Les écrivains sont des ours de société. Ils goûtent la solitude sur un théâtre.
Le théâtre a charge de représenter les mouvements de l'âme, de l'esprit, du monde, de l'histoire.
La tristesse vient de la solitude du coeur.
Pour mieux regarder le réel, pour être contemporain de toutes les malversations possibles, pour tenir le coup, être comédien m'a paru comme une distraction totale.
Je suis devenu solitaire, ou, comme ils disent, insociable et misanthrope, parce que la plus sauvage solitude me paraît préférable à la société des méchants, qui ne se nourrit que de trahisons et de haine
Arrêtez les pendules, coupez le téléphoneEmpêchez le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne ;Faire taire les pianos et sans roulement de tambour,Sortir le cercueil avant la fin du jour.Que les avions qui hurlent au dehors,Dessinent dans le ciel ces [...] ► Lire la suite
Depuis que je suis enfant, j'aime aller à l'opéra, au théâtre et au ballet.
Fréquentez le monde, la solitude est une demi-folie.
Le théâtre est une intériorité nue qui marche dans la rue.
La contemplation est un acte de solitude. L'homme seul avec son regard, comme il est seul avec son âme.
Côtoyer des femmes mythiques du théâtre forme le goût, donne des exigences.
Lorsque le coeur montre son cul, le théâtre devient un bordel.
Or, la solitude n'est-elle pas un terrain propice à la folie ?
Imaginer qu'un ours et un requin se battent. Qui gagne ?
Les films ne sont pas ma priorité, mais le théâtre l'est.
On a calculé que les fêtes de Noël provoquent chaque année la mort de dix mille fois plus de jeunes sapins en bonne santé que ne le font tous les incendies de forêt du mois d'août.
Contrairement à une idée reçue, la traduction n'est pas une "première mise en scène". Ou alors elle se condamne à l'éphémère. Elle doit être tout aussi rétive au théâtre que le texte original peut l'être.
Où finit la paresse, où commence la contemplation ?
La contemplation serait l'action à sa limite, l'apothéose de l'action. L'action par excellence. Tout le reste n'est qu'acheminement.
Même quand je vivais avec une femme, quand j'aimais une femme, je me sentais seul. J'ai toujours ressenti cela. Cette solitude que je traîne depuis toujours remonte certainement à l'enfance.
La solitude serait un endroit idéal si on pouvait choisir les gens qu'on évite.
Ce qui, en ce monde, devrait être shakespearien, Shakespeare l'a déjà en grande partie accompli.
Il y a des gens qui augmentent votre solitude en venant la troubler.
La solitude est à certains moments nécéssaire pour retrouver la cohérence de tous les matériaux qui se sont accumulés, pour renouer des fils, pour se préparer à de nouvelles rencontres.
Le théâtre a toujours été une école pour les jeunes, les gens à demi-cultivés et les femmes, qui, possédant encore le bas talent de se tromper ou de se laisser tromper, sont accessibles à l'illusion et à la suggestion de l'auteur.
La solitude rend impatient, c'est l'impatience qui tue l'enfance.
La solitude de Dieu est Sa force.
La solitude est vraiment la mère de bien des choses. Elle peut même être la mère de l'amour.
L'homme naît seul. La solitude est son lot. La famille n'a d'autre fin que de l'enfoncer davantage.
La solitude est comparable à une lampe qui baisse.
Le théâtre n'est pas muet comme est le ciné et n'est pas privé du geste comme le roman.