Je vivrai dans le passé, le présent et le futur. Les esprits des trois lutteront en moi.
Les choses ne valent que ce que vous leur faites valoir.
Tout ce que je fais en tant que producteur, je le visualise d'abord en tant que DJ. Et tous ces beats, je les teste en tant que DJ.
Je crois que seul un conditionnement particulier, une connexion subie avec le mal dans le passé,peut expliquer les pires comportements.
Ce sont toujours les personnes mal habillées qui sont les plus intéressantes.
Les mères ne sont jamais d'accord avec les hommes qui plaisent à leurs filles.
Parfois, on se fonde sur ce que disent les autres, sans se donner à soi même même le loisir de réfléchir et de juger.
La naissance est un naufrage et pour se maintenir à flot nombreux sont les marchands de bouées. Jusqu'à la dernière... en forme de couronne mortuaire.
Les médiocres n'hésitent pas une seconde à faire payer cher aux incrédules leurs propres incertitudes.
Comme la croûte des pâtés, les promesses sont faites pour être rompues.
L'homme "sain" n'est pas tant celui qui a éliminé de lui-même les contradictions : c'est celui qui les utilise et les entraîne dans son travail.
Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont.
La paix est le temps où l'on dit des bêtises, la guerre le temps où on les paie.
La peur est insensée, elle craint même les choses dont elle attend du secours.
Rares sont les hommes qui additionnent les bonheurs. C'est à peine s'ils peuvent s'approcher d'une femme à la fois.
Les deux caractéristiques essentielles de l'Anglais sont l'humour et le gazon. Sans humour et sans gazon, l'Anglais s'étiole et se fane et devient creux comme un concerto de Schönberg.
Quand les combles sont en feu, il ne sert plus à rien de prier ou de récurer le plancher. Il est néanmoins plus pratique de prier.
On a beau ne pas être superstitieux, on craint toujours les malédictions des gens.
Si on nomme pays le sol que nous foulons tous les jours, l'ornière de nos pas risque de devenir des frontières infranchissables.
La souffrance, la douleur n'existent pas puisqu'on peut les oublier ; elles tarissent, délaissées.
On ne peut pas traîner avec soi indéfiniment tout ce qu'on a été, il faut faire de la place pour les expériences nouvelles.
Les femmes croient que l'amour mène le monde : c'est dire si elles ont le cerveau dérangé.
Les gens sont tellement inquiets de nature que si on les sauve de la noyade et, qu'une fois sur la berge, on leur donne un chocolat chaud et des gâteaux, ils auront peur d'attraper froid.
Les parures du superflu sont à l'origine de la destruction de ce qui vit.
1) L'alcool permet de se sentir bien même en compagnie d'écrivains. 2) L'alcool facilite le contact avec les gens qui n'ont jamais lu un livre. 3) Grâce à l'alcool, on peut, même si l'on est germaniste, paraître inventif et spirituel.
Il en est de certaines caves comme des musées. On souhaiterait de s'y laisser enfermer après l'heure ; d'entendre claquer la serrure et s'éloigner les pas du gardien pour surprendre les conciliabules de la nuit.
Qui n'aime ni les huîtres, ni les asperges, ni le bon vin, n'a pas d'âme et pas d'estomac.
Les villes et les nations les plus attachées au culte divin ont toujours été les plus durables et les plus sages.
Le cinéma est un art beaucoup plus périssable que les pyramides.
C'est à travers les relations avec autrui, et par leur intermédiaire, qu'on prend conscience de son propre vieillissement ; soi-même, on a toujours tendance à se voir sous les espèces de l'éternité.
Il n'y a rien de plus difficile que de faire ressentir la réalité dans sa banalité. Flaubert aimait à dire : "il faut peindre bien le médiocre". C'est le problème que rencontrent les sociologues : rendre extraordinaire l'ordinaire ; évoquer l'ordinaire de façon à ce que les gens voient à quel point il est extraordinaire.
Oui, Lamoignon, je fuis les chagrins de la ville.Et contre eux la campagne est mon unique asile.
Ce sont les États-Unis d'Amérique qui sont dans la position agressive et non pas la Russie.
Les dégâts que j'ai causés dans cette délicate profession [ndlr, apprenti boulanger] éclipsent ceux provoqués par les inondations de 1910.
Je conclus que les notes de musique et les rythmes ont d'abord été acquis par les géniteurs masculins ou féminins de l'humanité dans le but de charmer le sexe opposé.
La sexualité est un état d'esprit - un état d'être confortable. Il s'agit de s'aimer soi-même dans ses moments les plus difficiles.
Mes chansons sont comme les rasoirs Bic. Pour le plaisir, pour la consommation moderne. Vous les écoutez, aimez-les, jetez-les, puis passez à l'autre. Pop jetable.
Le sommet mondial sur la société de l'information a placé les droits fondamentaux de la personne humaine comme socle de la société de l'information. Or, nous ne sommes pas tous égaux face à la liberté d'expression sur Internet, et certains États ont entrepris de censurer l'expression de citoyens, de journalistes et d'autres.
Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'disant des «Je t'aime» pathétiques Ont des p'tites gueule bien sympathiques.
L'expérience du malheur nous apprend à secourir les malheureux.
Supprimer les guillemets des citations : une manière élégante de recycler les idées usagées.
Il est amusant de songer à quel point les médecins sont des raccommodeurs de pantins ; seulement les pantins leur disent "Docteur".
A qui est en bonne santé, il est aisé de conseiller les malades.
Les lits, comme les enfants, se ressemblent énormément lorsqu'ils sont jumeaux.
L'instinct de conservation s'est développé chez nous au détriment de tous les autres instincts.
Les femmes jouent souvent en dehors du foyer un rôle utile. Toutefois, il ne faudrait pas, que sous prétexte d'une égalité d'ailleurs chimérique et contre nature, elles s'immiscent partout à la place des hommes.
Il est normal que les femmes qui ont les plus jolies mines du monde soient les plus susceptibles d'en retirer de l'or.
Oui, l'imagination, cette faculté brillante et dangereuse, est plus brillante et plus dangereuse chez les femmes que chez les hommes en général.
Les hommes meurent, tout le temps ; ils sont fatigants. Les livres ne meurent jamais.
On ne réalise jamais ses rêves les plus profonds. Au mieux on, on ne fait que les effleurer, sans doute pour que cela devienne plus amer au fond de soi.