Plus vous êtes proche de la mort, plus vous vous sentez vivant.
Les héros doivent mourir jeunes, les grandes passions aussi, sinon le temps les corrompt, comme il corrompt tout ce qu'il touche. Paradoxalement, c'est par la mort qu'ils atteignent l'immortalité.
La mort n'est qu'une idée, mais elle rend toutes les autres possibles.
Est-ce que la mort me consolera de ma vie ?
Capitaine de tous les bateaux de la mer, je taillai la route avec cette putain de boule au creux du ventre. Ne pas être aimé ! J'en voulais pas de cette vie sans trace ! J'ai appelé la mort plus tard. Elle voulait rien savoir. Malgré la came, l'alcool. Elle ne voulait pas de moi.
La mort est un mystère, les pratiques occultes ne sont qu'une illusion.
La mort, c'est ce qui permet à un homme de se retirer subitement du monde pour aller définitivement se mettre aux vers.
La mort est un mur qui t'exclut, un grand mur sombre dont la porte disparaît dès que la personne est entrée, sans fenêtre, sans lumière, sans espoir d'un message.
Nous sommes tous rêvés par notre mort en attendant que son réveil nous tue.
En fait, la vie et la mort ne sont que la même personne.
J'ai une théorie selon laquelle vous pouvez donner l'impression que n'importe quelle phrase est profonde en écrivant le nom d'un philosophe mort à la fin.
Comme celui qui lance des flèches et des dards pour tuer un autre est coupable de sa mort, ainsi l'est celui qui use d'artifices pour nuire à son ami, et qui dit lorsqu'il est surpris : je ne l'ai fait qu'en jouant.
Je suis mort en même temps que ma fille, tout le monde le sait, je le dis sans pathos.
La nature est tout à la fois initiation et instrument de mort.
Plus votre vie s'allonge, plus vous faites face à la mort.
Je me marierais à nouveau si je trouvais un homme qui avait quinze millions de dollars, qui me céderait la moitié et qui garantirait qu'il serait mort dans l'année.
La mort pour certains hommes n'est pas seulement la mort : elle est la fin du propriétaire.
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
Moi qui m'imaginais la mort un peu grandiloquente, avec des tas de flonflons et des grandes orgues, j'allais partir sans sommation, presque sur la pointe des pieds
Le mariage est comme la chair, La mort seule la sépare de l'os.
Le problème moral des représailles - A-t-on le droit de tuer un homme, fût-ce un ennemi, quand on sait que cet acte entraînera automatiquement la mort d'une cinquantaine d'innocents ? - n'a jamais été résolu.
J'ignore tout de la vie, que saurais-je de la mort ?
La mort d'une personne est une tragédie, mais la mort d'un million de personnes n'est qu'une statistique.
Un académicien, c'est un homme qui, à sa mort, se change en fauteuil.
Rien ne nous vieillit comme la mort de ceux que nous avons connus depuis notre enfance. Je suis aujourd'hui plus vieux d'un mort.
Chaque chose cherche sa perfection dans la mort.
En pleine vie, nous appartenons déjà à la mort !
Le plaisir et la douleur sont les deux extrêmes de la sensibilité : son moyen terme est le calme vivant ; sa nullité, la mort.
Mieux vaut se tromper en agissant que de refuser d'agir. La stagnation est pire que la mort, elle est aussi corruption.
Nous payons de notre vie ou de notre mort : un prêté pour un rendu.
La mort baptise aussi.
Que c'est donc vite fait, la mort des autres.
La mort, c'est comme l'amour, on ne sait jamais quand elle va vous perdre.
La mort, ce n'est désagréable que pour ceux qui restent.
La minute où vous savez que vous êtes sur un terrain sûr, vous êtes mort.
Que le Seigneur notre Dieu nous prépare pour chaque événement, puis vient la vie ou la mort - ce n'est pas une grande affaire.
Il y a quelque chose de calmant dans la philosophie, une manière de parler du vivant comme si on était mort.
On ferme les yeux d'un mort, afin de ne plus voir qu'ils ne nous voient plus.
Tous les matins en se levant, on devrait dire : "Chic ! je ne suis pas mort !"
Qui flirte avec la mort épouse un cercueil.
Écrire : une plume griffant le silex de la mort.
Y a-t-il une vie après la mort ?Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une mort après la vie.
Quiconque a côtoyé la mort est condamné à la poésie.
Le pouvoir de mort, il est rarement du côté des femmes. Et en tout cas, quand il est du côté des femmes, il séduit rarement les hommes.
La bureaucratie est la mort de l'initiative.
Les philosophes sont bien trop orgueilleux pour avouer leur peur de la mort, et trop prétentieux pour reconnaitre à la maladie une fécondité spirituelle.
Un fou brame dans la nuit,Qui bande comme un cerf,Ô mort je suis ce cerf,Que dévorent les chiens,La mort éjacule en sang.
Ce qui n'est pas fixé n'est rien. Ce qui est fixé est mort.
Elle est terrible la mort de celui qui n'a jamais été heureux, celui qui est venu faire un petit tour sur Terre seulement pour souffrir.
La folie et la mort s'en donnaient à coeur joie. Le monde n'avait plus de sens. Le soleil brillait dans le ciel bleu de France, les oiseaux chantaient, et les hommes s'étripaient avec une férocité bestiale.