses aberrations ou sa stupidité.
On ne prend pas une femme par le raisonnement. On ne la prend pas par la prière. On la prend.
Le repas d'enterrement de la vie de garçon a un triple but : boire plus que la raison, permettre aux amis mariés du futur époux d'échapper à leur femme pour une soirée et passer quelques heures à jouir du malheur imminent du pauvre bougre.
J'ai aimé la rencontre avec les hommes de ma vie, la dualité, la complicité, le rire, la quiétude, la séduction, l'impérieux besoin de reconquérir chaque matin, de rêver une vie à deux tout en sachant parfaitement que rien ni personne ne résisterait à mon piano, à mes théâtres, à la route partagée avec d'autres.
Il y a des hommes si intelligents qu'on se demande si quelque chose peut encore les intéresser.
La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté.
Le dernier effort de l'art, c'est de faire faire aux hommes ce qu'ils veulent, comme de leur faire connaître ce qu'ils savent.
L'homme est la tête, la femme est le cou ; la tête regarde là où le cou tourne.