En littérature, les anciens cavaliers sont les meilleurs ethnologues du regret.
La littérature a un rapport différent avec le monde, elle exige la métaphore.
Il n'y a pas de littérature érotique. Ou plus précisément [...] toute littérature peut être considérée comme érotique. [...] Et oui, la vérité est là... il n'y a de littérature érotique que dans l'esprit de l'érotomane.
Ces hangars où sont entassées des milliers de bêtes privées de toute considération et qui n'ont pour seule perspective que l'élimination physique à très court terme sont-ils semblables à des camps de la mort nazis ? L'analogie peut choquer. Elle [...] ► Lire la suite
A chaque déception on m'répète que c'est ça la vie. Même face aux destins écourtés de Moushin et Larami.
La plus inquiétante jeunesse est celle qui n'a pas d'opinions extrêmes.
On ne peut juger de la Littérature sans une certaine idée préalable de l'Homme et de l'Histoire, du Bien, du Mal, de la Société, etc.
La littérature est une maladie. Ou peut-être un remède à une maladie.
Un écrivain qui n'a pas de doutes est un écrivain qui ment.
La jeunesse croit beaucoup de choses qui sont fausses ; la vieillesse doute de beaucoup de choses qui sont vraies.
Laissons l'amour de Dieu à nos poèmes et cachons-le sous notre prose : c'est une façon de le respecter que de le chanter ou de le taire.
Une autre fois Paul Arène, ami de jeunesse de mon père, famillier de la maison, mais déchu par l'alcool et l'envie, cette plaie de l'homme de lettres, colporta qu'il était l'auteur véritable des Lettres de mon Moulin, assertion d'autant plus [...] ► Lire la suite
La vie est une larme qui coule sur la peau et qui s'en va mourir, épuisée, sur le sol de la destinée.
Un classique est un écrivain qui veille sur la tradition.
Les anciens étaient des gens qui prévoyaient. Ils prévoyaient toujours le pire, c'est pour ça qu'ils ont toujours eu raison.
Heureux ceux qui pleurent, car il n'est pas de larmes impures. En chacune d'elles brille un fragment d'éternité, toute larme a sa source dans un autre monde.
Les "comment" m'intéressent assez pour que je renonce sans regret à la vaine recherche des "pourquoi".
La littérature érotique pèche souvent par un excès de métaphores ridicules. Elle joue sur l'interdit et accumule les fantasmes.
La littérature n'est qu'une forme édulcorée de la confession.
La jeunesse ressent un plaisir incroyable lorsqu'on commence à se lier à elle.
Elle entendait au loin son mari qui jouait imperturbablement de son livre ; ses doigts ne se lassaient jamais des anciens chants. En secret, elle souhaita que revienne un jour où il passerait autant de temps à l'étreindre et à la caresser comme une petite harpe qu'il en consacrait à ses invraisemblables livres.
Le regret est quelque chose avec lequel vous devez simplement vivre, vous ne pouvez pas le boire. Vous ne pouvez pas le fuir. Vous ne pouvez pas vous tromper. Vous devez juste l'avoir en vous.
Par la prose je m'exprime. Par le poème je m'extrapole.
Le bolchevisme est de frapper à nos portes, nous ne pouvons pas se permettre de laisser entrer.. Nous devons garder l'Amérique entière et en toute sécurité et intacte. Nous devons garder le travailleur loin de la littérature rouge et ruses rouges, il faut voir que son esprit reste en bonne santé.
Les poètes anciens chantaient les senteurs de la terre et les grillons. Maintenant nous contournons les champs, et fuyons la zone chimique des fermes.
Ce que je dis est ce que je dis, je ne dis pas toujours ce qu'il faut, je ne dis pas toujours de chose politiquement correcte. Je n'ai aucun regret à ce sujet.
On considère en général la vieillesse comme une épreuve, et c'est vrai, pour la majorité des gens, elle est une épreuve, car ils n'ont pas vécu en harmonie avec les lois divines. Mais en réalité, la vieillesse peut être la [...] ► Lire la suite
Le souvenir, ce n'est qu'un regret apaisé.
Parfois, les périodes émotionnelles d'un écrivain ne se rencontrent pas bien avec ce qu'il écrit.
Je vous en prie : laissez votre mouchoir dans votre poche ou dans votre sac. Il ne suffit pas d'essuyer vaguement une larme lorsqu'on vient nous parler de la misère des lépreux. Ni de sortir - avec un grand soupir [...] ► Lire la suite