Le pouvoir, de même que l'amour, l'art ou la découverte, prend ses racines dans la mort.
La mort. C'est la seule solution que Dieu a imaginée pour écarter les prétendants à son sceptre.
La biographie ajoute une crainte à la mort.
Aimer, écrire sont les seuls remparts que j'aie trouvés contre l'omniprésence de la mort et de la dépression.
Lorsque l'amour est mort, on n'a pas le droit de lui donner l'aumône. L'amitié est une aumône, par rapport à l'amour-passion.
Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d'oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.
Un sexe morne et mort pèse encore plus lourd qu'un sexe en érection. Etre homme, serait-ce être toujours encombré ?
Je ne m'accroche pas assez à la vie pour craindre la mort.
La première qualité d'un héros, c'est d'être mort et enterré.
La mort est le berceau de la vie.
La douleur, comme la mort, ne fait pas de distinction de classes, de religions, d'âges, de conditions.
La crainte de l'immortalité pourrait être le meilleur remède à la peur de la mort.
Si un homme peut combler l'écart entre la vie et la mort, s'il peut vivre après sa mort, alors peut-être qu'il était un homme formidable.
Pourquoi s'en faire avec la mort quand la vie nous donne déjà bien assez de soucis comme ça ?
Bucoliques. Le feu de bois. Toute cette fête, toute cette vie ! Puis cette agonie, puis cette mort, cette déboulée des bûches.
Mort, on vous gratifie de toutes les qualités possibles. On vous enjolive le portrait posthume, ça vous fait un joli tibia !
La vie du loup est la mort du mouton.
La mort n'existe que pour ceux qui restent.
Il est bien rare qu'un vivant soit à la hauteur du mort qu'il fera.
La meilleure raison, pour se suicider, c'est la peur de la mort.
Le Verbe, quand il s'incarna, passa de l'ubiquité à l'espace, de l'éternité à l'histoire, de la félicité illimitée au changement et à la mort.
En somme la mort, c'est un peu comme un mariage.
Si la mort était un bien, les dieux ne seraient pas immortels.
La mort en abolissant la possibilité de satisfaire nos aspirations anéantira nos désirs.
Doit être considéré comme mort celui qui n'arrive pas à accepter l'idée de la mort.
L'écriture, comme la vie, commence avec la mort.
L'amour-propre est une curieuse bête, qui peut dormir sous les coups les plus cruels et puis s'éveille, blessé à mort, par une simple égratignure.
Là où la vie brûle, la mort vraiment n'est rien.
La vie d'un homme, fût-il esclave, est sacrée et personne n'a le droit de la supprimer ou même de se donner à mort.
Si j'étais né sur une île déserte et si j'y avais passé ma vie, je n'aurais même pas soupçonné l'existence de la mort.
Je déteste la violence. Quand je tiens une arme à feu, je sens la mort entre mes mains, mais c'est amusant de faire semblant dans les films.
Crois-tu que la vie soit un passage d'une mort à l'autre ? Faut-il vraiment transiter par tant de morts pour arriver à vivre ?
On calomnie la mort tandis que la vieillesse suffit pour disqualifier un homme.
La mort n'est que la mort ; on ne signifie rien par sa mort mais on la subit.
Mon frère était un grand favori de tout le monde et sa mort a jeté une ombre sur tout le quartier.
J'ai toutes les couleurs en billets, tous mes cauchemars en photo, la haine et la mort, c'est gratuit, j'ai eu l'temps d'y songer quand j'm'ennuyais.
Je levais les yeux de temps en temps vers la fenêtre de la chambre. Tu t'y tenais, immobile, le regard fixé au loin. Je suis sûr que tu travaillais à apprivoiser la mort pour la combattre sans crainte. Tu étais [...] ► Lire la suite
Ce qui est macabre dans la mort, ce n'est pas la séparation du corps et de l'esprit, c'est ce qui reste. Une sombre copie inerte, impuissante, exposée à la vue de tous les curieux.
Les yeux avides ne peuvent être cousus qu'avec le fil de la mort.
Cent ans après ma mort, je me reposerai, fortune faite.
Les adversaires de la peine de mort guillotineraient volontiers les partisans de la peine de mort.
La mort du présent n'est rien ; c'est la perte de l'avenir en soi qui est déchirante.
Avancer, c'est reconnaître le temps. Et reconnaître le temps, c'est accepter la mort.
La mort violente est le fondement de la civilisation, du contrat social, de n'importe quel pacte. C'est la seule certitude.
Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au-dessus de tout qu'on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c'est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur.
La mort est derrière la pluie. Derrière la pluie, plus jamais de pluie. Après l'enfer, la vie.
La vie est une apogée, l'apex, le déclin; la vie est la mort - et tout le reste est ouvert à la discussion.
L'être que je serai après la mort n'a pas plus de raisons de se souvenir de l'homme que je suis depuis ma naissance que ce dernier ne se souvient de ce que j'ai été avant elle.
Il n'y a qu'une bonne mort pour donner le sens de la vie !
En temps de guerre, la mort et le symbole triomphent des sentiments.