La sagesse des sages et l'expérience des âges sont perpétuées par les citations.
L'université développe tous les dons de l'homme, entre autres la bêtise.
Les habitudes de la vieillesse ne sont pas de moindres obstacles pour notre salut que les passions de la jeunesse.
Aujourd'hui, il n'y a plus que les prêtres qui veulent se marier.
Le doute est en effet un état de balancement ou une espèce d'équilibre où les enfants ne peuvent pas se tenir.
La logique mène quelque part. Rigoureuse, elle a conduit assez souvent la politique à améliorer le sort des hommes en les faisant mourir.
Dieu n'est-il pas le poète suprême en tant qu'il improvise les mondes ?
Les maux du corps donnent l'idée de la mort, les peines de l'âme celles de l'éternité.
La vieillesse est la période de notre existence pendant laquelle nous composons avec les vices que nous chérissons encore, en vitupérant ceux que nous n'osons plus pratiquer.
Les rêves des femmes ne sont jamais des rêves d'exil, mais d'intimité.
Les femmes sont la seule chose qu'un milliardaire ne puisse s'offrir en levant seulement le petit doigt.
Dans presque tous les mythes fondateurs, personne n'a de pire ennemi que son frère, si ce n'est son père qui, craignant une alliance des frères contre lui, prend parfois les devants et les tue.
Le seul monde véritable est celui que nous créons en nous, le seul monde sincère est celui que nous créons entre les autres.
On ne réalise jamais ses rêves les plus profonds. Au mieux on, on ne fait que les effleurer, sans doute pour que cela devienne plus amer au fond de soi.
Celui qui invoque l'histoire est toujours en sécurité, les morts ne se lèveront pas pour témoigner contre lui.
Vitupérer la jeunesse est chez les adultes une nécessité hygiénique et favorise la circulation du sang.
A Monaco, les gangsters ne braquent pas les banques ; elles leur appartiennent...
La fortune est souvent comme les femmes riches et dépensières, qui ruinent les maisons où elles ont apporté une riche dot.
Ballon - Asticot jeté dans le Champs-de-Mars, pour y pêcher les Parisiens, le dimanche.
La guerre d'Espagne, pour les puissances européennes ? Un champ de manoeuvre et une répétition générale.
La lâcheté, la honte, la paresseNe risquent pas la chute, elles ne le peuvent !Mais les bons, c'est leur destin que de tomber.
Celui qui exhibe trop souvent sa femme et son portefeuille risque de se faire emprunter les deux.
Le monde est de bonne humeur pour les gens qui sont de bonne humeur.
Les hommes oublient plus tôt la mort de leur père que la perte de leur patrimoine.
La combinaison du pouvoir économique et politique dans les mêmes mains est une recette sûre pour la tyrannie.
Je suis trempé comme une soupe, j'ai que les dents à l'abri !
Pour l'instant avec ma fille ce n'est pas du tout en paix. Mais attention, les couteaux ne sont pas tirés. Je vois et j'attends.
Les soins d'une mère pour son enfant sont le fruit de l'expérience de toute sa vie.
Les cercueils fermés gardent les secrets. Le sien est ouvert et expose les vôtres.
- Qu'est ce que tu attends ? Tue-moi. - Tu ne crains pas la mort, tu lui ouvres les bras. Ton châtiment doit être plus dur. - Tortionnaire. - Oui, mais pas de ta chair... de ton âme [...] Lorsque Gotham sera en cendres... je te donnerai le droit de mourir.
J'en ai marre des soirées ratées, je vais commencer à les organiser.
Elle a quoi cette fille, les nichons parfumés à la bière ?
La police est sur les dents, celles des autres, évidemment.
Vous ne savez pas comment servir les hommes. Comment sauriez-vous servir les dieux ?
L'opinion publique est un composé de folies, de sagesse, de sentiments faux, de sentiments justes, d'obstination et de paragraphes dans les journaux.
La cuisine est devenue un art, une science noble ; les cuisiniers sont de gentilshommes.
On peut violer les lois sans enlever la culotte.
L'horreur et la fatalité se sont données carrière dans tous les siècles.
Les premiers de classe qui se prennent au sérieux sont des cancres qui s'ignorent.
Les sages sont ceux qui ont compris que de ce que le commun des êtres appelle la vie il n'y a rien à tirer que froid et tristesse et qui sont partis, avec leur pensée, en quête d'autre chose qui est au-delà du froid et du chaud, du rire et des larmes.
Si les passions et les rêves ne pouvaient pas créer des avenirs nouveaux, la vie ne serait qu'une duperie insensée.
C'est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s'accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.
Les esprits sont comme les parachutes. Ils ne fonctionnent que quand ils sont ouverts.
Puisque nous ne savons pas à l'heure actuelle comment rendre les ordinateurs sages, nous ne devons pas leur confier de tâches demandant de la sagesse.
L'homme d'Etat se distingue à sa capacité de prendre en compte les terres inconnues, une fois le reste exploré.
C'est quand on est jeune qu'on doit en profiter pour faire les choses sans penser. Après on passe son temps à penser aux choses qu'on n'a pas pu faire.
Les soucis d'une fortune à édifier entraînent presque fatalement la dureté du coeur.
La capacité à faire pleurer les crocodiles ne m'a jamais ému.
Le soir j'étais triste car j'avais mangé des anchois. Le matin le médecin me réconforta ; pourquoi être triste ? Après tout, j'ai mangé les anchois, les anchois ne m'ont pas mangé.
Le public moderne semble avoir un faible pour les écrivains confus qui ne livrent jamais leur dernier secret et qui, peut-être, dans leurs désordres, n'en cachent aucun.