Vous êtes jolie femme et n'oubliez pas que, pour le rester, il faut apprendre à le savoir.
L'amour n'est pas une semence mais une pâte où chacun devient un levain.
Ce n'est pas le hasard d'une bataille qui décide qu'on est vainqueur ou battu, mais une obscure prédestination.
Si la vérité fait mal, alors vivons dans la douleur plutôt que dans les chimères.
La grandeur comme la gloire n'est qu'un complexe, une illusion de l'esprit.
Les gens qu'on aime ne changent pas.
L'âge de raison, l'âge des choses. L'âge de la première douleur qui se voit elle-même.
Ce qu'il faut à l'écrivain, comme au peintre, au musicien, c'est l'infini de la vie et l'errance...
Ce serait donc ça le plaisir ? La tendresse et les muscles mêlés, ensemble, se liant et déliant ?
Nulle solitude n'est plus grande que celle, peuplée hier, qui s'offre aujourd'hui vidée de ses présences.
Les parents ne devraient jamais se réjouir d'avoir des enfants trop sages. Ce n'est jamais qu'une façon de déserter.
Intégrer, cela veut dire absorber en soi un peuple jusqu'à ce que rien ne subsiste de lui qu'un souvenir et les mensonges odieux des manuels d'histoire.
Entrer dans l'enseignement, c'est un peu comme entrer dans l'enfer. Il est difficile d'en sortir.
La volonté de Dieu est dans les événements.
Dans une musique, c'est l'ensemble mystérieux de l'intimité des mesures et du secret des notes qui attire et nous charme.
Gardez foi en vous-mêmes, et vous garderez foi en la littérature. Comme toute valeur, la littérature ne vit que de foi.
Juger la vie n'est pas la refuser, c'est au contraire l'accepter en plénitude.
Le grand espace éloigne les êtres. On ne vit une intimité complète que dans le cercle restreint d'un lieu aimé.
Tout éveil de l'esprit n'est qu'un retour à l'âge divin.
L'amour a ce don particulier de transformer notre univers en béatitudes, et nous croyons, à ce moment-là, posséder toutes les aptitudes du monde au bonheur.
Je suis le genre de personne qui aime toujours faire quelque chose.
Travail et amour, c'est deux roues énormes sur lesquelles roule le chariot du monde.
Il y a des prix qu'on reçoit, il y a ceux qu'on mérite.
Pour être malheureux, il faut savoir pourquoi il faut avoir assez de lucidité pour comprendre.
Rien n'est plus dangereux qu'un réformateur dont l'impiété apparente cache une violente émotivité religieuse.
On ne devient pas humble en prétendant l'être.
Ecrire un roman, c'est savoir que chaque mot fait aussi partie d'un immense trésor.
Il y a toujours une disproportion immense entre le désir et son objet. L'illusion nous porte à trop demander à la vie.
Si la société parfaite ne peut s'établir sans sacrifier la raison d'être de l'homme, sa solitude, c'est que la perfection est l'ennemie de l'homme.
Le sens de l'émerveillement est un gage de bonheur car la vie, pour peu qu'on sache lui forcer la main, ne refuse jamais à l'homme les occasions de s'émerveiller.
Jamais la mort ne sera aussi belle que la vie que l'on a perdue !
Il n'est pas de sourire plus pur que celui de l'enfant qui se jette dans les bras de sa mère ou de son père.
Lorsqu'on les vit, ce sont les instants les plus doux qui paraissent les plus longs. Le souvenir diminue leur durée.
Nous ne tenons jamais la vie : c'est elle qui nous tient ; nous ne la quittons pas : c'est elle qui nous lâche.
Le sport est bien affaire de frissons.
Les Sceptiques sont un caillou dans la chaussure de l'humanité en marche vers la crédulité.
La femme est un mot qui se forme à distance.
La facilité que nous possédons de nous abuser sur notre propre compte ne peut se corriger que par le dépit, la peine que nous éprouvons à chacune de nos déceptions.
Il y a des secrets qu'une femme ne peut confier qu'à une femme, des secrets de sensibilité.
Nos désirs nous cachent le visage même du mensonge que nous vivons.
On ne fraye jamais avec un homme célèbre, une personnalité comme ils disent, sans être tenté d'en profiter un peu.
Aucun héritage n'est beau Mais n'est-ce pas survivre un peu ? Non, c'est mourir davantage.
La souffrance d'autrui, même lorsqu'on connaît la cause, est une porte verrouillée de l'intérieur contre laquelle on ne peut que frapper discrètement pour que l'autre sache qu'il n'est pas seul.
La supériorité ne s'impose pas ; elle s'exerce.
La religion, comme l'art, est par-dessus tout un culte désintéressé.
L'être humain est ainsi fait qu'il se veut surtout autonome. La personne cherche l'autre qui la complétera, mais si l'autre lui apparaît comme une menace à son autonomie, elle se détournera. C'est pourquoi les forts sont condamnés aux faibles.
Dieu s'est fait homme : c'est là l'étalon de la perfection. La femme n'est qu'un lieu raté qui se souvient des dieux...
Où la passion rôde, la compétition guette. Ou serait-ce l'inverse ?
Pourquoi faut-il donc ériger des barrières face à l'explosion de nos sentiments ; pourquoi l'être aimé ne pourrait-il pas lire en nous comme dans un livre ouvert les pensées nobles et généreuses qui nous animent ?
Il faut avoir peu d'ambition et encore moins d'idéal pour se sentir à l'aise dans l'enseignement.