Les lois de l'espace scénique sont différentes de celles de la littérature, mais l'enjeu reste toujours de faire passer le plus possible de littérature sur l'espace scénique.
Un roman doit toujours contenir un secret.
Excepté pour la passion du héros, un roman doit être un miroir.
A propos d'un pet très long, vraiment très long et, disons la vérité, mélodieux, que je lâche au réveil, je me suis souvenu de Michel de Montaigne. Cet auteur rapporte que saint Augustin fut un fameux pétomane qui réussissait à jouer des partitions entières.
La poésie passe par l'amour des mots, l'alchimie du verbe. C'est aussi ce qui nous délivre de nous-même, qui nous permet de trouver ce qui est ailleurs.
Le biais de la fiction est en fin de compte plus personnel que la prétendue sincérité de l'aveu.
Un écrivain est quelqu'un qui a appris à son esprit à se conduire mal.
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.
L'urgence est de rétablir avec les choses un contact personnel, frais, contraignant, magique. La révolution sera sociale et poétique ou ne sera pas.
Vous ne pourrez jamais tout expérimenter. Alors, s'il vous plaît, rendez justice poétique à votre âme et faites simplement l'expérience de vous-même.