Les garçons seront toujours des garçons. Et cela n'aurait pas d'importance si l'on pouvait empêcher les filles de rester des filles.
Le désir de la renommée tente même les esprits les plus nobles.
Les gens ne sont pas commodes ; ils vous disent : "Comme vous vous servez mal, monsieur ! ". Et si l'on se sert bien, ils ne vous invitent plus.
C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité de vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
Les courtes peines, et qui sont suivies de bonheur, ne détruisent pas le goût des plaisirs, au contraire, elles l'aiguisent.
La fin suprême de la famille serait qu'entre les trois personnes il n'y eût plus ni sexe ni âge, que les fils fût le père de ses parents, l'époux de sa mère.
Puisque nous ne savons pas à l'heure actuelle comment rendre les ordinateurs sages, nous ne devons pas leur confier de tâches demandant de la sagesse.
A trente ans, tout est joué : oeuvre, carrière, amour, destinée. Après, il suffit de suivre les rails - chemin de velours ou mauvaise glissade, peu importe - on "suit" sa pente. Entre vingt et trente ans, on la "fait".
On a beau ne pas être superstitieux, on craint toujours les malédictions des gens.
A voir ce qui s'imprime tous les jours, on dirait que chacun se croit obligé de faire preuve d'ignorance.
S'il y a dans le sublime de l'homme les trois quarts de folie, il y a dans la sagesse les trois quarts de mépris.
Si les hommes savaient ce qui les guette, jusqu'au plus humble d'entre eux... ils défailleraient, ils se couvriraient la tête et mordraient leur manteau pour s'empêcher de crier. C'est leur bénédiction et leur malédiction de ne pas savoir.
Elle a les yeux couleur de ma vague chimère, O toute poésie, ô toute extase, ô Mère ! A l'autel de ses pieds je l'honore en pleurant, Je suis toujours petit pour elle, quoique grand.
Les journaux regorgent d'histoires de braves gens pris en otages à la banque par des gangsters, mais ils restent muets sur les cas, pourtant plus fréquents, de clients pris en otages pas leur banquier.
Chacun attise les braises de son propre poêle.
Les serpents marchent sur le ventre, les poux marchent sur la tête.
Il y a ceux qui me croient plus jeune ; il y a ceux qui m'espèrent plus vieux. Aussi je ne dis jamais mon âge de crainte de décevoir les uns et les autres.
Une société malade est une société qui crée de l'hostilité mutuelle, de la méfiance, et qui transforme l'homme en un instrument exploité par les autres, qui le prive du sentiment d'avoir de la valeur, sauf dans la mesure où il se soumet aux autres et devient un automate.
Souvenez-vous, si vous avez un jour besoin que l'on vous tende la main, que vous en avez une au bout de votre propre bras. En vieillissant, souvenez-vous que vous en avez une seconde: la première sert a s'aider soi-même et la seconde à aider les autres.
Celui qui exhibe trop souvent sa femme et son portefeuille risque de se faire emprunter les deux.
Ne pensez jamais que le succès dépend uniquement de votre propre performance. Si vous commencez à n'écouter que vous-même, vous faites le premier pas vers le bas. Les fleurs de la victoire appartiennent à de nombreux vases.
Changer les choses de place c'est le travail des hommes. Il faut choisir de faire cela ou rien.
Peut-être que tous les meurtriers ne sont pas coupables, et peut-être que toutes les victimes ne sont pas innocentes. Ce n'est peut-être pas tout en noir et blanc.
Aller à travers le monde et parler aux hommes ? Les convaincre d'avoir pitié les uns des autres, les bourrer de leur mort prochaine ? Rien à faire, ils aiment être méchants.
Les guerres surviennent toujours entre deux états de paix. Alors, supprimons la paix et nous n'aurons plus de guerre.
Les autres sont invisibles pour nous parce que nous ne faisons pas l'effort de les reconnaître comme des êtres humains.
Si l'homme civilisé devait tuer lui-même les animaux qu'il mange, le nombre des végétariens augmenterait de façon astronomique.
Il n'y a point de méthode facile pour apprendre les choses difficiles.
Si tu pleures de joie, ne sèche pas tes larmes : tu les voles à la douleur.
La chair est éducative aussi bien que les livres, et les sens appartiennent à l'esprit.
Les riches mangent peu, c'est pourquoi ils se sentent bien dans leur peau.
Il n'y a rien que les hommes aiment mieux à conserver et qu'ils ménagent moins que leur propre vie.
Les bonheurs sont comme le gibier, quand on les vise de trop loin, on les manque.
Les qualités sont du domaine de tout le monde. Les vices seuls marquent la personnalité.
Les soldats qui défilent sous les arcs de triomphe sont ceux qui ont déserté la mort.
Les rêves sont le combustible qui alimente le feu du désir.
La passion de la musique est en elle-même un aveu. Nous en savons plus long sur un inconnu qui s'y adonne que sur quelqu'un qui y est insensible et que nous approchons tous les jours.
Les soucis d'une fortune à édifier entraînent presque fatalement la dureté du coeur.
Un homme ne doit se mirer que dans les yeux d'un adversaire, et seulement pour une question d'honneur.
On comprend les femmes comme la langue des oiseaux, d'intuition ou pas du tout.
Vous êtes intelligents, la preuve vous êtes dans les affaires, nous on ne sait rien, la preuve on est dans la politique.
Le public moderne semble avoir un faible pour les écrivains confus qui ne livrent jamais leur dernier secret et qui, peut-être, dans leurs désordres, n'en cachent aucun.
Mais que peuvent contre la destinée les plus fermes résolutions ?
C'était un honorable praticien qui guérissait les malades de toutes les maladies, excepté de celle dont ils mouraient.
La différence entre un artiste et une paire de chaussures, c'est que l'artiste doit pouvoir partir avant de lasser, tandis que les chaussures, il vaut mieux les lacer avant de partir.
Les femmes me font le même effet que les éléphants : j'aime bien les regarder, mais je n'en voudrais pas à la maison.
Au printemps lilas, roses et muguets,En été jasmins, oeillets et tilleulsRempliraient la nuit du grand parc où, seulsParfois, les rêveurs fuiraient les bruits gais.
ll pleut des jours le jour en pleure,L'avril périt de ses parfums,Et comme lui les regrets meurent,Sait-on d'un mort s'il fut quelqu'un.
Mais les poètes, dans leur silence,font bien plus de bruitqu'une coupole dorée d'étoiles.
L'OABA, dont les enquêteurs travaillent sur les 280 abattoirs français, estime que 48% des animaux abattus en France le sont sans étourdissements. Un chiffre corroboré par un rapport du ministère de l'Agriculture datant de novembre 2011, qui affirme que plus [...] ► Lire la suite