Nuance : quand l'homme est mort, on l'enterre ; quand l'arbre est mort, on le déterre !
Le couronnement de toute vie humaine est le souvenir qu'on conservera d'elle, et la consolation suprême qu'on promet à l'homme par-delà la mort, c'est la "mémoire éternelle".
L'amour est plus froid que la mort.
Quand Jean Bête est mort, il a laissé bien des héritiers.
Non, je ne crains pas la mort. Seulement, je trouve que la providence a mal arrangé les choses. Ainsi je préférerais de beaucoup qu'on enterre mon âme et que ce soit mon corps qui soit immortel.
La première expérience de la vie, c'est l'imminence de la mort.
La mort me passionne comme une chose à éviter.
La préoccupation de la mort, c'est comme une nacelle d'où l'on peut voir, de haut, le petit monde.
Un homme mort ne dit pas de mensonges.
Mais en Dieu il n'y a rien de fini : en Dieu, il n'y a rien de transitoire ; en Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort. Il s'ensuit que pour Dieu le présent n'existe pas.
C'est par sa mort parfois qu'un homme montre qu'il était digne de vivre.
La mort, ce secret qui appartiendra à tout le monde.
La mort hypnotise la vie, comme le rêve illusionne la réalité.
Posséder un corps, c'est la vie parce que c'est ce que la mort vous enlève.
Essayez de laisser ce monde un peu meilleur qu'il ne l'était quand vous y êtes venus et quand l'heure de la mort approchera, vous pourrez mourir heureux en pensant que vous n'avez pas perdu votre temps et que vous avez fait de votre mieux.
Je ressens un désir sincère et humble, et je ferai jusqu'à ma mort, d'augmenter le stock de gaieté inoffensive.
Le souvenir est le début de l'écriture et l'écriture est à son tour le commencement de la mort.
L'homme n'emporte dans la mort que ce qu'il renonça de posséder dans la vie. En vérité, nous ne laissons ici qu'une écorce vide. Ce qui fait la valeur de ce trésor est en nous-mêmes.
Un homme qui n'est choisi que pour remplacer un mort n'est-il pas voué à la mort par l'exigence du rôle même ?
Une belle vie fait mépriser la mort, et une belle mort fait mépriser la vie.
On baise parce que c'est ça de pris sur la mort.
La vie est un processus de préparation à être mort pendant longtemps.
Durant la vie, on reste assis sans se reposer. Une fois mort, on se repose sans s'asseoir.
On ne devrait jamais condamner un homme à mort parce que nous ne savons pas ce qu'est la mort.
Longévité : prolongation peu commune de la crainte de la mort.
La mort n'est-elle pas la plus parfaite des évasions ?
Le sommeil est à la mort ce que les grandes manoeuvres sont à la guerre.
L'obéissance, c'est la mort. Chaque instant dans lequel l'homme se soumet à une volonté étrangère est un instant retranché de sa vie.
C'est quoi la perfection, de toute façon? C'est la mort de la créativité.
Je suis un libertin mais j'ai sauvé un déserteur de la mort, abandonné par tout son régiment et par son colonel.
On demande une miette d'amour pour tous les jours. On nous en donne une tonne pour l'éternité, qui est la mort.
La vie nous console de mourir, et la mort de vivre.
On ferait bien peu pour Dieu si le diable était mort.
Comme Hamlet, je dois choisir entre le suicide et la mort.
- Il y a une vie après la mort ?! - Ah ah... après la mort ? Comment pouvez-vous être si sûr d'être vivant à l'heure qu'il est ?
J'arrive au temps des échéances. J'ai dépensé ma vie qui n'est jamais qu'un prêt et qu'il faut rendre à la mort usurière.
La vieillesse n'est qu'une auberge de maladies, un logis de préoccupations, angoisse continuelle, plaie incurable, peine du passé, chagrin du présent, triste souci de l'avenir, voisine de la mort.
Risque. Piment bien connu de l'amour, qui aime côtoyer le scandale et la mort.
La vie est la seule chose au monde pour laquelle il vaille la peine de mourir. Et l'amour est la seule chose qui nous permette de mériter pleinement la mort.
Tout, chez tout le monde, n'est que divertissement, dérivatif à la mort.
On n'a jamais tout à fait raison avant d'être tout à fait mort.
Les hommes sont toujours plus enfoncés dans la mort. Quel crime ont-ils commis pour vouloir s'en délivrer dans l'oubli ?
Le travail d'apprentissage se poursuit jusqu'au jour de votre mort.
Je connais maintenant la définition de la guerre : la guerre, c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent.
La naissance et la mort d'un amour s'accomplissent peut-être toujours de la même façon, de même que les enfants et les vieillards se ressemblent entre eux, dans l'intervalle, il doit y avoir un jardin ou un désert; certains y hurlent, d'autres y chantent.
Pourquoi serait-il plus difficile de mourir, c'est-à-dire de passer de la vie à la mort, que de naître, c'est-à-dire de passer de la mort à la vie ?
Les uns vivent de la mort des autres, les autres meurent de la vie de quelques-uns.
A désinfecter de la vie ce qu'elle abrite de mort, c'est la vie même qui est frappée.
Nous n'avons pas de futur. Pour tout le monde le futur parfait c'est la mort. Notre seul bien c'est le présent, la minute même ; celle qui suit n'est déjà plus à nous.
La mort, c'est le début de l'extase où l'âme ravie entrevoit la vision béatifique.