Le corps d'un ennemi mort sent toujours bon.
La mort, selon les sauvages, est une grande femme fort belle, à laquelle il ne manque que le coeur.
Le théâtre est un géant qui blesse à mort tout ce qu'il frappe.
Il faut avoir au moins une certitude : celle de rester maître de sa mort et de pouvoir en choisir l'heure et le moyen.
Chaque ligne d'écriture est un fil tendu entre la vie et la mort.
Si la mort était un service public, il y aurait des listes d'attente.
Le christianisme a donné du poison à boire à Eros. Il n'en est pas mort, mais il a dégénéré en vice.
Tous vont au convoi du mort et chacun pleure son deuil.
Le sommeil est un mystère et, en tant que tel, il touche la mort d'un côté, et l'amour de l'autre.
Quand le dernier d'entre nous sera mort, la flamme s'eteindra. Mais il restera toujours des braises. Et il faut aujourd'hui en France des braises ardentes !
Pour l'homme qui pense, la mort n'est pas une fin mais un commencement.
Un homme libre ne pense à aucune chose moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort mais de la vie.
La mort ne dure qu'une seconde : la première.
Les cheveux gris sont les fleurs de la mort.
Le patriotisme a au moins ceci de bien : le héros ne sait jamais qu'il est mort pour rien.
Malgré la bise qui mord,La pauvre vieille de sommeVa ramasser du bois mortPour chauffer Bonhomme,Bonhomme qui va mourirDe mort naturelle.
La mort est bien le bout, non pourtant le but de la vie.
Nombreux sont ceux qui vivent et méritent la mort. Et certains qui meurent méritent la vie. Pouvez-vous la leur donner ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement.
Nous faisons notre vie de la mort d'autrui.
La mort n'a qu'un instant, et la vie en a mille.
Immortels, mortels ; mortels, immortels ; notre vie est la mort des premiers et leur vie, notre mort.
L'acte de mort possède sa propre sémantique, et il n'est pas indifférent de savoir de quelle façon un homme a trouvé la mort, et dans quel élément.
Je vous assure que de ne pas avoir son permis de conduire, c'est une preuve de courage : on vous donne toujours la place du mort.
Chaque fois que je photographie une femme, j'ai l'impression de faire reculer les frontières de la mort.
Une vie malheureuse est plus insupportable que la mort.
Cent ans après sa mort, le plus grand bonheur qui puisse arriver à un grand homme, c'est d'avoir des ennemis.
La méditation de la mort est hypocrite puisque c'est une manière morose de vivre.
N'est-ce pas là une parfaite image de la vie et de la mort ? Un poisson qui gigote sur le tapis, puis qui ne gigote plus sur le tapis.
Je crois, toutes réflexions faites, qu'il ne faut jamais penser à la mort ; cette pensée n'est bonne qu'à empoisonner la vie ; la grande affaire est de ne point souffrir.
À mon avis, lorsque l'on est confronté à des choix, que ce soit en acte ou en pensée, gardons à l'esprit que nous sommes mortels et tâchons de vivre de manière à ce que personne n'ait à se réjouir de notre mort.
La sagesse, c'est laisser croître ce qui naît, savourer ce qui est mûr et laisser aller ce qui est mort.
La mort est bien lourde pour celui qui meurt trop connu des autres mais inconnu de lui-même.
La mort est là comme la preuve irréfutable de l'absurdité de la vie.
La peine de mort est une amputation barbare.
Ecrire, c'est changer le signe des choses, transformer la douleur passée en jouissance présente, faire de l'art avec la mort.
On n'est de nulle part tant qu'on n'a pas un mort dessous la terre.
Dans la mort le chemin devient d'un seul coup si étroit que, pour passer, on doit se laisser tout entier.
Le VRAI Courage, c'est quand vous êtes mort de peur et que vous montez TOUJOURS à cheval !
C'est le bulletin de vote ou la balle, la liberté ou la mort, la liberté pour tous ou la liberté pour personne.
Je n'ai plus peur de mourir. Je croyais que la mort était trop ample pour moi. Non. Elle était à ma taille.
Le jour où j'arrête de rêver est le jour de ma mort.
La naissance et la mort en cela seul diffère Que l'enfant sort sans peur du ventre de sa mère, Et nous tremblons d'effroi quand mourir il nous faut.
L'idée qu'on mourra est plus cruelle que mourir, mais moins que l'idée qu'un autre est mort.
Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente.
N'oubliez pas que, si longue vous apparaisse votre existence, votre mort, elle, est éternelle.
La mort vient avant que nous puissions avoir appris à vivre.
La vie n'est qu'une variété de la mort, et une variété très rare.
La mort est la maladie des bien portants et des malades. Quand on n'est pas malade, on est encore quelqu'un qui doit mourir.
Il y a deux choses que l'on conteste bien souvent aux rois : leur naissance et leur mort. On ne veut pas que l'une soit légitime, ni l'autre naturelle.
On entre, on crie, Et c'est la vie ; On bâille, on sort, Et c'est la mort.