La plus triste des morts, c'est la mort de la jeunesse.
Les hommes doivent accepter qu'à tout moment, sans raison précise, on puisse les ramener à cette forme absolue de modestie qu'est la mort.
Le seul alchimiste capable de tout changer en or est l'amour. L'unique sortilège contre la mort, la vieillesse, la vie routinière, c'est l'amour.
Lors de la mort, aucun homme ne cherche à tromper.
La mort... Si on est touché soi-même, on a intérêt à en rire ; et si on n'est pas touché, on n'a pas de raison de ne pas en rire.
Un poète est plus proche de la mort que de la philosophie, plus près de la souffrance que de l'intellect, plus près du sang que de l'encre.
La mort est une surprise que fait l'inconcevable au concevable.
La mort est une formalité désagréable, mais tous les candidats sont reçus.
Sur tout l'onde éternelle étale son glacis. La vie la mort sont une même flamme.
La mort est une fin en soi.
Si je touche la flamme d'une chandelle, je n'ai aucune douleur, si on m'enfonce un couteau je n'ai pas peur. Je sais qu'elle a un coeur qui bat et que tout est mort en moi. J'ai pourtant cette douleur, qui me dit que ce n'est qu'un leurre, qu'il me reste encore une larme à verser.
Il y a toujours deux chances pour ne pas retrouver l'ami que l'on quitte : notre mort ou la sienne.
Moi, je veux continuer à vivre, même après ma mort.
Quand l'amour se tait, l'amour est mort.
Entre le point d'exclamation de la vie et le point d'interrogation de la mort : tout n'est que ponctuation.
Avant d'être effectivement mort (et dans ce cas, la chose devient impossible), il est difficile de considérer qui que ce soit comme le grand amour de sa vie.
Je m'effondre. Place Vendôme à sept heures du matin. Une fille à genoux qui mord sa main ensanglantée. Et qui hurle. Qui hurle une plainte incohérente. Comme si le désespoir avait pris forme. La forme d'un cri. Je crie la [...] ► Lire la suite
La mort semble bien moins terrible, quand on est fatigué.
L'éclair me dure La poésie me volera de la mort.
Qui attend les souliers d'un mort risque d'aller pieds nus.
Le monosyllabe a une étrange capacité d'immensité : mer, nuit, jour, bien, mal, mort, oui, non, dieu.
La vie s'amuse ; la mort fait le ménage.
Dans la vie d'un homme, il y a deux dates importantes, celle de sa naissance et celle de sa mort. Tout ce qu'on fait entre ces deux dates n'a pas beaucoup d'importance.
La mort de l'eau est plus songeuse que la mort de la terre : la peine de l'eau est infinie.
Lorsqu'un vieux fait l'amour, la mort court alentour.
Qui vit la mort jouit d'une longue vie.
Pour tous ceux qui vivent il y a de l'espérance ; et même un chien vivant vaut mieux qu'un lion mort.
La peine de mort est une peine immorale, ou du moins inutile, parce qu'elle habitue le peuple au spectacle des supplices, et parce qu'elle ne répare rien ; car malheureusement la mort du meurtrier ne rend point la vie à la victime.
Si tu n'as pas l'envie, c'est mort ! L'envie te permet de te relever. De te dépasser quand c'est dur.
Le coeur peut souffrir éternellement de la blessure d'un vivant, - il ne saigne plus sur un mort.
Penser à la mort raccourcit la vie.
La mort n'a peut-être pas plus de secrets à nous révéler que la vie ?
Certaines peuvent être love jusqu'à la mort, tu le remarques à leurs bosses. D'autres sont matrixées jusqu'à donner des noms d'marques à leurs gosses.
Celui qui se donne la mort est une victime qui rencontre son bourreau et le tue.
La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
Suicide. On ne voit rien du tombeau, des horreurs de la mort, mais on a le désir infini de se mêler à la tristesse attirante des choses.
La mémoire et l'habitude sont les fourriers de la mort.
La première faiblesse de la mort réside dans l'inacceptation spirituelle de cette mort par les vivants.
Je ne suis pas mort, et pourtant j'ai perdu le souffle de la vie.
Quand on voit la vie telle que Dieu l'a faite, il n'y a plus qu'à le remercier d'avoir fait la mort.
Le silence est rempli de toute vie, mais la mort est cachée dans le discours abondant.
Tu ne luttes point contre la mort en ensevelissant les cadavres.
Le découragement est, en toute chose, ce qu'il y a de pire ; c'est la mort de la virilité.
Un peu de vin est une antidote contre la mort ; en grande quantité, il est le poison de la vie.
Bien des gens seraient capables de tuer un hommes pour prendre la graisse du mort et en frotter leurs bottes.
Pour un mort sept jours de deuil ; pour le sot et pour l'impie tous les jours de leur vie.
Le héros n'est pas celui qui se précipite dans une belle mort ; c'est celui qui se compose une belle vie.
Je pense que la mort est la plus merveilleuse invention de la vie. Elle purge le système de ces vieux modèles qui sont obsolètes.
J'ai toujours eu dans l'esprit, sans bien m'en rendre compte, une sorte de balance. Sur un plateau il y avait la douleur, la mort, sur l'autre la beauté de la vie. Le premier portait toujours un poids beaucoup plus lourd, [...] ► Lire la suite
La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu'on pourrait y être bien.