Un conservateur, c'est quelqu'un qui est d'accord avec les réformistes cent ans après leur mort.
Cette émulation à inventer des routes plus légitimes vers une mort qu'on l'on a dans sa poche depuis l'âge de raison.
La personne humaine, si dépendante qu'elle soit des moindres accidents de la matière, existe de l'existence même de son âme, qui domine le temps et la mort. C'est l'esprit qui est la racine de la personnalité.
Religion à part, le bonheur est de s'ignorer et d'arriver à la mort sans avoir senti la vie.
Qu'est-ce que la lâcheté ? Il y a peut-être la conscience du prix que chaque individu paie à la mort, avec plus ou moins de noblesse.
Il y a des époques où, sur son lit de mort, le philosophe peut déclarer : "Heureusement que j'ai été incompris !"
L'expérience de la mort n'est pas une expérience solitaire.
La mort. C'est la perte totale, l'anéantissement définitif, irrésistible d'une conscience, le retrait absolu du mouvement.
Ce n'est pas la mort qui effraie, mais la douleur qui la précède.
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques.
Le découragement est la mort morale.
La vie entrave l'âme. La mort dégage. C'est peut-être le seul temps d'amour.
N'est ce pas dans le langage même que les plus violentes, les plus sanglantes batailles se livrent, entre les forces de Vie et de Mort ?
Qui aime la mort aime la vie.
Un philosophe est une personne qui toute sa vie cherche le but de son existence. Quand il l'a trouvé, c'est qu'il est mort.
La vie comme la mort n'est faite que de détails.
Ca vous a un côté sinistre la photographie... c'est de la mort en image.
Les lâches meurent plusieurs fois avant leur mort; le vaillant n'a jamais goûté à la mort qu'une seule fois.
La mort est-elle le dernier sommeil? Non, c'est le dernier et l'ultime éveil.
La mort est une façon pour la nature de dire «Votre table est prête!»
La vie est un processus de préparation à être mort pendant longtemps.
La mort naturelle est une amie, au fond, pourvu qu'elle ne soit pas trop pressée.
La mort ne serait-elle pas tout simplement le passage d'un complexe dimensionnel à un autre ?
La mort est un moissonneur qui ne fait pas la sieste.
Les livres de théâtre scellent la mort de la jouissance que procurent le spectacle.
La folie ou la mort sont les deux termes familiers entre lesquels l'ignorance oscille d'habitude.
Seule une bonne et belle vie, bien remplie, bien pleine, pas ratée, permet d'aborder sereinement la mort.
Quand on est en péril de mort toutes les armes sont bonnes pour se défendre.
Obsèques. Consolez-vous quand il ne s'agit pas des vôtres : l'oraison du plus mort est toujours la meilleure.
Celui-là n'est pas mort quand sa pensée, avec toute sa force et sa sagesse, demeure vivante près des vivants.
L'acceptation est la vertu maîtresse de gens qui n'ont guère d'autre ambition que de vivre tant bien que mal en attendant l'heure de la mort.
On écrit pour tuer le temps, pour tuer la mort, pour se guérir d'être en vie.
Il y a un langage pour la mort comme il y a un langage pour la vie.
Un homme qui réussit son suicide est bien au-delà de la mort car il s'est mesuré à Dieu, en choisissant son heure, et a eu le dernier mot.
La folie, c'est la mort avec des veines chaudes.
Autant le malheur est capable de frapper avec la rapidité de l'éclair, autant le bonheur est en général lent. Si lent, en fait que pour la plupart des gens la mort arrive bien avant.
Le temps n'est pas la limitation de l'être mais sa relation avec l'infini. La mort n'est pas anéantissement mais question nécessaire pour que cette relation avec l'infini ou temps se produise.
Rien n'est dramatique puisque la vie comme la mort sont deux grandes solitaires.
On ferait bien peu pour Dieu si le diable était mort.
L'amour est une chose qui meurt. Une fois mort, il pourrit, mais peut servir à un nouvel amour.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
Si la mort paraît effroyable aux riches, elle doit bien consoler les malheureux.
La bureaucratie est la mort de tout travail sonore.
Je n'comprendrais jamais pourquoi Kate est morte alors que, nous, nous sommes en vie. Je suppose qu'il ne faut pas chercher d'explications. La mort, c'est la mort. C'est aussi simple que ça. Il y a longtemps, je croyais que j'avais [...] ► Lire la suite
La seule chose dont on soit sûr, après la mort, c'est qu'on aide l'herbe et les fleurs à pousser, tout le reste, ce sont des boniments.
Ma mort est comme une sentinelle, lasse de tout ce qu'elle a pris.
Gabin est mort, Blier est mort, Dalban est mort, Carmet est mort, Simonin est mort, Ventura est mort : ils sont tous morts ! Mon carnet d'adresse, c'est un vrai cimetière !
Il y a trois choses qui nous accompagnent jusqu'à la mort : le sang, l'urine, et les excréments.
A vouloir écarter le pire, on chasse aussi le meilleur. C'est aussi évident qu'à trop craindre la mort on oublie de vivre et qu'à la fin on meurt quand même.
La préoccupation de la mort, c'est comme une nacelle d'où l'on peut voir, de haut, le petit monde.