Il en est de certains souvenirs comme des morts, il ne faut point les évoquer.
Que faire dans son enfance sinon contracter la mauvaise habitude de vivre ?
La mémoire a des racines profondément ancrées dans le corps. Il suffit parfois de l'odeur de la paille pourrie ou du cri d'un oiseau pour me transporter loin et à l'intérieur. Je dis à l'intérieur, bien que je n'aie pas encore trouvé de mots pour ces violentes tâches de mémoire.
Je suis toujours surpris par les coïncidences qui nous font un clin d'oeil du fond de leur mémoire en posant des bonheurs sur les journées d'absence et nous laissent à penser que rien n'est un hasard.
L'éducation est une chose admirable, mais il est bon de se rappeler de temps en temps qu'on ne peut rien enseigner qui mérite d'être connu.
Un son ne doit jamais venir au secours d'une image, ni une image au secours d'un son.
Qui perd la mémoire se ruine.
Il faut rappeler aux nations croissantes qu'il n'y a point d'arbre dans la nature qui, placé dans les meilleurs conditions de lumière, de sol et de terrain, puisse grandir et s'élargir indéfiniment.
Quand on a fait Un Gars Une Fille, on a eu une popularité, ça nous a créé une image positive et chaleureuse. Moi ce qui m'intéresse aussi, c'est que ce soit le plus populaire possible.
Le monde souffre de ne pas avoir assez de mendiants pour rappeler aux hommes la douceur d'un geste fraternel.