La minute où vous savez que vous êtes sur un terrain sûr, vous êtes mort.
Il y a des gens à qui la mort donne une existence.
Le garde-fou est le voile qui couvre le miroir et qui met l'âme en danger de mort imminente.
Il faut trois jours à la justice pour décider de la mort d'un homme, et des années pour décider d'un héritage.
Une sentence de mort est une chose superbe à lire à haute voix.
Equilibre dangereux, le mien, danger de mort d'âme. La nuit d'aujourd'hui me regarde avec torpeur, patine et glu. Je veux, au sein de cette nuit qui est plus longue que la vie, je veux, au sein de cette nuit, la vie crue et sanglante et pleine de salive.
La vie inspire plus d'effroi que la mort : c'est elle qui est le grand inconnu.
Il en est plus d'un qui, à vouloir se hisser sous les feux des projecteurs, s'est retrouvé pendu à la lanterne.
La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
La mort n'est que l'interruption de l'échange entre l'âme et le monde.
Voulez-vous que je vous dise pourquoi vous n'avez pas peur de la mort ? Chacun de vous pense qu'elle tombera sur le voisin.
Ce n'est pas la mort qui effraie, mais la douleur qui la précède.
L'avare dépense plus mort en un seul jour, qu'il ne faisait vivant en cinq années ; et son héritier plus en dix mois, qu'il n'a su faire lui-même en toute sa vie.
Travailler durement, vivre durement, mourir durement et aller en enfer après, ce serait vraiment trop dur.
Côtoyer la mort vous transforme profondément, durablement. Je suis devenu plus sensible, plus tolérant, plus ouvert aux autres.
Ne dites jamais non à une idée - vous ne savez jamais comment cette idée déclenchera une autre idée.
Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu'il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l'éloigner d'une cérémonie funèbre.
Dans la mort le chemin devient d'un seul coup si étroit que, pour passer, on doit se laisser tout entier.
L'homme qui s'attache à cueillir les plaisirs comme des fleurs, est saisi par la mort qui l'emportera comme un torrent débordé emporte un village endormi.
Chaque minute de la vie porte en elle sa valeur miraculeuse et son visage de jeunesse éternelle.
Pourquoi donc n'est-il pas possible qu'après la mort nous gardions l'apparence parfaite des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables aux lugubres morts ?
Nul n'est pendu pour une pensée.
La compassion n'engage à rien, d'où sa fréquence. Nul n'est jamais mort ici-bas de la souffrance d'autrui.
Il vaut mieux être pendu pour la loyauté que d'être récompensé pour trahison.
Sachez donc bien qu'une véridique impression de beauté ne pourrait avoir d'autres effets que le silence... ? Enfin, voyons ! quand vous assistez à cette féerie quotidienne qu'est la mort du soleil, avez-vous jamais eu la pensée d'applaudir ? Vous m'avouerez que c'est pourtant d'un développement un peu plus imprévu.
La mort d'un seul combattant ne suffit pas à arrêter le combat.
C'est une tête de mort sculptée dans un calcul biliaire.
Quelle belle conception les anciens avaient de la mort : repos des bons, terreur des méchants ! La mort, c'est l'épreuve de la vertu.
Le plus effroyable de tous les maux, la mort, n'est rien pour nous, puisque tant que nous vivons, la mort n'existe pas. Et lorsque la mort est là, alors, nous ne sommes plus.
Il n'y a rien à la mode à propos d'un animal mort qui a été cruellement tué simplement parce que certaines personnes pensent qu'il a l'air cool à porter.
La mort n'est pas une chose si sérieuse ; la douleur, oui.