Pour être heureux dans le monde littéraire, il faut avoir quelque chose et ne pas tenir à grand chose.
On dit que le public a les journaux qu'il se fait ou qu'il mérite. N'est-il pas plus juste de dire que les journaux ont le public qu'ils façonnent ?
Tout le monde sait qu'on ne choisit pas sa famille, mais on peut choisir ses amies. Et dans un univers où seul compte votre pedigree et votre compte en banque, mieux vaut avoir une alliée. Nos meilleurs amis peuvent parfois [...] ► Lire la suite
Riez et le monde rira avec vous, Pleurez et vous pleurerez seul, Car le triste vieux monde doit emprunter sa joie, Mais il a bien assez de soucis en propre.
Il n'y a qu'une chose certaine dans la vie, c'est qu'on la perd.
La difficulté est grande de rendre savant celui qui ne fait rien ; parce que son ignorance lui fait croire qu'il en fait plus que celui qui entreprend de l'instruire.
Tout le monde est raciste au départ et c'est un apprentissage de ne pas l'être.
Ce qui est amusant, c'est de jeter une bouteille à la mer et de croire qu'elle rapportera la réponse.
Nous habitons un monde interprété par d'autres où il nous faut prendre place.
Ce que je veux, c'est savoir ce qu'il m'est possible et ce qu'il ne m'est pas possible de faire.
La reconnaissance posthume d'un alpiniste ou d'un écrivain a quelque chose à voir avec les glaces éternelles.
Toujours faire souffrir le public autant que possible.
Celui qui dit "moi, je sais !" est plus ignorant que l'ignorant ; il faut toujours savoir apprendre des autres.
Contre les voluptés des plus heureux du monde Je n'échangerais pas les maux que j'ai soufferts : C'est le plus grand soupir qui fait le plus beau vers.
Dans un monde bien fait, on devrait pouvoir échanger une femme de quarante ans contre deux de vingt, comme un billet de banque.
Les livres, à en croire ces fichus snobs de critiques, n'étaient que de l'eau de vaisselle. Pas étonnant que les livres aient cessé de se vendre, disaient-ils. Mais le public, sachant ce qu'il voulait, tout à la joie de virevolter, à laissé survivre les bandes dessinées. Et les revues érotiques en trois dimensions, naturellement.
Il faut savoir se satisfaire de l'accessoire parfois.
On est toujours quelque chose comme serpent, arbre, bétail ou homme ou femme avant d'entrer dans le ventre de sa maman. On appelle ça la vie avant la vie.
C'est impossible que la mort soit la fin ! Il persiste quelque chose dans l'esprit de ceux qui restent.
Un des aspects fondamentaux de la conscience du travail fut la conscience et le désir de ce qui est son contraire, à savoir le loisir.
Un livre qu'on quitte sans en avoir extrait quelque chose est un livre qu'on n'a pas lu.
Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps.
Je n'ai jamais pris de cuite, je n'ai jamais fumé de pétard de ma vie, parce que justement, je ne veux pas basculer dans quelque chose que je ne maîtrise pas.
Qu'est-ce que la beauté ? Une convention, une monnaie, qui n'a cours qu'en temps et lieu.
Je crois vraiment que faire un petit quelque chose est bien mieux que faire beaucoup de rien.
Le savoir est la lumière du coeur.
La seule chose dont on soit sûr, en ce qui concerne l'avenir, c'est qu'il n'est jamais conforme à nos prévisions.
- Et j'suis un oeuf de pâques ou un arbre de Noël, faudrait savoir hein ! - Recule en arrière. - Ah ouais, recule en arrière ! Tu pourrais parler français au moins !
Spectacle d'une grande beauté qu'une île en grande pâmoison.
C'est pour ça qu'on écrit. Ce ne peut être que pour ça, et quand c'est pour autre chose c'est sans intérêt : pour aller les uns vers les autres.
Le public ? Il a toujours été comme un troupeau : en quête de bons bergers et de bons chiens, et allant toujours là où le menaient les bergers et les chiens.