Les rêveries sont les illusions du diable.
La douceur a fait pacte avec la vérité ; elle est une éthique redoutable.
Le monde physique paraît l'ouvrage d'un être puissant et bon, qui a été obligé d'abandonner à un être malfaisant l'exécution d'une partie de son plan. Mais le monde moral paraît être le produit des caprices d'un diable devenu fou.
Le diable vient chez les riches, mais chez les pauvres, il vient deux fois.
L'action console. Elle est l'ennemie de la pensée et l'amie des illusions flatteuses. Ce n'est que dans l'action que nous pouvons avoir le sentiment d'être maître de notre destin.
Le diable : encore un incompris !
Les illusions tombent l'une après l'autre, comme les écorces d'un fruit, et le fruit, c'est l'expérience. Sa saveur est amère.
La politique est un balancier dont les oscillations entre anarchie et tyrannie sont alimentées par des illusions sans cesse renouvelées.
Le diable met la femme sous l'homme pour mettre l'homme sous lui.
S'il existait un enfer pour les amoureux et les buveurs, le paradis serait désert.
Le diable est optimiste s'il pense pouvoir rendre les hommes pires qu'ils ne sont.
Qu'est-ce qu'une femme amoureuse ? Un sexe ? Fi donc ! C'est un assemblage confus de rancoeurs, de revanches à prendre, de faiblesse, de narcissisme et de rêveries utopiques dont il faut savoir profiter au moment dévolu. Et avec brio, s'il vous plaît !
Le courage n'est pas de peindre cette vie comme un enfer puisqu'elle en est si souvent un : c'est de la voir telle et de maintenir malgré tout l'espoir du paradis.
Nous sommes chacun notre diable et nous faisons de ce monde notre enfer.
Tel a le chapelet en main, qui a le diable au corps.
Faut-il condamner Hugo parce qu'il s'est trompé ? Parce qu'il a cru que la connaissance donnée à tous assurerait la moralisation de tous ? Il faut aimer les illusions quand elles sont généreuses. Même si nous devons plus tard nous attrister quant à leur naïveté.
Que dire maintenant des relations entre nous, entre le créateur et sa créature ? A vrai dire, je dois admettre que nous avons été quelquefois en froid... Il y a eu des moments où je me suis demandé : « Pourquoi diable a-t-il fallu que j'invente ce petit être détestable, pompeux et fatigant ? »
Ce sont nos illusions qui créent le monde.
Une nation est une société unie par des illusions sur ses ancêtres, et par la haine commune de ses voisins.
Le diable est un grand artiste perdu par le goût du cocasse et du monstrueux.
Dois-je demander comment finira ce monde, ou comment a débuté cet enfer ?
Le monde naît des grandes illusions qui détruisent la Terre.
La fête du 14 juillet incarne l'esprit de la résistance et de la liberté qui anime le peuple français depuis des siècles.
J'ai le blues dans mon coeur, et le diable dans mes doigts.
Demandez à un crapaud ce que c'est que la beauté : il vous répondra que c'est sa crapaude avec deux gros yeux ronds sortant de sa petite tête... Interrogez le diable il vous dira que le beau est une paire de cornes, quatre griffes et une queue.
Il n'est pas de pire enfer que de se haïr soi-même.
Je brulerai en enfer pour te protéger...
Sans illusions à perpétuité, que serions-nous donc ? C'est l'espoir qui nous mène, qui nous tient en vie.
Toutes nos phrases sont dictées par les nécessités et les illusions de notre situation concrète.
Si la société de consommation ne produit plus de mythe, c'est qu'elle est elle-même son propre mythe. À un Diable qui apportait l'Or et la Richesse (au prix de l'âme) s'est substituée l'Abondance pure et simple. Et au pacte avec le Diable le contrat d'Abondance.
Je ne voudrais pas ôter leurs illusions à des millions de gens qui ont le droit de rêver en pensant qu'une idole est un modèle.