Il y a un mystère dans les voies qu'empruntent nos enfants pour se séparer de nous. Elles passent souvent par un moment d'effondrement individuel, un peu comme s'il fallait mourir pour vivre.
Ce n'est pas la peine de dissimuler : les jugements de nez sont toujours réciproques.
Le monde ne plie jamais devant les volontés individuelles.
La femme moderne a un pied dans le XIXe siècle, un pied dans le XXe. Elle a deux faces comme Janus et se trouve perpétuellement divisée entre les deux moitiés de sa personnalité.
Le problème avec les cours de danse c'est qu'il faut y aller aux heures de pointe.
La fortune ici-bas ne change point les moeurs.
Je fais des dons à toutes les religions. Je détesterais gâcher mon au-delà pour un détail technique.
Le mal social ne réside pas d'abord dans l'inégalité, mais dans les atteintes que les injustices portent à la dignité humaine.
A l'école je n'étais pas sage. Je chahutais, j'adore faire le con et les études m'emmerdaient.
- Le terrorisme vise à paralyser une société par la peur.- Les terroristes amateurs font exploser des voitures. Les professionnels font grimper les chiffres du chômage.
Tous les enfants, vous le savez, sont des navires qu'un proverbe pareil aux brises les plus douces conduit, syllabe après syllabe, au continent où les pingouins dorés racontent des poèmes.
J'apprends la mort de l'odieux bouddhiste Charcot. Il paraît que, la nuit de son agonie, les malades de la Salpêtrière sautaient comme des bienheureux.
Mon point de départ a été un article paru dans un hebdomadaire américain en 1954. Il expliquait que la valorisation des capacités de production américaines exigeait que la consommation croisse de 50 % au moins dans les huit années à [...] ► Lire la suite
Les gens d'une même profession se réunissent rarement, même pour s'amuser et se distraire, sans que la conversation n'aboutisse à une conspiration dont le public fait les frais ou à une machination pour accroître les prix.
Le pouvoir de mort, il est rarement du côté des femmes. Et en tout cas, quand il est du côté des femmes, il séduit rarement les hommes.
Elle est pas facile à dire, la vérité. Si j'enlève la broderie, il reste que la merde, et la merde, ça n'intéresse personne. Les gens, ce qu'ils veulent tous, c'est des belles histoires, avec des gens beaux. La merde des inconnus, tout le monde s'en fout.
Qui ne sait mettre sa volonté dans les choses, y met au moins un sens : cela revient à croire qu'une volonté s'y trouve déjà.
La veillesse, c'est l'hiver pour les ignorants et le temps de la moisson pour les sages.
Logique. Art de penser et de raisonner en strict accord avec les limitations et les incapacités de l'humaine incompréhension.
Les équations n'explosent pas.
Fermer les yeux, est-ce que c'est la nuit parce qu'on a fermé les yeux ?
Le mariage et le célibat ont tous deux des inconvénients ; il faut préférer celui dont les inconvénients ne sont pas sans remède.
Les hommes de génie font la grandeur intellectuelle d'une nation mais rarement sa puissance.
Dans la mort, les plus à plaindre sont ceux qui restent, dit-on.
Nous vivons dans un temps, où, si quelques-uns trouvent les galères à moitié chemin du pouvoir et de la fortune, il en est d'autres qui trouvent la fortune et le pouvoir à moitié chemin des galères.
Les femmes attachent beaucoup d'importance à l'étiquette. Parce qu'il y a le prix dessus.
Dès que le silence se fait, les gens le meublent.
Quand les despotes reviennent à la terreur, on peut dormir tranquille. Il n'y a là aucun progrès.
Le désir est le grand ressort providentiel de l'activité ; tout désir est une illusion, mais les choses sont ainsi disposées qu'on ne voit l'inanité du désir qu'après qu'il est assouvi.
Les hommes sont ainsi qu'ils aiment mieux être dupes qu'humiliés.
Les hommes ne sont pas faits pour s'aimer. Alors il faut qu'ils s'aident à survivre sans l'amour.
Les vers luisants sont l'image des femmes : tant qu'elles restent dans l'obscurité, on est frappé de leur éclat ; dès qu'elles veulent paraître au grand jour, on ne voit plus que leurs défauts.
Le coeur des mères se glisse derrière les lois des hommes.
Les petits secrets contribuent à renforcer la personnalité.
Le seul homme digne d'être aimé est celui qui ressemble à tous les hommes, qui a la parole, les traits de tous les hommes, qu'on ne distingue des autres que par des défauts ou des maladresses en plus...
Les contes de fées sont les romans érotiques des enfants.
Il faut plaisanter sur tout. Il n'y a que les concierges qui disent : "La plaisanterie a des limites".
Si les applaudissements sont le pain des acteurs, les rappels en sont le beurre.
Ce ne sont ni les hommes, ni les passions, encore moins les idées qui mènent le monde. Mais les mots, rien que les mots.
Les jeunes gens surtout devraient se mettre en tête cette maxime véritable que plus on lit, plus on a d'esprit.
L'homme est toujours le même : les systèmes qu'il crée sont toujours imparfaits, et d'autant plus imparfaits qu'il est sûr de lui.
Les conversations ressemblent aux voyages qu'on fait sur l'eau : on s'écarte de la terre sans presque le sentir, et l'on s'aperçoit qu'on a quitté le bord et que quand on est déjà bien loin.
Les miroirs devraient plus réfléchir avant de renvoyer une image.
J'ai envie d'écrire et bien plus encore de dire vraiment ce que j'ai sur le coeur une bonne fois pour toutes à propos d'un tas de choses. Le papier a plus de patience que les gens.
C'est une langue belle à qui sait la défendre,Elle offre des trésors de richesse infinie,Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre,Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie.
L'homme était insaisissable, l'existence, une énigme. Parfois un geste, un paysage, une rencontre, une parole, une musique, une lecture ; surtout l'amour, rachetaient ces ombres. Il fallait savoir, s'en souvenir, parier sur ces clartés-là, les attiser sans relâche.
Il n'est personne qui ait fait don spontanément d'une partie de sa propre liberté en vue du bien public ; cette chimère n'existe que dans les romans ; si elle était possible, chacun de nous voudrait que les pactes qui [...] ► Lire la suite
Ecrire c'est comme nager tout nu. Avec la bite qui flotte comme une fleur tellement les couilles deviennent légères.
On avait les poches pleines de mouizka, si bien qu'on n'avait vraiment pas besoin, histoire de craster encore un peu de joli lollypop, de toltchocker un vieux veck au fond d'une impasse et de le relucher baigner dans son sang [...] ► Lire la suite
Je juge les gens selon leurs propres principes... pas selon les miens.