En voyant quelquefois les friponneries des petits et les brigandages des hommes en place, on est tenté de regarder la société comme un bois rempli de voleurs, dont les plus dangereux sont les archers, préposés pour arrêter les autres.
Pourquoi arrive-t-il qu'en France un ministre reste placé après cent mauvaises opérations, et pourquoi est-il chassé après la seule bonne qu'il ait faite ?
Apprends à te connaître : tu t'aimeras moins, et à connaître les autres : tu ne les aimeras plus.
Pessimiste : femme qui pense qu'elle ne pourra pas garer sa voiture entre deux autres dans un espace visiblement trop étroit. Optimiste : l'homme qui pense qu'elle n'essayera pas.
Qui domine les autres est fort. Qui se domine est puissant.
La réussite dans les affaires, c'est de laisser votre place meilleure que vous ne l'avez trouvée.
La sagesse suprême, c'est de regarder le monde comme un message publicitaire.
Pourquoi devrais-je m'interesser à ce que les autres pensent de moi? Je suis qui je suis. Et qui je veux être.
Qui se croit habile homme prend les autres pour des sots.
Que de pas restent à faire ! La femme pauvre est aussi bien esclave et vendue en orient qu'en occident. Seulement elle a de plus la flétrissure et la misère. Le lupanar n'est autre chose qu'un sérail en commun.
Souvent les honnêtes femmes parlent des fautes des autres femmes comme de fautes qu'on leur aurait volées.
Marcher, c'est retrouver son instinct primitif, sa place et sa vraie position, son équilibre mental et physique. C'est aller avec soi, sans autre recours que ses jambes et sa tête. Sans autre moteur que celui du coeur, celui du moral.
Le premier de la classe ignore le plaisir que prend le cancre à regarder par la fenêtre.
Au Paradis, on est assis à la droite de Dieu : c'est normal, c'est la place du mort.
Certaines personnes obtiennent une éducation sans aller à l'université. Les autres l'obtiennent après leur sortie.
Ce sont toujours les mochetés qui critiquent le physique des autres mochetés.
Bon sang, mais pourquoi les journalistes insistent-ils toujours pour proposer une explication freudienne de seconde zone de mes textes, alors que, neuf fois sur dix, ils ne les ont pas retranscrits correctement ?
Nous croyons regarder la nature et c'est la nature qui nous regarde et nous imprègne.
L'homme, c'est le nom commode qu'on a donné, complet, fini, satisfaisant, à quelque chose qui ne l'est guère. On a fait l'opération contraire avec le mot Dieu.
Les alarmes antivol sont insupportables et ne servent à rien, bien au contraire on risque davantage de se faire esquinter sa voiture par un voisin furieux que de se la faire voler.
La différence entre les psychiatres et les autres malades mentaux, c'est un peu le rapport entre la folie convexe et la folie concave.
Il n'y a pas, sur la place de Paris, plus de vingt personnalités politiques, littéraires, artistiques, qui aient quelque chose à dire.
On passe le quart de sa vie à fuir. Et l'on s'étonne de vivre en étranger avec soi-même.
Faire simple, ce n'est pas faire médiocre, ou même banal, c'est au contraire avoir le respect des français... être exemplaire.
L'honnêteté, la sincérité, la simplicité, l'humilité, la générosité, l'absence de vanité, la capacité à servir les autres - qualités à la portée de toutes les âmes- sont les véritables fondations de notre vie spirituelle.
La mort des autres nous aide à vivre.
Le premier mouvement des uns est de consulter les livres ; le premier mouvement des autres est de regarder les choses.
Le gagnant, c'est celui qui se sent un peu mieux que les autres ce jour-là.
On peut oublier Dieu pendant le bonheur, mais lorsque le bonheur fait place à l'infortune, c'est toujours à Dieu qu'il faut revenir.
Dans ce pays, américain signifie blanc. Tous les autres doivent mettre un trait d'union.
C'est drôle, vous autres Anglais, quand vous êtes à côté d'une jeune fille, c'est vous qui avez l'air d'être vierge.