Les mots sont nos esclaves.
La poésie, ce sont des mots avec de la musique à l'intérieur mais qui en sortent.
On vit dans un monde de karaoké où les gens répètent les mots des autres.
J'aime mieux dire la vérité en mon langage rustique que mensonge en un langage théorique.
En quelques mots, je définis la Poésie des mots comme Création rythmique de la Beauté. Son seul juge est le Goût.
N'est-ce pas finalement une piètre idée du politique, que de penser qu'il ne peut advenir au langage que sous la forme d'un discours directement politique ?
Toute parole est en trop quand on a du désir, d'ailleurs parler l'annule - il n'y a pas de mots pour dire le désir, pas de mots courants qui ne servent à le trafiquer, à le masquer, à l'apaiser ou à le détruire.
Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l'autre.
D'ailleurs, chacune de ses paroles était de vanité, et il me parut avoir, comme la plupart de ces hommes, un cerveau d'enfant dominé par des mots de spécialiste.
Les mots parviennent toujours à faire taire ce que les regards ne savent pas cacher.
Les mots il suffit qu'on les aime pour écrire un poème.
Celui qui a une mémoire remarquable des mots a rarement une heureuse compréhension des choses.
Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté.
Les mots sont comme les sacs : ils prennent la forme de ce qu'on met dedans.
Les gens pour qui le péché n'est qu'une question de mots, pour eux le salut n'est que des mots aussi.
Le langage est notre corps et notre air, notre monde et notre pensée, notre perception et notre inconscient même.
Les mots peuvent être mortels. Un mot peut tuer quelque chose en vous ou installer dans votre coeur une lèpre que rien ne pourra plus guérir.
J'aime la vie quand elle rime à quelque chose.
Le langage quotidien est une partie de l'organisme humain, et pas moins compliqué que ce dernier.
Définir, c'est entourer d'un mur de mots un terrain vague d'idées.
Le symbole a aussi une fonction critique, et l'objet de sa critique, c'est le langage lui-même.
Paulo je t'aime. Cette nuit j'ai pensé à toi et aux mots de ma lettre pour te le dire. Ton front penché vers des rêves qui te paraissent impossibles, à ton oreille te convaincre du contraire.
Et peut-être que tel se pense bien habile,Qui trouvant de mes vers la rime si facile,En vain travaillera, me voulant imiter.
J'écris parce que je ne veux pas des mots que je trouve, par soustraction.
La rime est un jupon, et je m'amuse à la suivre.
Il faut plus de lumière pour libérer un coeur que pour faire une aube, plus d'amour que de mots pour écrire à celles qu'on blesse...
L'union la plus grande possible que l'on peut avoir entre deux êtres, c'est faire l'amour. Ce n'est pas avec des mots que l'on communique.
Les mots sont dociles à qui les aime.
Énigme du monde, j'ai peur qu'elle n'ait que deux mots : propagation pour les espèces et douleur pour les individus.
Dites à une femme deux ou trois mots qu'elle ne comprenne pas, d'aspect profond. Ils la déroutent, l'inquiètent, la rendent anxieuse, la forcent à réfléchir et vous la ramènent consciente de son infériorité, sans défense. Car le reste est un jeu d'enfant.
Je m'intéresse au langage parce qu'il me blesse ou me séduit.