La mort est affreuse quand on est dénué de tout ce qui peut nous consoler en cet état.
Les obsédés de la mort sont les ratés de l'amour physique.
Obsèques. Consolez-vous quand il ne s'agit pas des vôtres : l'oraison du plus mort est toujours la meilleure.
Si un homme de couleur découvre un mort, on dira qu'il l'a tué.
Et si la mort n'était qu'une infinie répétition du premier jour ?
La mort, quel déshonneur ! Devenir soudain objet...
Celui-là n'est pas mort quand sa pensée, avec toute sa force et sa sagesse, demeure vivante près des vivants.
La mort ne serait-elle pas tout simplement le passage d'un complexe dimensionnel à un autre ?
Il n'y a qu'une façon sûre d'être plus fort que la mort et de la narguer ici-bas, et c'est de vivre.
La personne humaine, si dépendante qu'elle soit des moindres accidents de la matière, existe de l'existence même de son âme, qui domine le temps et la mort. C'est l'esprit qui est la racine de la personnalité.
La folie ou la mort sont les deux termes familiers entre lesquels l'ignorance oscille d'habitude.
Quand on est en péril de mort toutes les armes sont bonnes pour se défendre.
Les biographies se terminent généralement par la mort du sujet étudié, conclusion naturelle dont ne bénéficient pas les autobiographies.
A son lit de mort, l'homme songe plutôt à élever son âme que des lapins.
La mort naturelle est une amie, au fond, pourvu qu'elle ne soit pas trop pressée.
La mort moud sans faire bouillir l'eau.
Si la mort paraît effroyable aux riches, elle doit bien consoler les malheureux.
Je ne tiens pas assez à la vie pour craindre la mort.
Un homme qui réussit son suicide est bien au-delà de la mort car il s'est mesuré à Dieu, en choisissant son heure, et a eu le dernier mot.
Rien n'est dramatique puisque la vie comme la mort sont deux grandes solitaires.
L'image est un accélérateur de violence, dans la mesure où elle affiche la somptuosité, la facilité du geste, y compris de celui qui donne la mort, mais aussi de l'argent.
Si la mort n'est rien, le "mourir" est difficile.
Premièrement, ne craignez pas les difficultés, et deuxièmement, ne craignez pas la mort.
Un nouveau-né, c'est un futur mort...
La bureaucratie est la mort de tout travail sonore.
Lorsqu'on donne une heure à un condamné à mort, cette heure a la valeur d'une vie entière.
Les Hommes n'aiment pas la vie et pourtant ils ont peur de la mort.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
Vie : passage sur terre. Mort : passage sous terre.
La vie entrave l'âme. La mort dégage. C'est peut-être le seul temps d'amour.
Qui court après les souliers d'un mort risque fort d'aller nu-pieds.
Ce qui s'en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l'amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
Seule la mort est inutile.
Chaque heure qui s'écoule dans l'attente épuise l'homme. Encore quelques jours, et il n'y aura plus à choisir : la mort seule, au terme d'une longue épreuve.
Si nous avons bien aimé de notre vivant, il y a ici une vie après la mort - notre amour se poursuivra pendant des générations.
Votre agonie est longue, Votre mort est certaine.
Je voudrais être mort : c'est un souhait fréquent qui prouve, du moins quelques fois, qu'il y a des choses plus précieuses que la vie.
La mort n'est qu'un mot, une sorte de signe dont le sens nous échappe.
Nous voulons à tout prix être des conquérants et conquérants nous serons ; mais notre conquête, c'est la mort.
L'attrait du cinéma tient à la peur de la mort.
L'homme n'a qu'un mal réel : la crainte de la mort. Délivrez-le de cette crainte et vous le rendrez libre.
La vie n'est que la mort qui vibre.
Une bataille est un drame en trois actes. On commence par s'ennuyer ferme, puis on est terrifié et pour finir on est mort.
La mort n'est peut-être qu'une absence totale d'amour, qu'une sursaturation de haine.
Les livres de théâtre scellent la mort de la jouissance que procurent le spectacle.
Les stars du rock vont et viennent. Les musiciens jouent jusqu'à leur mort.
Autant le malheur est capable de frapper avec la rapidité de l'éclair, autant le bonheur est en général lent. Si lent, en fait que pour la plupart des gens la mort arrive bien avant.
La femme ne s'exalte pas, comme l'homme, face à la mort. Parce qu'elle donne la vie, elle accepte aussi la mort.
La mort se débite dans le monde à la machine. On fabrique des cadavres comme on fabrique des boulons.
À la place de leur offrir la liberté, je leur offre la mort.