Il n'y a pas un mystère de la mort, il n'existe que des amours.
Je sais qu'il existe des écoles de scénaristes mais j'ai du mal à comprendre leur intérêt. On n'apprend pas l'imagination. Faire un dialogue, faire s'entrechoquer les sentiments, résonner les silences, ça ne s'apprend pas.
Il est plus facile de trouver un compagnon de voyage que de s'en débarrasser.
La mort de l'un est le pain de l'autre.
Il ne buvait pas, il ne fumait pas, il ne mangeait pas et il est mort très jeune, ça lui apprendra.
La mort s'apprend comme le reste, avec patience, avec peine. Il faut le vouloir.
Mieux vaut mourir pour la liberté, plutôt qu'être un prisonnier tous les jours de ta vie.
Naître, c'est se trouver dans une mauvaise passe.
Quoi de plus banal, de plus prosaïque que la mort ? Elle est à la portée du premier venu. Mais vivre est une autre affaire !
On a beau dire : mais quand il reste tant de vie, pourquoi devrait-on mourir ?
Celui qui vit d'espérance court le risque de mourir de faim.
Pour parler franchement, j'aime mieux avoir été moins heureux que d'être mort jeune.
S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui - d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j'aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était [...] â–º Lire la suite
Le mystère de l'existence humaine ne réside pas seulement dans le fait de rester en vie, mais dans la recherche d'une raison de vivre.
La mort vient figer nos traits ; elle crée, pour nous seuls, une patrie de silence et de repos.
Il existe une télévision pour passer le temps et une autre pour comprendre le temps.
Le désespoir est à la mort ce que le beurre de cacao est au suppositoire : un excipient qui rend plus facile le passage.
Il n'y a pas de folie sans motif et chaque geste que les gens ordinaires et sobres considèrent comme fou implique le mystère d'une souffrance sans précédent qui n'a pas été saisie par les hommes
Une belle vie fait mépriser la mort, et une belle mort fait mépriser la vie.
Seulement les âmes contemporainement matelassées d'une épaisse toison de bêtise impénétrable à n'importe quelle balistique de l'Art.
Capitaine de tous les bateaux de la mer, je taillai la route avec cette putain de boule au creux du ventre. Ne pas être aimé ! J'en voulais pas de cette vie sans trace ! J'ai appelé la mort plus tard. Elle voulait rien savoir. Malgré la came, l'alcool. Elle ne voulait pas de moi.
La mort est peut-être la seule réalité qui a une signification quand on sort du cauchemar de la vie...
Les discours racistes sont tous les mêmes : de la haine, de l'arrogance et un immense complexe d'infériorité qui cherche à se combler par la mort et les massacres.
L'un de nous va mourir ici, donc peu importe ce que nous nous disons. Personne ne peut plus vraiment être gêné.
La mort n'a peut-être pas plus de secrets à nous révéler que la vie ?
Là où existe encore quelque chose, là règnent déjà le changement et la contradiction.
J'apprends la mort de l'odieux bouddhiste Charcot. Il paraît que, la nuit de son agonie, les malades de la Salpêtrière sautaient comme des bienheureux.
Parfois, il faut savoir abandonner. Parfois, trouver le bon moment d'abandonner et essayer quelque chose d'autre traduit une certaine forme de génie. Abandonner ne veut pas dire s'arrêter. Il ne faut jamais s'arrêter.
L'humilité, par pour moi; c'est une caractéristique que je m'attends à trouver chez d'autres personnes.
En général, la mort fait que l'on devient plus attentif à la vie.
Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.