Nous autres, comédiens, sommes les vecteurs de l'imaginaire des réalisateurs.
Les simples ont quelque chose de plus que les docteurs, qui souvent se perdent à la recherche des lois les plus générales. Ils ont l'intuition de l'individuel.
Les hommes font facilement des promesses qu'ils n'ont pas l'intention de tenir effectivement.
Tous les hommes seront alors des marins jusqu'à ce que la mer les libère.
Les grands hommes sont toujours seuls.
Regardez les choses jusqu'à ce que vous les voyiez; les plus près de Dieu les ont vues.
De New-York à TokyoTout est partout pareilOn prend le même métroVers les mêmes banlieuesTout le monde à la queue leu leuLes néons de la nuitRemplacent le soleilEt sur toutes les radiosOn danse le même discoLe jour est gris, la nuit est bleue.
Le drame de la minorité homosexuelle est que son destin dépend du regard que pose sur elle la majorité hétérosexuelle. Or, les homosexuels servent de repoussoirs psychologiques aux mâles hétérosexuels prisonniers de l'idéologie patriarcale. Leur sort, autant que celui des femmes, dépend étroitement de la mort du patriarcat.
Je vivais à deux cents à l'heure ma vie que je voulais romanesque. Impossible pourtant aujourd'hui de mettre de l'ordre dans ma mémoire mille éclairs mille nuits toutes pareilles pourtant mille petits matins avec le même chagrin, les bouts de bonheur. Les mêmes odeurs. C'est important les odeurs pour la mémoire. C'est l'habit du visible.
J'ai eu du mal approcher le bonheur, le mien, avec cette putain d'envie que les autres aient le même au moins. Ce songe lointain. Bonheur humain où l'amour sera roi.
Oh ! que si l'âne alors, à bon droit misanthrope,Pouvait trouver la voix qu'il eut au temps d'Esope ;De tous côtés, docteur, voyant les hommes fous,Qu'il dirait de bon coeur, sans en être jaloux,Content de ses chardons, et secouant la tête :Ma foi, non plus que nous, l'homme n'est qu'une bête !
Écoute-moi revivre dans ces forêtsSous les frondaisons de mémoireOù je passe verte,Sourire calciné d'anciennes plantes sur la terre,Race charbonneuse du jour.
Tu n'es pas de celles qui meurent où elles s'attachent,Tu frottes ta joue à toutes les moustaches,Faut se lever de bon matin pour voir un ingénuQui ne t'ait pas connue,Entrée libre à n'importe qui dans ta ronde,Coeur d'artichaut, tu donnes une feuille à tout le monde,Jamais, de mémoire d'homme, moulin n'avait étéAutant fréquenté.
Aimer quelqu'un, c'est avoir trouvé l'être humain qui nous permet de dépenser pour lui les qualités que nous perdrions avec les autres... avoir trouvé l'être qui, par sa propre rareté, suscite la nôtre.
L'université est un lieu d'étude important, mais pas une école pour écrivains. L'apprentissage littéraire se passe entre soi et soi, ou entre soi et les êtres dont l'âme provient de la même racine.
Il est plus important d'avoir de la beauté dans ses équations que de les faire correspondre à l'expérience.
Les livres ont conduit certains à apprendre et d'autres à la folie.
Les médecins laissent mourir, les charlatans tuent.
L'opinion publique est la pire de toutes les opinions.
Je voudrais simplement dire que j'ai un dégoût personnel pour les petits chiens, comme les caniches. J'ai des problèmes physiques sérieux avec eux. Tout à leur sujet signifie que je dois les tuer.
Elie semoun m'a envoyé un SMS. Hé Dieudo ! Moi aussi j'ai annulé ma tournée. Enfin... pas pour les mêmes raisons...
Écoute-moi bien, aujourd'hui, t'as fait couler le sang et les larmes de ma petite soeur. À partir de maintenant, j'veux plus que tu la regardes, je veux même plus que tu penses à elle, parce que si tu penses à elle, tu penses à moi, et si tu penses à moi, j'déboule et j'te démonte...
Si lui y marche avec nous, ça va débouler rouge. Des bassistes comme ça on en fait plus, on a perdu l'moule ! [...] Une bête j'te dis : à l'époque où on était avec les Bulldozers, son pseudonyme c'était Bazooka, tel'ment qu'y bastonnait. Non, même avec des moufles y peut jouer les doigts dans l'nez.
Les femmes ne livrent jamais tout au premier regard. Elles gardent des provisions. Les hommes sont des affamés.
Les mômes sont le négatif des anges, de petits diables sans pitié.
Quoique les hommes se flattent de leurs grandes actions, elles ne sont pas souvent les effets d'un grand dessein, mais des effets du hasard.
Moins on a de richesse et moins on a de peine ; C'est posséder les biens que de savoir s'en passer.
Le métier de croque-mort n'a aucun avenir. Les clients ne sont pas fidèles.
Par une fatalité malheureuse, ce sont les hommes qui aiment le mieux qui savent le moins bien parler d'amour.
Les hommes devraient d'abord croire dans les hommes et le reste viendrait naturellement.
Les dieux, faisant un tri parmi les hommes, éliminent les pires et les meilleurs, ne laissant vieillir que les rares mortels qui ont vécu sans haine et sans excès, pour qu'ils conduisent la génération suivante.
J'adore la télévision. En fermant les yeux, c'est presque aussi bien que la radio.
Tout est preuve pour les croyants. Tout est preuve pour les athées.
Dans toutes les existences, on note une date où bifurque la destinée, soit vers une catastrophe, soit vers le succès.
Les proverbes ressemblent aux papillons ; on en attrape quelques-uns, les autres s'envolent.
Les femmes sont cause des plus grands événements.
On a remarqué que de tous les animaux, les femmes, les mouches et les chats sont ceux qui passent le plus de temps à leur toilette.
D'ordinaire, ceux qui gouvernent les enfants ne leur pardonnent rien, et se pardonnent tout à eux-mêmes.
Les idées sont comme les âmes : fragiles et éternelles.
Les conjonctions illicites contribuent peu à la propagation de l'espèce.
Si les poissons sont muets, les poissonnières sont bavardes pour eux.
Les profanes s'amusent du spectacle, les connaisseurs observent les techniques.
Avec les femmes est-on jamais sûr ?
C'est en mémoire de ce sacrifice plein de piété que les musulmans du monde entier sans exception célèbrent la Tabaski et sacrifient des animaux.
Tels les hommes sortent primitivement du règne animal, - au sens étroit, - tels ils entrent dans l'histoire : encore à demi animaux, grossiers, impuissants encore en face des forces de la nature, ignorants encore de leurs propres forces ; par conséquent, pauvres comme les animaux et à peine productifs qu'eux.
Ses gestes ont une élégance quasi rectiligne ; puis, tout à coup, ses bras font des signes implacables qui arrachent des mugissements aux trombones et affolent les cymbales... C'est très impressionnant et tient du thaumaturge ; le public ne sait plus comment manifester son enthousiasme.
Vous qui avez le doigt sur la puissance armée et sur les codes du feu nucléaire, vous qui, d'une simple parole pouvez faire pleuvoir un déluge de fer et de sang sur des milliers d'innocents pour neutraliser quelques dizaines de criminels, m'accorderiez-vous quelques minutes avant de lâcher vos projectiles ?
Les plus forts gagnent la bataille et les plus rapides gagnent la course.
Ne cueillez pas les choses maintenant, elles porteront leurs fruits plus tard.
Déterminez simplement quelles sont vos valeurs personnelles, puis faites-en les valeurs de l'entreprise.