Avant les médias, il y avait une limite physique à l'espace qu'une personne pouvait occuper toute seule.
Comme le vin, les légendes réjouissent le coeur de l'homme.
On n'insistera jamais assez sur les inconvénients que présente l'abus de cyanure de potassium dans l'alimentation des nouveau-nés.
Les femmes rentrent volontiers dans leur ménage aux approches de la quarantaine ; c'est l'âge où les hommes en sortent.
Les débats politiques se résument trop souvent à des "dialogues de sourds pour pensées muettes".
Les corps se défont vite si l'esprit se rebelle.
Les journaux ont à peu près le même rapport à la vie que la cartomancienne à la métaphysique.
Les vacances ? Dès le deuxième jour, l'ennui commence sitôt le petit-déjeuner expédié. On va acheter des cartes postales qu'on adresse à des truffes qui s'ennuient autre part en vous écrivant les mêmes.
On oublie vite les morts. On oublie très vite, aussi, les circonstances où l'on a été malheureux... Il ne faut pas s'en scandaliser : s'il en était autrement, la vie serait un cauchemar.
La télévision nous fera une race d'hommes-éponges. On perdra l'art de la conversation avant même de l'avoir appris. C'est à vous faire regretter les jeux de société.
Si l'amour n'était pas la plus noble des passions, on ne le donnerait pas pour excuse à toutes les autres.
Trop aboyer fatigue les oreilles les plus attentives.
Les astrologues, pour beaucoup de choses, annoncent des choses vraies.
Les échanges et les voyages à travers le monde nous donnent la responsabilité de conserver nos spécificités, et non de les détruire.
Les calamités sont de deux ordres : le malheur qui nous atteint et le coup de chance qui arrive aux autres.
La vie des écrivains, c'est plus important que les livres. On entend le mensonge et on entend la vérité, on entend le dedans et on entend le dehors, on est en soi et on est hors de soi.
Il n'y a rien de plus réel que les songes.
Ce qui distingue les forfaits de la vie de ceux du théâtre, c'est que dans la vie on fait plus et on dit moins, et qu'au théâtre on parle beaucoup pour faire une toute petite chose.
Ce sont les petits désirs qui rendent un jeune homme hardi.
La mémoire, c'est curieux, s'attarde délicieusement là où les yeux ont pleuré.
Pour rétablir la confiance, il faut que les citoyens perçoivent qu'on a bien identifié avec eux ce qu'ils vivent. Le meilleur moyen, c'est encore de leur demander ce qu'ils en pensent. Je crois, moi, à l'expertise citoyenne.
La liberté n'est pas dans une indépendance rêvée à l'égard des lois de la nature, mais dans la connaissance de ces lois et dans la possibilité donnée par là même de les mettre en oeuvre méthodiquement pour des fins déterminées.
Le retour à des traditions périmées, le refuge dans un passé vermoulu, ne sont pas compatibles avec ce grand élan actuel vers la liberté. La liberté politique, à laquelle aspirent aujourd'hui tous les hommes, doit s'accompagner d'une libération intérieure, c'est-à-dire, [...] ► Lire la suite
Dieu guérit, et le médecin prend les honoraires.
Vous ne pouvez pas toujours faire l'extraordinaire, entre les deux, vous devez faire l'ordinaire. Parce que si vous ne le faisiez pas, qu'est-ce qui constituerait l'extraordinaire ?
Non, Mike, lâche-moi un peu ! Vous étiez tous les trois une bande de petits trous du cul ! J'étais le seul raisonnable.
La vérité n'appartient qu'à ceux qui savent, les autres ont le droit d'avoir celle qu'ils se sont inventée.
On invente, les autres copient.
Je n'aime pas les vêtements, je n'aime pas particulièrement les voitures. J'ai une maison très agréable. Je tombe malade en bateau.
Je voulais être comme les gens que je voyais à la télé, je me disais qu'un jour je ferai du ski, j'aurai une belle voiture...
Je veux juste faire de la musique, je ne veux pas que les gens parlent de moi.
Une fois de plus, il va nous falloir être ce cratère brûlant d'où va jaillir de nouveau la flamme des révolutions qui, par contagion, deviennent la cause commune de toutes les nations d'Europe. Nous allons ouvrir la brèche, nous n'avons [...] ► Lire la suite
Les avares amassent comme s'ils devaient vivre toujours ; les prodigues dissipent comme s'ils allaient mourir.
Je n'aime pas les maisons neuves : leur visage est indifférent.
Les enfants disent ce qu'ils font ; les vieillards, ce qu'ils ont fait ; et les sots, ce qu'ils veulent faire.
Le mot "homme" est un terme générique qui embrasse les femmes.
Dieu qui nous avait donné les joies de la terre, voulut aussi nous donner les joies de l'esprit. Avec la douleur, Dieu montre à ceux qui veulent le comprendre le chemin qui mène à l'esprit.
Voulez-vous réussir dans les choses de l'intelligence ? L'infaillible moyen d'y penser toujours.
Les gens, ils trouvent que le monde est bien comme il est, tout juste comme il est et chacun d'eux, provisoirement, puise le sens de sa vie dans celle de l'autre.
C'est sur la terre que s'engagent les dépenses, mais le grand livre où on les apure est au ciel.
Les célibataires en savent plus long sur le mariage que les hommes mariés. Sans quoi, ils ne seraient pas restés célibataires.
L'on doit se taire sur les puissants : il y a presque toujours de la flatterie à en dire du bien ; il y a du péril à en dire du mal pendant qu'ils vivent, et de la lâcheté quand ils sont morts.
Tous les parents se valent.
Les partis de la liberté vivent de l'impuissance de leurs partisans.
Les metteurs en scène passent. Les auteurs restent.
Les nouveau-nés sourient aux anges dit-on. Et en effet si les anges sont ces riens qui pour un rien parfois donnent des ailes.
Certains enfants disparaissent de la vie de leurs parents pour les obliger à penser à eux.
Tous les hommes ont les mêmes droits... Mais du commun lot, il en est qui ont plus de pouvoirs que d'autres. Là est l'inégalité.
Je n'ai cessé de me demander jusqu'à quel point l'environnement peut influencer et façonner l'homme, sa vie et sa personnalité et quelles sont les limites de son action.
Les seul vrais cadeaux sont ceux où l'on a du se priver pour les faire.