Un acteur a parfois besoin d'être inventé par les autres.
Les Ecossais n'aiment pas jouer aux cartes parce qu'il faut les donner.
Il n'y a pas de deuxième acte dans les vies américaines.
Embrasser les joues ravinées d'une mamie, c'est tremper les lèvres dans un millésime de vie. Ça régénère !
Tartarin racontait ses amours avec la princesse Likiriki, et leur séparation déchirante. Il savait que les femmes aiment à consoler, et que porter ses chagrins de coeur en écharpe est la meilleure façon de réussir auprès d'elles.
Mon beau printemps et mon étéOnt fait le saut par la fenêtre.Amour, tu as été mon maître : Je t'ai servi sur tous les dieux. O si je pouvais deux fois naître, Comme je te servirais mieux !
Chez nous, la gastronomie est vraiment une religion dans le grand et noble sens latin de ce mot reliogio, c'est-à-dire : un lien entre les hommes.
Car les héros, s'ils ne tombent pas exactement à l'heure et dans le milieu convenables, voilà des fléaux.
Le mot ronce, dis-tu ? Je me souviensDe ces barques échouées dans le varechQue traînent les enfants les matins d'étéAvec des cris de joie dans les flaques noires.
L'unité dans les volontés ne peut pas exister à moins qu'il n'y ait une volonté qui domine et gouverne tout le reste à l'unité... les volontés des mortels ont besoin d'un principe directeur... donc pour le bien-être du monde, il devrait y avoir une monarchie.
La solitude est à certains moments nécéssaire pour retrouver la cohérence de tous les matériaux qui se sont accumulés, pour renouer des fils, pour se préparer à de nouvelles rencontres.
Les dessinateurs vont avoir de plus en plus de mal à dire ce qu'ils ont sur le coeur. Les peurs et le politiquement correct sont passés par là.
Vous ne commencez pas une révolution en combattant l'état mais en présentant les solutions.
La musique prend la place des mots lorsque les gens ne savent pas quoi dire, et je pense que la musique peut être plus éloquente que les mots.
Je pense que c'est scandaleux, scandaleux, que les agences de renseignement aient permis (la publication) d'une information, qui s'est révélée être erronée et fausse. C'est le genre de choses que l'Allemagne nazie faisait.
Si l'opinion est la reine du monde, les philosophes gouvernent cette reine.
J'ai lu tous les livres mais un seul demeure : le monde, ce volume merveilleux, ouvert toujours devant mes yeux.
Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls : de là le jeu, le luxe, la dissipation, le vin, les femmes, l'ignorance, la médisance, l'envie, l'oubli de soi-même et de Dieu.
Les ouvrages qu'un auteur fait avec plaisir sont souvent les meilleurs, comme les enfants de l'amour sont les plus beaux.
La mauvaise conscience, c'est pour les hommes ; les femmes l'ont presque toujours bonne, quand elles en ont.
Le temps, c'est de l'argent. Sur les tempes.
Les Français ne veulent pas d'une société sans lois. Comment pourrait-on les tourner, si elles n'existaient pas ?
Quand l'homme se reconnaît trop faible pour réaliser ses désirs et satisfaire son orgueil, il les reporte, enfant, sur ses parents, homme vaincu par la vie, sur ses enfants à son tour.
Il est faux qu'on puisse faire faire tout ce qu'on veut aux hommes avec de l'argent. Mais on peut faire faire tout, à la plupart des hommes, en les prenant par la vanité.
L'église ne reconnaît qu'une sorte de laïcs : les siens.
Il semble que la psychanalyse soit la troisième de ces professions impossibles où l'on peut d'avance être sûr d'échouer, les deux autres, depuis bien plus longtemps connues, étant l'art d'éduquer les hommes et l'art de gouverner.
Les sages savent ce qu'est la clémence, seuls les héros pensent à se venger.
Les routes, elles appartiennent beaucoup plus à ceux qui habitent au bord qu'à ceux qui roulent dessus !
De même que les architectes devraient être forcés de vivre dans les bâtiments qu'ils dessinent, les auteurs de livres pour enfants devraient être forcés de lire leurs histoires tout haut chaque soir de leur foutue vie.
Les nouveaux maîtres du monde sont riches et ne voient rien d'autre que leur richesse.
Tous les matins en se levant, on devrait dire : "Chic ! je ne suis pas mort !"
Les eaux bretonnes ne sont pas les plus chaudes, mais de là à vouloir les chauffer au fuel régulièrement !
Le souvenir des maux est agréable à ceux qui les ont passés, et ajoute quelques douceurs aux félicités dont ils jouissent.
Nous avons mangé les fruits de l'art de la science.
D'autres jouaient à se laisser tomber la tête la première d'en haut d'une échelle, et celui qui, tombant de la plus grande hauteur, arrivait à se relever dans les dix secondes, recevait le titre de champion et beaucoup d'applaudissements.
Y'a quelqu'un d'autre dans ta glace,Entre les potions et les crèmes,Tous les petits pots qui s'entassent,Tu vois le temps est passé quand même.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
C'est bien notre système économique actuel qui anesthésie les citoyens et les maintient dans la servitude en échange de quelques plaisirs débilitants et d'une tranquillité minimale : un toit, un bout de salaire, des allocations et des policiers pour les protéger.
Le temps ne s'arrête pas pour les malheurs.
L'anarchisme et l'anthropologie vont bien ensemble parce que les anthropologues savent qu'une société sans État est possible parce qu'il en existe tellement
Les apparences ne sont qu'un aperçu de ce qui est caché.
Il est besoin de temporiser, nous ne pouvons pas toujours être les plus forts.
Aujourd'hui, les soignants éprouvent un sentiment profond d'absence de considération et de perte de sens de leurs métiers. Une crise de reconnaissance s'ajoute à la crise d'efficacité, de moyens et de souveraineté, comme nous l'avons vu pendant la Covid.
C'est une question de prudence. Personne n'a une haute opinion des poissonnières mais qui oserait les offenser en se promenant dans le marché aux poissons
La constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer.
Les Allemands nous ont pris nos Juifs, ils nous rendent des Arabes.
Les vieux mariés se ressemblent tellement qu'ils ont le même nombre de poils dans les oreilles.
Souvent, les films de guerre sont le reflet de leur époque.
Ce n'est pas un métier de femme. C'est un univers rude, dur, où on est tout le temps sur les mers.
J'adore les films à l'eau de rose. J'ai le souvenir de moments géniaux au cinéma, comme «Coup de foudre à Notting Hill»