Je vadrouille à travers les jours comme une putain dans un monde sans trottoirs.
L'imprévisible apparaît comme un défi scandaleux lancé à la face d'un monde dont le coeur bat chaque jour davantage au rythme des ordinateurs.
Le monde a tué la lenteur. Il ne sait plus où il l'a enterrée.
Le moteur de l'économie c'est la Guerre. Donc le problème de l'économie de nos jours n'est pas que Nicolas est trop nerveux, mais que les Allemands sont devenus trop gentils.
Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de diverses manières ; ce qui importe, c'est de le transformer.
Le présent, nous y sommes attachés. L'avenir, nous le fabriquons dans notre imagination. Seul le passé, quand nous ne le refabriquons pas, est réalité pure.
L'homme vient au monde et le quitte les mains vides.
Nous sommes faits pour le bien. Nous sommes faits pour l'amour. Nous sommes faits pour la convivialité. Nous sommes faits pour être ensemble. Nous sommes faits pour toutes les belles choses que vous et moi connaissons. Nous sommes faits pour dire au monde qu'il n'y a pas d'étrangers.
Depuis la création du monde il n'y a eu qu'une entente sacrée : la connivence des femmes.
La mode est la plus excellente des farces, celle où personne ne rit car tout le monde y joue.
Vois comme cette petite chandelle répand au loin sa lumière ! Ainsi rayonne une bonne action dans un monde malveillant.
Nous ne sommes pas isolés du monde. Le monde frappe à notre porte.
Le grand argument du fascisme se résume à «tout le monde tait la vérité, mais nous, nous la disons, au risque de choquer».
Un baiser : c'est une demande adressée au deuxième étage pour savoir si le premier est libre.
Il y a un devoir envers le public : celui de ne pas le décevoir.
Un homme qui a fait une fois un bond dans le paradis, comment pourrait-il s'accomoder ensuite de la vie de tout le monde ?
J'ai toujours vécu ma vie comme je le voulais et j'ai été honnête avec moi-même et avec tout le monde autour de moi.
La Création fut le premier acte de sabotage.
Alors qu'un trou d'aiguille n'est pas trop étroit pour deux amis, le monde entier n'est pas assez grand pour séparer deux ennemis.
Sourire, c'est parfois montrer que l'on n'est pas si sérieux qu'il semble, c'est atténuer les reproches, assurer une communion spirituelle que l'homme trop sérieux ne connaît pas. Sourire, c'est parfois détourner autrui du monde compact des intérêts pour l'appeler à une communion dans le non-sérieux.
Si ce monde est le meilleur de tous, c'est simplement parce que c'est le seul dont nous disposions à vrai dire sous nos deux pieds !
Tout le monde voudrait vivre longtemps, mais personne ne voudrait être vieux.
On appelle fin du monde le jour où le monde se montre juste ce qu'il est : explosif, submersible, combustible, comme on appelle guerre le jour où l'âme humaine se donne à sa nature.
La politique est comme la chasse, on entre en politique comme on entre dans l'association des chasseurs. La grande brousse où opère le chasseur est vaste, inhumaine et impitoyable comme l'espace, le monde politique.
On ne tombe pas amoureux tous les jours ! Cela peut n'arriver qu'une seule fois dans la vie.
Le génie, c'est réaliser la prouesse de se trouver un public alors qu'on n'est pas exagérément doué.
Passé quarante ans, tout le monde ressemble à une ville bombardée. Il tombe amoureux quand elle éclate de rire - au désir s'ajoute une promesse de bonheur, une utopie de tranquillités emboîtées -, il suffira qu'elle tourne la tête vers lui et se laisse embrasser, et il accèdera à un monde différent.
C'est bien, de mépriser le monde et de s'en servir, mais comme c'est mieux de le mépriser tout simplement !
Si tout le monde devient seigneur, qui fera tourner notre moulin ?
Le succès pour moi n'est pas une destination, c'est un voyage. Tout le monde travaille pour atteindre le sommet, mais où est le sommet ? Il s'agit de travailler plus dur, de s'améliorer et de progresser.
Parfois, quand une personne est absente, tout le monde semble dépeuplé.