Lorsque l'on naît, nous ne faisons pas attention aux petits détails de la vie, mais plus la mort se rapproche, plus ces petits détails vous semblent importants à vos yeux.
Chacun sa mort, on a celle qu'on mérite, ça ne sert à rien de vouloir la reconnaître, elle n'a jamais le même visage, et au fond pour chacun elle ne peut ressembler qu'à soi-même.
Si vous mettez le pied sur une vipère, vous risquez une mort sûre.
C'est par sa mort parfois qu'un homme montre qu'il était digne de vivre.
Mais en Dieu il n'y a rien de fini : en Dieu, il n'y a rien de transitoire ; en Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort. Il s'ensuit que pour Dieu le présent n'existe pas.
La mort me passionne comme une chose à éviter.
Posséder un corps, c'est la vie parce que c'est ce que la mort vous enlève.
Essayez de laisser ce monde un peu meilleur qu'il ne l'était quand vous y êtes venus et quand l'heure de la mort approchera, vous pourrez mourir heureux en pensant que vous n'avez pas perdu votre temps et que vous avez fait de votre mieux.
Peut-on avoir une putain de conversation sans que tu me rappelles que mon mari est mort ?
- Est-ce qu'ils sont mort ? - Quelle importance ?
Le plus grand témoignage d'amour qu'on puisse donner à un mort, c'est de n'y pouvoir plus penser.
La mort est un roman.
Il y a encore douze ans, lorsque je commençais un tournage, j'étais empli de bonheur et de crainte. Maintenant, la crainte a disparu. Seul subsiste le bonheur, il est total. J'ai bien l'intention de continuer jusqu'à ce que mort s'ensuive.
La vie est la seule chose au monde pour laquelle il vaille la peine de mourir. Et l'amour est la seule chose qui nous permette de mériter pleinement la mort.
Quand Jean Bête est mort, il a laissé bien des héritiers.
Le souvenir est le début de l'écriture et l'écriture est à son tour le commencement de la mort.
Chacun veut vivre, personne ne veut être mort, tout le reste est mensonge.
On ne devrait jamais condamner un homme à mort parce que nous ne savons pas ce qu'est la mort.
Et à moins que vous ne portiez des voiles et un gouvernail sous votre jupon, ce qui m'étonnerait, le jeune Wiliam Turner sera déjà mort.
Le couronnement de toute vie humaine est le souvenir qu'on conservera d'elle, et la consolation suprême qu'on promet à l'homme par-delà la mort, c'est la "mémoire éternelle".
La vieillesse n'est qu'une auberge de maladies, un logis de préoccupations, angoisse continuelle, plaie incurable, peine du passé, chagrin du présent, triste souci de l'avenir, voisine de la mort.
La naissance et la mort d'un amour s'accomplissent peut-être toujours de la même façon, de même que les enfants et les vieillards se ressemblent entre eux, dans l'intervalle, il doit y avoir un jardin ou un désert; certains y hurlent, d'autres y chantent.
Il faut avoir longtemps vécu pour goûter la mort.
Pourquoi serait-il plus difficile de mourir, c'est-à-dire de passer de la vie à la mort, que de naître, c'est-à-dire de passer de la mort à la vie ?
L'idée de la mort n'est supportable qu'aux imbéciles.
Risque. Piment bien connu de l'amour, qui aime côtoyer le scandale et la mort.
Le sommeil a les avantages de la mort sans son petit inconvénient.
Un homme qui n'est choisi que pour remplacer un mort n'est-il pas voué à la mort par l'exigence du rôle même ?
La mort hypnotise la vie, comme le rêve illusionne la réalité.
Dans ce monde il y a deux attitudes : opter pour la vie et opter pour la mort.
La vie est un processus de préparation à être mort pendant longtemps.
Longévité : prolongation peu commune de la crainte de la mort.
L'amour est plus froid que la mort.
Le sommeil est à la mort ce que les grandes manoeuvres sont à la guerre.
Ceux-ci n'ont pas espoir de mort; et leur vie aveugle est si basse que tout autre sort leur fait envie.
On ferait bien peu pour Dieu si le diable était mort.
- Il y a une vie après la mort ?! - Ah ah... après la mort ? Comment pouvez-vous être si sûr d'être vivant à l'heure qu'il est ?
Je connais maintenant la définition de la guerre : la guerre, c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent.
Nous n'avons pas de futur. Pour tout le monde le futur parfait c'est la mort. Notre seul bien c'est le présent, la minute même ; celle qui suit n'est déjà plus à nous.
Une belle vie fait mépriser la mort, et une belle mort fait mépriser la vie.
À force de vouloir toujours aller plus vite, c'est sa propre mort que ce monde fou finira par rattraper.
La vertu n'a besoin que d'elle-même ; elle rend l'homme aimable durant sa vie, et mémorable après sa mort.
A désinfecter de la vie ce qu'elle abrite de mort, c'est la vie même qui est frappée.
La mort n'est-elle pas la plus parfaite des évasions ?
La mort n'existe pas. Surtout pas la mort. Le mot ne devrait pas exister car il désigne ce qui n'est pas.
La première expérience de la vie, c'est l'imminence de la mort.
Nuance : quand l'homme est mort, on l'enterre ; quand l'arbre est mort, on le déterre !
Le premier homme qui est mort a dû être drôlement surpris.
La mort ne donne la clé de rien. Des clés, on n'en trouve que dans la vie.
Le travail d'apprentissage se poursuit jusqu'au jour de votre mort.