Alors que certains ne pensent qu'à faire fructifier leurs rares idées, d'autres plus généreux, distribuent les leurs par poignées.
La langue française est une noble gueuse, elle ne souffre pas qu'on l'enrichisse malgré elle.
Qui n'a remarqué la prudence cauteleuse, la discrétion solennelle, le morituri sumus de ces braves gens, lorsqu'ils énoncent les sentences moisies qui leur furent léguées par les siècles et qu'ils transmettront à leurs enfants ?
Les parents doivent enseigner à leurs enfants des principes de respect et de tolérance.
Une grande partie de la rhétorique républicaine est meilleure que celle des démocrates. Mais quand ils sont au pouvoir, c'est à peu près la même chose. C'est servir leurs partisans, c'est le bien-être des entreprises, c'est le copinage qui est si destructeur, en particulier pour les défavorisés.
Ceux qui volent des individus passent leurs vies au cachot, couverts de chaînes ; ceux qui volent l'Etat vont vêtus d'or et de pourpre.
Qui va se souvenir d'elle sinon moi... le seul le dernier avec mon petit stylo- feutre. Les êtres s'effacent, on a beau conserver leurs os dans des caisses d'ébène, graver leur nom dans la pierre, ça ne dure que la vie des suivants... des quelques survivants...
Les hommes aux pensées profondes, dans leurs rapports avec les autres hommes, ont toujours l'impression d'être des comédiens, parce qu'ils sont forcés, pour être compris, de simuler une superficie.
Les beaux militaires, depuis un siècle, remplissent merveilleusement leurs culottes, mais ils ne remplissent pas leur destins.
Les mathématiciens traitent parfois de grands nombres, mais jamais dans leurs revenus.
Qui peut dire si l'on ne maintient pas en vie la conscience de ceux qu'on a aimés en reproduisant leurs gestes, en reprenant leur tics, en vaporisant leur odeur ?
Les gens n'expriment pas toujours leurs pensées intérieures les uns aux autres; une conversation peut être assez triviale, mais souvent les yeux révèlent ce qu'une personne pense ou ressent réellement.
Il n'y a pas de mathématiques modernes. Ces deux mots anodins font pourtant régner la terreur dans des millions de foyers où les parents, angoissés, "sèchent" sur des problèmes donnés à leurs fils en quatrième.
Les femmes se défendent en attaquant, et leurs attaques sont faites d'étranges et brusques capitulations.
Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes.
Je ne sais pas pourquoi, mais les femmes dans un salon de coiffure partagent leurs secrets les plus profonds.
L'homme est comme un temple. Quand la colonne est brisée, il tombe, et les femmes n'y portent plus leurs dévotions.
Moi, je répondais de mon mieux à toutes leurs questions, donnant sur mon ami les détails que je savais, inventant effrontément ceux que je ne savais pas.
Il faut revenir au théâtre pour redevenir attentif à notre destin dans la langue et saisir le grand mouvement de nos vies, que la scène restitue et rend visible.
Le plaisir, qui ouvre les yeux des hommes, ferme ceux des femmes, même si leurs paupières restent levées.
Les gens aiment voir souffrir leurs héros.
La science a intérêt à ne pas trop libérer l'esprit des hommes, avant d'avoir apprivoisé leurs instincts.
Il faut surtout se méfier de ce petit groupe d'hommes égoïstes qui couperaient les ailes de l'aigle américain afin de plumer leurs propres nids.
Je crois en la justice et je crois que les gens sont tenus responsables de leurs actes.
Le pouvoir de la fortune n'est reconnu que par les misérables car les heureux attribuent tous leurs succès à la prudence et au mérite.
En ce bas monde, une personne au coeur généreux est souvent malmenée, soyez patients, car votre salut se trouve au bout du chemin.
L'humour nous aide à traverser la vie avec un minimum de grâce. Il offre l'un des rares moyens de faire face à l'absurdité de tout cela.
Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'État les fait mal.
J'ai fait une erreur en pensant que les organisations mues par la recherche de leur intérêt privé, en particulier les banques et les autres organisations de ce genre, étaient, pour cette raison, les mieux à même de protéger leurs actionnaires et leurs investissements.
Prenons-y garde, nous aurons peut-être un jour à nous reprocher un peu trop d'indulgence pour les philosophes et pour leurs opinions. La philosophie trop audacieuse du siècle a une arrière-pensée.
Les personnes fières engendrent leurs propres peines.