Les hommes veulent tout avoir, et ils se rendent malheureux par le désir du superflu.
Les hommes sont extrêmement portés à espérer et à craindre, et une religion qui n'aurait ni enfer ni paradis ne saurait guère leur plaire.
Pourquoi parler ? Pourquoi se mettre en communication avec cet éteignoir de tout enthousiasme et de toute sensibilité : les autres ?
Les chats semblent avoir pour principe que ça ne peut pas faire de mal de demander ce qu'on veut.
Il m'arrive d'avoir certaines idées avant les autres. Mais ce n'est pas moi qui suis en avance, ce sont eux qui sont en retard.
Dans les révolutions, les hommes n'ont de durée que celle où ils peuvent être utiles.
Désir. C'est que les hommes traînent en venant au monde et remportent en mourant. C'est pourquoi ils ne sont jamais contents.
On dit d'un homme qu'il est raisonnable, comme les putains disent d'un client qu'il est sérieux.
Ce sont généralement les gens qu'on aime beaucoup qu'on a le plus de difficulté à endurer.
Dieu n'a dispersé les Israélites que pour répandre leur croyance au milieu des nations.
Avoir des problèmes vous apprend à les gérer.
Les gens ne se guérissent jamais de l'illusion qu'ils se forgent du bonheur d'autrui. L'homme ne se trouve-t-il pas toujours seul à souffrir ?
Les idées qui bouleversent le monde marchent à pas de colombes.
Seuls les gens qui agissent existent.
C'est en amour surtout que les absents ont tort.
L'homme fier a toujours un regard condescendant sur les choses et les gens : et bien sur, aussi longtemps que vous regardez vers le bas, vous ne pouvez voir au dessus de vous.
La pensée correspond au traitement des informations reçues du milieu par l'appareil sensori-moteur. Ce sont les corps et finalement les caractéristiques perceptibles du milieu elles-mêmes qui pensent.
Les promesses électorales, de toute façon, ne valent pas grand-chose.
Ce qui s'en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l'amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
Les écrivains devraient moins la ramener, ils oublient que la plupart des gens ne lisent que pour s'endormir.
Soyez modéré afin de goûter les joies de la vie en abondance.
Accabler par tous les moyens possibles n'est pour le traître qu'un moyen d'assurer la perte de l'innocent condamné.
Les hommes politiques italiens n'ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement
Les États-Unis récoltent les épines que leurs dirigeants ont plantées dans le monde.
Vous ne pouvez pas toujours contrôler les pouvoirs en place. Il vous suffit d'avoir la foi et de défendre les choses auxquelles vous croyez.
Nous n'avons qu'un seul avenir, et il sera fait de nos rêves si nous avons le courage de défier les conventions.
Je suis bonne dans tout sauf dans les choses que je ne peux pas faire.
Quelle tristesse de voir les nantis s'approprier le révolté que fut Albert Camus.
Mon grand-père était complètement miro. Il a été chez l'opticien, et il arrivait même pas à voir le mur où les lettres étaient écrites. L'opticien lui a dit : « c'est pas des lunettes qui vous faut, c'est un chien. »
L'idée d'universalisme peut être sauvée uniquement sur les bases de la démocratie libérale.
...Mes copains, mes amis, vous que je n'ai jamais oublié, les sans-gîtes, que celui du coeur, les tu crois ?...
Déjà que les juifs ne sont pas des sémites, pourquoi veux-tu que je sois antisémite ?
Si tu arrives à faire le vide dans ton esprit, tu trouveras une porte à ouvrir. Et alors l'univers tout entier s'engouffrera, toutes les autres choses s'arrangeront d'elles-mêmes.
- Non vous vous la bouclez ! Ça fait quinze fois qu'on vous le dit. - Ben je me tire alors ! - Non, vous restez pour soutenir les p'tits copains. Mais ça veut pas dire qu'on est obligés de se farcir vos réflexions !
Quand une jolie femme se marie, elle échange les attentions de beaucoup contre l'inattention d'un seul.
L'homme est le seul mâle qui batte sa femelle. Il est donc le plus brutal des mâles, à moins que, de toutes les femelles, la femme ne soit la plus insupportable.
Le XXè siècle a été celui des guerres conduites au nom d'idéologies mortes. Restent à inventer les institutions qui feront vivre la liberté.
Les gens de mer sont les plus autonomes qui soient, mais au prix du doute méthodique.
Les hommes sont toujours contre la raison quand la raison est contre eux.
Les crimes sont un tribut payé à la vie.
La culture, c'est le lieu où s'exerce l'activité humaine ; mêmes émotions, mêmes angoisses, mêmes désirs, mais pas nécessairement pour les mêmes choses.
Les pires tourments sont intérieurs et la véritable histoire de notre vie se déroule dans le secret des âmes et des coeurs ; là s'écrivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira.
La prière commence où les capacités humaines finissent.
Les structures ne descendent pas dans la rue.
Celui qui vénère le pouvoir est un homme en péril et celui qui révère les signes du pouvoir est un homme à sa fin !
Le péché corrompt les actes mais les actes ne créent pas le péché.
Tout a un prix, même les gestes humanitaires.
Il ne sied pas à un homme de coeur, devenu tout-puissant, de prendre des moeurs nouvelles ; à ses amis mieux que jamais il doit être fidèle, à l'heure où sa prospérité lui permet mieux que jamais de les servir.
Les chaînes de l'humanité torturée sont en papiers de ministères.
On ne marchande pas avec les rêves, les hasards et les coïncidences.