Les vieillards seuls ont le temps d'aimer.
Les religions que nous appelons fausses étaient vraies autrefois.
Il faut admirer les gens capables d'être heureux.
A vingt ans, on ne sait pas écouter entre les mots.
Il y a deux sortes de lecteurs : ceux qui traversent les livres avec prudence et ceux qui, tout aussi prudemment, laissent les livres les traverser.
Y a-t-il donc vraiment, tel que le disent les fanatiques du destin réglé par les astres, une ordonnance préalable de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous serons ?
Je me demande, au reste, si les femmes mariées savent mesurer leur déchéance. Du jour au lendemain, la plupart d'entre elles se dépouillent, se neutralisent, s'aplatissent, se coulent suivant l'image exacte de leur mari.
Nous reconnaissons les choses, nous ne les connaissons pas.
Les romans ne renferment pas la vie, ils n'en racontent que la surface ridée, comme celle d'un lac.
Les voies de la musique sont mystérieuses.
Les vrais prophètes parmi vous, ce sont ceux qui se taisent terribles.
Pour nous, pas de bons et de mauvais morts. L'origine des armes ne détermine pas les sentiments.
Le spectacle ne chante pas les hommes et leurs armes, mais les marchandise et leurs passions.
Il y a, dans la déconstruction, une figure auto-interprétative qui n'impose sa nécessité qu'en accumulant les forces qui tentent de la refouler.
Il est d'étranges soirs où les fleurs ont une âme,Où dans l'air énervé flotte du repentir,Où sur la vague lente et lourde d'un soupirLe coeur le plus secret aux lèvres vient mourir.Il est d'étranges soirs, où les fleurs ont une âme,Et, ces soirs-là, je vais tendre comme une femme.
On ne peut pas reprocher aux gens d'avoir des convictions, mais ils devraient se demander parfois ce qu'elles valent et s'il ne serait pas utile de les réviser.
C'est drôle comme les bienheureux avaient le plus de malédictions.
Nous ne sommes pas assez naïfs pour demander des hommes purs ; nous demandons simplement des hommes dont l'impureté n'entre pas en conflit avec les obligations de leur travail.
Les livres que l'on a écrits dans le passé réservent deux surprises : on ne pourrait plus les écrire et on ne le voudrait pas.
Les relations amoureuses, c'est comme chevaucher un taureau. On s'accroche, parfois on est secoué, on tombe et on remonte.
Il faut que les gens de bonne volonté se lèvent et ne laissent pas prévaloir leurs intérêts égoïstes (...) Il faut suivre un chemin honnête et généreux.
J'ai écrit que la charité chrétienne souffrira un peu devant les réponses à apporter face à l'afflux de migrants. Il faudra se durcir le coeur et supprimer en soi toute sorte de compassion. Sinon quoi, nos pays seront submergés.
On avait toujours vu les petits se faire tondre et les puissants s'emparer de la laine.
Vous connaissez les seules personnes qui sont toujours sûres de la bonne manière d'élever des enfants ? Ceux qui n'en ont jamais eu.
Les westerns spaghettis sont vraiment brutaux et opératiques avec une qualité surréaliste de la violence.
Le problème avec les films comme une entreprise, c'est que c'est un art, et le problème avec les films comme l'art, c'est que c'est une entreprise.
Mieux vaut juger les actions d'un homme que de juger ses traits physiques.
C'est pas facile d'écrire une chanson. En plus les Gainsbourg, les Nougaro, les Aznavours ils ont piqué tous les bons thèmes : l'amour, l'amitié, le temps qui passe. Il me restait quoi ? L'acné, le karting, les stores électriques ?
On ne sait jamais, devant les nouveau-nés, quelle raison de pleurer leur fournira l'avenir.
Le bonheur n'est pas dans les événements. Il est dans le coeur de ceux qui les vivent.
Tous les sentiments guerriers viennent d'ambition, non de haine.
Il y a un certain plaisir à ne pas faire les choses dans les règles
La télé idéale, c'est pas celle qui garde tout le monde rivé devant elle, ce serait plutôt celle qui foutrait tous les gens dehors.
La haine pour les favoris n'est autre chose que l'amour de la faveur.
Je déteste les arguments : ils sont toujours vulgaires et quelquefois convaincants.
Nous ne savons plus appréhender certains événements car nous avons été parfaitement conditionnés à percevoir les choses uniquement d'une certaine manière.
Il y a des milliers de raisons pour que les femmes s'habillent comme elles le font : et toutes ces raisons sont des hommes.
Les femmes ont plus de honte de confesser une chose d'amour que de la faire.
Le mariage, c'est comme la poussière, ça se fait tous les jours !
Les allégories ont un avantage sur les hommes. On ne peut pas leur tordre le cou.
Celui qui peut se soumettre aux mystères s'adjuge le pouvoir de les créer.
L'idée est dans les choses... Il n'y a que le monde qui parle.
Le condom, c'est la loi, ma fille, et les prophètes.
Ecrire des drames, c'est tout de même ce qu'il y a de plus intéressant. Pareil à un petit dieu, on sonde les coeurs et les reins..., on juge..., on punit, on absout et on récompense.
Quand les images sont perdues, l'espace aussi. Quand le son est perdu, le langage aussi.
Les machines reproductrices que l'ordre a fabriquées et répandues partout, ce ne sont pas les gouvernants, les armées, les polices, les institutions, les lois : ce sont nos propres cervelles. Décapitez l'ordre et gardez vos têtes: l'ordre repousse.
L'ennui avec les interviews, c'est qu'il faut répondre du tac au tac à un journaliste tout ce qu'on n'a pas su se répondre à soi-même toute sa vie.
La raison est historienne mais les passions sont actrices.
Les mythes sont notamment des simplifications tellement portées à l'extrême qu'elles ouvrent sur l'infini.
Si les femmes nous trompent, ce n'est pas toujours pour nous faire cocus.