On se protège instinctivement. On ne voit et n'entend que ce qu'on peut supporter.
Je crois avoir prouvé qu'à voiture égale, si je veux garder quelqu'un derrière moi, Eh bien il reste derrière.
Dans les communiqués émanant du gouvernement, lorsqu'on se réjouit de, on n'y est pour rien et lorsqu'on déplore que, on n'y peut rien.
La doctrine n'est pas une certitude.
Devant l'âge, ne sommes-nous pas tous des exilés ?
Mourir est une chose qui ne se fait que pour soi.
L'existence est illusoire à moins d'être transposée en réflexion.
Les choses nouvelles, on ne devrait les écrire qu'après coup.
Mais on sait, la mode vieillit mal et les snobs ont souvent été les gardiens fanatiques de bons goûts qui n'avaient aucun avenir.
Certains jours, les bulletins d'informations devraient être décommandés pour cause de "rien".
La mort, c'est une évasion définitive.
Le peuple est comme ça : il raisonne avec son coeur.
On ne prévoit que les dangers ordinaires. Les pires sont ceux dont on ne se méfie pas !
Le déluge grossitBientôt il déferleraDans chaque valléeSur chaque toitureLe corps se noieraEt l'âme rompra ses liensJ'écris tout celaMais la preuve je ne l'ai pas.
Sachons reconnaître au célibataire endurci ce mérite inappréciable qui consiste à se retenir de faire une malheureuse de plus.
Jamais on ne pourra oublier le lieu d'un bel amour, le décor d'une joie profonde ou le contexte d'une tendresse. C'est à travers de telles histoires que la géographie devient humaine.
Quoi qu'on fasse ou décide on se trompe toujours.
Comme les cheveux sont insensibles, il lui embrassa les cheveux.
Qu'elles aiment ou non, toutes les femmes souhaitent qu'on les aime.
Que l'homme serait heureux s'il n'avait pas la faculté de s'habituer à toutes les joies qui l'entourent.
Nous croyons aux coïncidences, mais pas lorsqu'elles se produisent en même temps.
Le sondage est le jeu de mots des chiffres.
Une des rares caractéristiques des visages fatigués, c'est que les sourires y restent imprimés une demi-seconde de trop.
Quand quelqu'un dit qu'il nous aime bien, on a envie qu'il comprenne tout.
Je suis content d'être con ! C'est pas difficile d'être intelligent, tout le monde l'est ! Je suis prêt à tout pour pas être comme les autres, moi, même être con !
Mes trois dépendances sont la nourriture, l'amour et le travail.
Tout était beau, parfait. On était quatre, ma soeur, mon père, ma mère et moi et c'est vrai que la mère c'est le noyau de la famille. La mère part et puis la famille explose.
L'important dans la vie, ce n'est pas ce qu'on aime, c'est d'aimer.
Il est bon de se frotter à la gloire, il paraît qu'il en reste toujours un peu de collée.
Toutes les raisons sont bonnes, dans les livres comme dans la vie.
Vous ne pouvez pas voir le monde à travers un miroir.
L'ennui embellit tout, et fausse ainsi bien des souvenirs.
C'est idiot la peur et c'est difficile à surmonter !
Se haïr... Il ne fallait pas être le plus grand savant pour connaître que c'est la pire souffrance de l'homme.
L'on ne ressent guère les peines dont on aperçoit la fin.
Il fut un temps où je pensais que je pourrais peut-être me créer une image comme une oeuvre d'art. Mais je n'avais pas l'énergie nécessaire.
Peur de l'effort égale peureux sans effort.
Ceux qui ont fréquenté l'université savent qu'on y raconte beaucoup de sottises; et le dire tout haut suscitera des protestations qui ne viendront que confirmer l'affirmation.
Satisfaire à un principe, c'est s'en libérer.
Dans les magasins de bikinis, on ne voit pas de calendriers avec des photos de garages.
Le gouffre le plus angoissant qui soit : l'amour...
C'est à l'usage que la justice s'apprend.
Il n'y a pas que richesse et pauvreté qui ne font pas le bonheur. Il y a le thé, le café, les cigarettes, les rouflaquettes, les bicyclettes, les majorettes. Même le bonheur ne fait pas le bonheur.
Ecrire, n'est-ce pas se libérer toujours ?
Quand on crée, on perd la notion des choses.
Le suicide est la plus grande des négations.
Le silence, vertu première des grands coeurs.
Quand on vieillit, toutes les choses que l'on a pas vues dans sa jeunesse, on n'y croit pas. Les autres, on les comprend moins. Il ne reste que ce qui est vrai.
C'est toujours avec angoisse que j'anticipe le retour de la nuit, le moment de la grande rencontre avec moi-même, le moment d'ajouter un autre zéro au total du passé, le moment de me rapproche de tout un pas de la frontière au-delà de laquelle il n'y a plus rien, même plus de futur.
Jeunesse : Temps des cruelles illusions pour ceux qui le traversent et des stupides allusions pour ceux qui l'ont laissé derrière.