Les pensées sans contenu sont vides, les intuitions sans concepts sont aveugles.
Des lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
Les gens ont tendance à associer toute personne qui regarde et se comporte différemment à une activité illégale ou immorale.
Tous les hommes qui ont du pouvoir ou une très grosse fortune attirent les femmes.
- Tu dors ? - Officiellement oui. - Les rumeurs disent que tu fais semblant. - Oui j'ai vu ça dans Paris Match. Juste des ragots. - Je vais dormir un peu.
Madame, vous ressemblez à mes rêves mieux que toutes celles qui les ont suscités. Vous avez ce quelque chose de délicieusement désinvolte qui ne se rencontre que chez les êtres divins. Mon imagination n'a rien n'a vous prêtez que vous n'ayez déjà.
Peu d'objets éveillent, comme le livre, le sentiment d'absolue propriété. Tombés entre nos mains, les livres deviennent nos esclaves.
Si le goût des honneurs vient aux personnages vieillissants, c'est par logique et hygiène. Quand les reins se fatiguent il faut aimer les fauteuils.
Sachons éviter les offenses, puisque nous ne savons pas les supporter.
N'user du fouet qu'à contrecoeur rend les enfants rebelles.
On n'écoute pas d'autre prédication que le temps, qui vous inculque toutes les idées que les gens plus âgés que vous, avaient vainement essayé de vous mettre dans la tête.
Réaliser cent utopies pour que les espoirs dépassent enfin la nostalgie.
Si Dieu fermait un instant les yeux et qu'il retirât à lui sa main puissante, le monde entier s'évanouirait comme un songe.
A un certain âge, toutes les femmes ont envie d'être veuves.
Les événements sont comme les trapèzes : il y a une coïncidence et une seule qui permet de passer de l'un à l'autre.
Les adultes craignent l'enfance, symbole de leur mort.
On a besoin d'idéaux, si on veut être humain. La force, c'est bon pour les bêtes.
Toutes les femmes aiment les bouquets, peu de femmes aiment les fleurs.
Il avait changé sa bibliothèque comme on change sa veste ; après tout, les bibliothèques peuvent bien devenir trop étriquées ou trop larges pour l'âme.
Les garçons seront toujours des garçons. Et cela n'aurait pas d'importance si l'on pouvait empêcher les filles de rester des filles.
Les hommes ne désirent pas être riches, mais être plus riches que les autres.
Pour les jeunes gens, tout ce qui a plus de vingt cinq ans, c'est la vieillesse ; trente, cinquante, ce sont des variations infimes et sans intérêt.
Le simple sentiment d'amour n'est pas un passe-partout qui permet d'enfoncer toutes les portes de la vie quotidienne.
Ce ne sont pas les langues qui définissent les frontières d'Internet mais les liens culturels.
Les choses les plus obscures ou qui vous semblent-elles, sont souvent les plus limpides, c'est une question d'éclairage.
La vie, ça se joue serré. Si on mentionne ses points faibles, les autres en abusent immanquablement.
Il n'y a que la vérité qui puisse encore étonner les gens.
Les robes sont comme les femmes ; elles ont l'âge qu'elles paraissent.
Les rêves de jeunesse sont des rêves solitaires qui durent peu.
Ce sont généralement les types qui disent "laissez-moi rire" qui ne se marrent jamais.
Il y a trois sortes d'hommes : ceux qui créent des mondes, ceux qui les explorent et ceux qui les ignorent.
On trouve plus de certitude sur un visage que dans les paroles.
On doit lire tous les écrivains deux fois, les bons et les mauvais. Les uns, on les reconnaîtra ; les autres, on les démasquera.
De toutes les républiques, celle des lettres est, sans contredit, la plus ridicule.
La destruction à grande échelle est l'affaire de Dieu, les hommes n'ont pas le droit de s'en mêler.
Les chances perdues font autant partie de la vie que les chances saisies, et une histoire ne peut s'attarder sur ce qui aurait pu avoir lieu.
En général les vies semblent virer abruptement d'une chose à une autre, se bousculer, se cogner, se tortiller.
Un écrivain ne doit jamais perdre cet «état d'enfance». Un état qui n'est pas nécessairement de l'immaturité ou de la sentimentalité, mais une manière de regarder les choses comme si on les voyait pour la première fois.
Un véritable égoïste accepte même que les autres soient heureux, s'ils le sont à cause de lui.
Les drames sans images, sans visages, ont peine à atteindre la conscience collective.
Les bébés sont d'une affligeante banalité. Ils se bornent à pousser des cris incompréhensibles comme s'ils allaient à l'abattoir.
Déprimer les spectateurs, c'est les inciter à la passivité. Les amuser, c'est retenir leur attention.
C'est à travers les relations avec autrui, et par leur intermédiaire, qu'on prend conscience de son propre vieillissement ; soi-même, on a toujours tendance à se voir sous les espèces de l'éternité.
Les moqueries et les insultes sont comparables à de la pluie ; elles ne sont pas dangereuses en soi, cependant personne n'aime se faire mouiller.
La poésie, c'est quelque chose qui marche par les rues.
Tu disais toujours : n'affronte pas les problèmes, brûle-les. Eh bien, j'ai fait les deux. Adieu, capitaine
Tu peux jouer à l'hirondelle :Il suffit d'ouvrir les brasEt de sauter très haut, très haut.
La poésie est active dans toutes les formes de création. C'est elle qui en fait la beauté, laquelle est un éveil, un cri d'alarme.
Il est là mon plus beau collier. C'est les deux bras de ma petite fille.
La littérature est un refuge. Elle a approfondi ma vision du monde. Les livres m'ont dit des choses que ne me disaient pas les vivants. En ce sens, elle m'a donné une leçon de morale artistique. Je luis dois ça, une conscience morale.