Gloire aux Français ! Ils ont travaillé pour les deux plus grands besoins de l'humanité : la bonne chair et l'égalité civile.
On ne se lasse pas de changer les institutions, ne pouvant changer les hommes.
Les hommes, qui sont malheureux par essence, veulent croire qu'ils le sont par accident.
Les femmes les plus galantes deviennent sincèrement vertueuses quand il s'agit de condamner leurs rivales.
Quand ils n'ont plus de prêtres, les dieux deviennent très faciles à vivre.
Les avocats seraient moins bavards s'ils ne portaient robe.
Les grands boeufs ne font pas les grands labours.
Les femmes ne décident pas des hommes ; ce ne sont pas les femmes qui font les hommes.
Ecrire des drames, c'est tout de même ce qu'il y a de plus intéressant. Pareil à un petit dieu, on sonde les coeurs et les reins..., on juge..., on punit, on absout et on récompense.
Les décorations sont des lettres de change tirées sur l'opinion publique.
J'hésite entre la boîte de Lexomil et la pendaison : et pourquoi pas les deux ? Je n'ai pas de corde, mais plusieurs cravates Paul Smith attachées entre elles feront bien l'affaire.
Il ne faut pas sournoisement respecter les morts. Il faut traiter leurs images en amies et aimer tous les souvenirs qui nous viennent d'eux. Il faut les aimer pour eux-mêmes et pour nous, dût-on déplaire aux autres.
Dans le fond, les habitants de la Grande-Bretagne devraient s'appeler les Grands-Bretons.
Les idées volent, la pensée reste.
Amour de la nuit, brasier sans lumière, amour qui espère, l'espoir qu'on attend, tu avais dans les yeux un bouquet de prière : je t'ai dis demain j'ai pensé je mens.
Le fou ce ne sera plus l'exilé, celui qu'on repousse dans les marges de nos villes, mais celui qu'on rend étranger à lui même en le culpabilisant d'être celui qu'il est.
Sophie von La Roche ne cesse dans ses revues "pour les filles allemandes" de s'insurger contre le danger majeur de "trop savoir" qui ne peut mener qu'à la névrose et en tout cas au célibat forcé. La femme savante fait [...] ► Lire la suite
Spinoza fait partie de ces penseurs privés, qui renversent les valeurs et font de la philosophie à coups de marteau, et non pas des professeurs publics, ceux qui ne touchent pas aux sentiments établis, à l'ordre de la morale et de la police.
Chez moi il n'y a plus que moiEt pourtant ça ne me fait pas peurLa radio, la télé sont làPour me donner le temps et l'heureJ'ai ma chaise au Café du NordJ'ai mes compagnons de flipperEt quand il fait trop froid dehorsJe vais chez les petites soeurs des coeurs.
Je ne vois que mon objectif - les obstacles doivent céder.
La déclaration d'indépendance a posé la pierre angulaire du gouvernement humain sur les premiers préceptes du christianisme.
Je suis très fière que certaines soient devenues des classiques de la variété. (...) Mon premier métier, c'était les discothèques.
Le pays a besoin d'une autre voie, qu'on apaise les choses.
Les relations amoureuses, c'est comme chevaucher un taureau. On s'accroche, parfois on est secoué, on tombe et on remonte.
Quand on est enfant, on ne traverse pas les livres à toute allure comme on le fait plus tard, mais on s'y installe, on les déguste, après les avoir dévorés une première fois.
Les points positifs font les points négatifs et les points négatifs font les points positifs.
Je suppose que vous pourriez dire que j'ai un mauvais goût pour les hommes. Mais je ne ressens plus le besoin d'être la femme de quelqu'un.
Il y a des hauts et des bas dans toutes les carrières.
Les impressions des expériences spirituelles ont donné à ma vie future sa forme et son contenu.
L'une ou l'autre [analyse ou synthèse] peut être directe ou indirecte. La procédure directe est lorsque le point de départ est connu - synthèse directe dans les éléments de la géométrie. En combinant au hasard des vérités simples les unes [...] ► Lire la suite
- ... Moi ça fait vingt ans que je prends le métro, j'ai jamais rencontré personne. Pendant des années, j'étais persuadée que l'homme de ma vie m'attendait dans chaque wagon, alors à chaque station je regardais les hommes monter. - Et alors ? - Ben rien, j'ai acheté une voiture.
L'expérience m'apprit que les bonnes choses de l'univers ne le sont que suivant l'usage que nous en faisons.
Le Brésil est un pays trop chaud où la nature mangera un jour les fragiles décors surélevés dont l'homme essaie de s'entourer. Les termites vont dévorer les gratte-ciel, tôt ou tard, les lianes vierges bloqueront les autres et la vérité du Brésil éclatera enfin.
L'inconvénient des mots, c'est d'avoir plus de contour que les idées.
Tout est changé ! De notre temps, les jeunes femmes cédaient à leurs maris avec le sentiment d'accomplir un devoir difficile. Aujourd'hui, elles y prennent plaisir.
Les réclamations se font par écrit. Elles doivent être déposées dans la boîte qui est installée à cet effet et qui est vidée deux fois par semaine par la femme de ménage.
Il ne faudrait pas que celui qui vient de donner son sperme s'en lave les mains.
Coups de poing sur la table, roulement d'yeux, tapages de pieds, blasphèmes, sont les arguments de ceux qui n'en n'ont pas.
On ne peut se rendre maître des choses en les possédant toutes ; il faut s'en rendre le maître en les méprisant toutes.
Il ne faut pas croire que c'est très compliqué d'être mystérieuse. Il suffit de ne penser à rien, c'est à la portée de toutes les femmes.
Les jeunes gens prennent tout au sérieux bien qu'ils ne sachent pas donner leur sérieux à ce qu'ils prennent.
Les vieillards sont toujours assez jeunes pour s'instruire.
Depuis l'Evangile jusqu'au Contrat Social, ce sont les livres qui ont fait les révolutions.
Les passionnés soulèvent le monde, et les sceptiques le laissent retomber.
Même les chutes sont des hauts faits pour les grands.
Oui, oui ! Je sais ce qu'être dieu, et ce n'est pas drôle tous les jours. Je parle du bon Dieu, cela va sans dire. Pour l'autre, celui qui n'est pas bon, il doit avoir une vie plus facile.
Les bourreaux sont comme les diables : c'est l'ennui qui les enrage contre leurs victimes.
L'unique moyen de gouverner les hommes est de taire la vérité.
Que les morts deviennent bons, compréhensibles et désirables à mesure que l'absence et le temps les éloignent.
Pour nommer les choses, il faut les avoir baptisées un jour.