Vous ne pouvez pas forcer les autres à changer. Cependant, vous pouvez modifier à peu près tout le reste. Et généralement, cela suffit.
Chanel a libéré les femmes et je les ai renforcées.
Les morts n'ont pas de noms. Et nous ne devrions pas non plus. Sans nom ni passé, ceux d'entre nous qui sont assez forts pour être encore vivants ici peuvent se connaître à un niveau primitif.
Tout écrivain peut être heureux d'entendre un écho à ce qu'il a fait, même s'il ne visait pas à cela d'abord. Comme on sait, je suis plutôt quelqu'un qui doute de lui-même et de ce qu'il écrit. Ces échos, en [...] ► Lire la suite
La solitude est à certains moments nécéssaire pour retrouver la cohérence de tous les matériaux qui se sont accumulés, pour renouer des fils, pour se préparer à de nouvelles rencontres.
Les clients ne vous mesurent pas à quel point vous avez essayé, ils vous mesurent sur ce que vous livrez.
Ce n'est pas combien vous avez qui fait que les gens vous regardent, c'est qui vous êtes.
Le problème, c'est que, à force de faire des villes différentes tous les jours, je finis par oublier leurs noms
Qui ne sait mettre sa volonté dans les choses, y met au moins un sens : cela revient à croire qu'une volonté s'y trouve déjà.
Les mots n'ont pas toujours besoin d'une destination,On les laisse s'arrêter aux frontières des sensations,Errant sans tête dans l'espace du trouble,Et c'est bien le privilège des artistes : vivre dans la confusion.
Pourquoi construire des déchetteries quand les musées d'art contemporain font l'affaire ?
Il y a des gens si insignifiants qu'on ne les voit pas devant leur ombre.
Un bon ministre est un homme qui ne sort pas de son bureau, qui renonce à tous les plaisirs de l'existence et qui vieillit d'une année chaque mois.
Il vaut mieux insulter les morts qu'insulter les vivants, on ne risque pas de se ramasser une baffe.
Les vices entrent dans la composition des vertus, comme les poisons entrent dans la composition des remèdes.
C'est toujours ceux qu'on aime qui sont pris pour endurer les malheurs qu'on enferme et les défauts qu'on ne peut plus cacher.
Dieu doit aimer les gens ordinaires ; il en fait tellement.
C'est à partir du moment où les opinions d'un journal se mettent à compter que le journal ne peut plus se permettre d'avoir une opinion.
Quand j'étais jeune, j'admirais les gens intelligents. Maintenant que je suis vieux, j'admire les gens aimables.
Celui qui pense que, chez les grands personnages, les nouveaux bénéfices font oublier les vieilles injures, il s'abuse.
Dans la mort, les plus à plaindre sont ceux qui restent, dit-on.
Les ampoules aux mains sont plus honorables que les bagues.
Les prétentions sont des lettres de change tirées sur l'amour-propre du voisin qui les renvoie toujours protestées.
Il y a tellement de rebondissements dans mes livres qu'on les croirait en caoutchouc.
Les proverbes se contredisent. C'est cela justement, la sagesse populaire.
Les chrétiens ne sont guère logiques avec eux-mêmes. Ils prônent les familles nombreuses et adorent le fils unique.
Les incorruptibles n'ont pas de prix : ils ont un tarif.
Méfiez-vous des boissons fortes . Elles peuvent vous pousser à tirer sur les percepteurs... et à les manquer.
Les femmes n'ont sans doute pas inventé la poudre, mais elles ont sûrement trouvé la houppette pour s'en servir.
Ce qui me fait parfois penser que les émotions religieuses n'ont pas plus de raison d'être que les autres, c'est qu'elles n'offrent pas plus de résistance au temps.
Si on n'y prend garde, les souvenirs finissent aussi par vous perdre.
L'homme vit souvent avec lui-même, et il a besoin de vertu ; il vit avec les autres, et il a besoin d'honneur.
De nos jours, la parole est devenue flottante tout comme les devises.
Nous vivons dans un monde où des activités de plus en plus nombreuses et pressantes concurrencent toujours plus durement celle qui consiste à se préoccuper de la poésie, que ce soit dans les livres ou dans le rapport à soi.
Le monde fut toujours habité pas des hommes qui ont eu les mêmes passions.
Toutes nos phrases sont dictées par les nécessités et les illusions de notre situation concrète.
Certains respectent les églises. Moi, c'est devant l'éphémère que je m'agenouille.
On déteste les contes de fées des autres.
Les filles qui font consommer les femmes sont celles qui excitent leur mari.
Tous les hommes désirent la paix, mais il y en a peu, en vérité, qui désirent les choses qui conduisent à la paix.
S'aimer les uns, les autres, s'aimer tous. Non pas à des heures fixes, mais toute la vie. Aimer les pauvres gens, aimer les gens heureux, aimer l'inconnu, aimer le prochain qui est au bout du monde, aimer l'étranger qui est tout près de chez vous. Aimer.
Nous attendions notre plaisir de ses péripéties enchaînée, campés hors du temps, dans la fumée des pipes et les relents du marc brutal dont les femmes remplissaient nos verres.
Pour les gens c'est tout ce que j'ai, ma beauté. La beauté n'existe pas, la beauté ne dure pas. Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t'aime, c'est pour une autre raison.
Elle tombait malade pour que mon père s'occupe d'elle, collectionnait les maux comme d'autres les pays exotiques pour devenir enfin visible.
Quand un vivant plie bagageEt que les gentils héritiersOnt les yeux trop secs, on m'engageA venir faire mon métier.Car je suis pleureuse à gages,La plus capable du quartier.
La France est tellement le premier des peuples que tous les autres, quels qu'ils soient, doivent s'estimer honorablement partagés lorsqu'ils sont admis à manger le pain de ses chiens.
Mon point de départ a été un article paru dans un hebdomadaire américain en 1954. Il expliquait que la valorisation des capacités de production américaines exigeait que la consommation croisse de 50 % au moins dans les huit années à [...] ► Lire la suite
Les gens d'une même profession se réunissent rarement, même pour s'amuser et se distraire, sans que la conversation n'aboutisse à une conspiration dont le public fait les frais ou à une machination pour accroître les prix.
Les animaux vous donnent tellement et demandent si peu. Et vous pouvez leur faire confiance.
J'ai toujours senti le besoin de dénoncer avec mes photos, les injustices que l'on rencontre.