Ce sont nos passions qui esquissent nos livres, le repos d'intervalle qui les écrit.
Les idées pourrissent comme les fleurs et les gens.
Ce libre accès à la science, ces portes ouvertes et ces gestes de bienvenue sont les marques d'une liberté non moins essentielle que les autres, celle de résoudre les différends par la confrontation des idées, et, si celle-ci n'aboutit pas à l'union, de se résigner à la diversité par la tolérance.
Si les voeux étaient des poissons, nous lancerions tous des filets.
J'ai envie d'écrire et bien plus encore de dire vraiment ce que j'ai sur le coeur une bonne fois pour toutes à propos d'un tas de choses. Le papier a plus de patience que les gens.
Quand est-ce donc, Athéniens, quand est-ce que vous ferez ce que demande le salut de l'État ? Attendez-vous quelque nouvel événement ? Attendez-vous, grands Dieux, que la nécessité vous y force ? Mais, de quel oeil regardez-vous donc tout ce [...] ► Lire la suite
Les rues de Paris sont un distributeur à souvenirs.
Les conflits, la vie des Etats n'étant pas immobile, se transforment en questions de puissance, celui qui la possède fait ce qui lui plaît.
Ce qui nous a changés, à vrai dire... enfin, dans les signes extérieurs, les coutumes, la morale, c'est plutôt le train, l'automobile, l'électricité, le butagaz... la brosse à dents... la publicité de savon pur odor qui nous a poussés à nous laver le fion.
Mais quoi qu'il en soit de la liberté, c'est aussi la raison pour laquelle il est important de comprendre ces systèmes, parce que, quand on ne les comprend pas on tend à s'en remettre à une autorité, qu'il s'agisse de [...] ► Lire la suite
Ma routine normale consiste à éteindre les incendies toute la journée.
Les gens disent que le graffiti est laid, irresponsable et puéril... mais c'est seulement s'il est bien fait.
Vous traitez les gens avec respect, ils ont tendance à rendre la pareille à l'entreprise.
Les illusions sont à l'âme ce que l'atmosphère est à la terre.
Les policiers et les gendarmes vont partout, ce qui explique notamment le doublement du nombre de policiers blessés en quinze ans.
Je suis attristé par la façon dont les gens se traitent les uns les autres et par la façon dont nous sommes si isolés les uns des autres et par la façon dont nous nous jugeons les uns les autres, [...] ► Lire la suite
Les gens ne voient pas d'inconvénient à être méchants; mais ils ne veulent jamais être ridicules.
Seules les filles folles me poursuivent, je pense.
La vie, les sensations ne sont que d'infimes papillons, qu'effluves. Pourquoi ce moment ? Parce qu'il est là, bien présent et exigeant.
Tous les gens qui s'inquiètent pour les autres ne devraient pas. Ils feraient mieux de s'inquiéter pour eux-mêmes.
Les formules et les remèdes peuvent maîtriser les serpents venimeux ; mais rien ne peut maîtriser le coeur du méchant.
L'instruction pour les femmes, c'est le luxe ; le nécessaire, c'est la séduction.
Un jour, chacun pensera exactement ce qu'il a envie de penser, et alors tout le monde aura probablement les mêmes opinions.
Il vaut mieux insulter les morts qu'insulter les vivants, on ne risque pas de se ramasser une baffe.
Celui qui écoute les médisances est encore plus coupable que celui qui les rapporte.
Les séries policières à la télévision s'arrêtent toujours au bon moment. Juste après que le malfaiteur a été arrêté et juste avant que le juge le remette en liberté.
Les racines des mots sont-elles carrées ?
Qui paraît sage parmi les sots paraît sot parmi les sages.
Le plagiat est la base de toutes les littératures, excepté de la première, qui d'ailleurs est inconnue.
Les chaînes d'acier ou de soie sont toujours des chaînes.
Un bienfait reçu est la plus sacrée de toutes les dettes.
Il y a dans les moeurs, comme dans l'histoire, des conquêtes imprévues.
Les femmes qui ont des idées ne sont jamais jolies.
Il me semble, que, des amants les plus tendres et les plus ardents, le mariage, même le plus heureux, ne peut faire que des fonctionnaires de la volupté et des ronds-de-cuir du bonheur.
On s'empresse d'évacuer les choses qu'on ne comprend pas.
Les savants sont des êtres humains. C'est une vérité qu'on oublie souvent, mais qu'on peut vérifier par l'expérience.
L'industrie de la télévision n'aime pas voir la complexité du monde. Elle préfère les idées et les concepts simples : c'est blanc, c'est noir ; c'est bon, c'est mauvais.
Pour Juliette, tous les chemins mènent à Roméo.
Les liens du mariage n'empêchent pas les vies décousues.
Dans le monde, on cache le ciel et l'enfer : le ciel, parce que si on en connaissait la beauté on voudrait y aller à tout prix ; l'enfer, parce que si on en connaissait les tourments, on voudrait les éviter coûte que coûte.
Les vieillards ont ceci de commun avec les enfants que lorsqu'on leur donne la main, il faut marcher un peu moins vite.
On voudrait parfois que le monde et le temps s'arrêtent pour nous permettre de les rattraper.
Trahir les puissants est le devoir des pauvres, s'ils veulent vivre dignement.
Les larmes diminuent l'intensité de la colère.
Les femmes qui ont une dot de 400 000 écus d'or sont toujours merveilleusement belles.
Dieu que les Français aiment donc les règlements ! Ils en mettent partout, même là où ils n'ont rien à faire : dans la littérature.
Celui qui écrit des livres est tout (un univers unique pour lui-même et pour tous les autres) ou rien. Et parce qu'il ne sera jamais donné à quelqu'un d'être tout, nous tous qui écrivons des livres, nous ne sommes rien.
Les adieux ne sont jamais éternels.
Un acteur a parfois besoin d'être inventé par les autres.
Les Ecossais n'aiment pas jouer aux cartes parce qu'il faut les donner.