Les hommes sont ce qu'on veut qu'ils soient.
La vigne a servi à la nourriture des hommes et même à leur habillement.
Ces corps mêlés, qui, se tordant, se pâmant, s'abîment dans des excès de volupté, vont à l'opposé de la mort, qui les vouera, plus tard, au silence de la corruption. En effet, l'érotisme est lié à la naissance, à la reproduction qui sans fin répare les ravages de la mort.
C'est un personnage blâmable qui use mal de ses moments.
Les hommes se gouvernent plus par caprice que par raison.
Qui souffre ses mépris les veut bien recevoir.
Je souris amèrement à me dire qu'aujourd'hui, sur deux pensées, j'en consacre une à ma propre fin, comme s'il fallait tant de façons pour décider ce corps usé à l'inévitable. À cette époque, au contraire, un jeune homme qui aurait [...] â–º Lire la suite
Non, je ne crains pas la mort. Seulement, je trouve que la providence a mal arrangé les choses. Ainsi je préférerais de beaucoup qu'on enterre mon âme et que ce soit mon corps qui soit immortel.
La tendance naturelle de l'esprit humain est de croire avant de savoir.
S'il veut vous demander conseil, c'est qu'il a déjà choisi la réponse.
Les femmes aiment surtout chez les hommes les caractères sexuels secondaires : la voiture, le portefeuille, la villa...
Le choléra avait éclaté au poste et cinq ou six hommes mouraient chaque jour.
L'homme et la femme ne forment en deux corps qu'une même unité, et les enfants qui procèdent d'eux ne sont en réalité qu'un prolongement, une continuation de leur être commun; ils revivent en eux, et par les générations successives, se perpétuent indéfiniment.
La première nuit de Ramadan, tout démon, tout djinn est enchaîné. Toutes les portes de l'enfer sont fermées, aucune ne s'ouvre. Toutes les portes du Paradis sont ouvertes, aucune ne se ferme. On appelle : "Ô toi qui veut du [...] â–º Lire la suite
Les grands hommes font leur propre piédestal ; l'avenir se charge de la statue.
Les hommes sont tous condamnés à mort avec des sursis indéfinis.
L'éducation n'est, en somme, que l'art de révéler à l'être humain le sens intime qui doit gouverner ses actes, préparer l'emploi de ses énergies et lui communiquer le goût et la force de vivre pleinement.
Celui qui veut unir dans un accord mystique L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, Ne chauffera jamais son corps paralytique A ce rouge soleil que l'on nomme l'amour !
Ce petit appendice (à transformations !) que nous autres hommes nous avons au bas du ventre, qu'il nous fait faire des folies !
La plupart des hommes jugent votre importance dans la vie par combien vous pouvez leur faire mal.
Les femmes ont leurs affaires, les hommes aussi, mais ce ne sont pas les mêmes.
Nous habitons notre corps bien avant de le penser.
Il n'y a que celui qui sait ce qu'il veut qui se trompe.
Qui veut respirer le rosier devra respirer le fumier.
Ailleurs, on n'a pas à savoir comment la pierre tombe, mais ce qu'en dit Aristote. Les yeux n'y servent qu'à lire. A quoi bon de nouvelles lois qui décrivent comment les corps tombent, si seules importent les lois qui prescrivent comment tomber à genoux.
Il n'existe pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui l'on aime ; pas de plus sûr refuge que l'âme secrète et tendre de qui l'on aime ; pas de meilleure nourriture que les caresses de qui l'on aime.
En amour, tous les hommes sont des voleurs : ils aiment encore plus la femme qui appartient à un autre.
La technique est moins importante que les hommes ou que la société, l'important, c'est le projet humain qui est derrière.
Les hommes peuvent mourir de faim par manque de réalisation de soi autant qu'ils le peuvent par manque de pain.
Aucun changement important dans le comportement humain ne s'est jamais accompli sans qu'intervienne aussi un changement dans nos positions intellectuelles, nos habitudes, nos goûts et nos convictions.
Il est plus facile d'être un voyageur ou un savant que d'être un ami, un amant. Plus aisé d'aimer les hommes vaguement que d'aimer à la perfection un seul être imparfait.